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M. Patrick BERNASCONI

M. Patrick BERNASCONI (Articles de presse associés à la biographie)

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Correspondance économique M. Patrick BERNASCONI, président du Conseil économique, social et environnemental, souhaite que cette assemblée devienne l'"instance unique de consultation"

Correspondance économique - Date de parution : 13/07/2017

La première conférence annuelle du Conseil économique, social et environnemental s'est achevée hier (cf. CE du 12/07/2017).

Le président de cette assemblée, M. Patrick BERNASCONI a réaffirmé que le Conseil veut être "partie intégrante des différentes initiatives gouvernementales, notamment les Etats généraux de l'alimentation, les Assises de l'Outre-mer, la Conférence nationale des territoires, les Assises de la mobilité, la COP23 et les Etats généraux de la Fonction publique".

Il a avancé trois propositions pour conforter le rôle du Conseil économique, social et environnemental, dont le président de la République, M. Emmanuel MACRON veut faire la "Chambre du futur" (cf. CE du 04/07/2017).

M. BERNASCONI a ainsi insisté sur le rôle du Conseil comme "troisième chambre constitutionnelle". "Nous devons revenir aux sources des textes qui en 1958 prévoyaient le cadre de notre action, le cadre de nos relations avec le gouvernement, le cadre de nos relations avec les deux autres assemblées. C'est en renouant avec l'esprit de la Constitution, que nous serons en mesure d'être ce trait d'union entre la société civile et les instances politiques réclamé par le président de la République" a déclaré le président de cette assemblée.

Ce retour à "l'esprit de la constitution peut et doit respecter trois impératifs" qui doivent être définis "en étroite coordination avec le Sénat, l'Assemblée nationale et le gouvernement : la fluidité, la rapidité, la modernité dans l'action, le tout dans le strict respect de notre indépendance et de l'indépendance de nos travaux".

Le président du Conseil économique, social et environnemental souhaite que cette assemblée soit "instance unique de consultation". "La multiplication des instances, la multiplication des prises de parole nuisent à la compréhension de la parole de la République en la diluant. Il est urgent de revenir sur cette dérive par ailleurs si coûteuse" a déclaré M. Patrick BERNASCONI, qui souhaite que "les organismes concernés relèvent du champ, de la compétence, du savoir-faire du Conseil".

Instance unique de consultation, le Conseil deviendrait ainsi "élément de la simplification de la fabrique de la loi", pouvant parvenir, "par l'instauration de mécanismes simples (...) à l'objectif important : faire en sorte que les Pouvoirs Publics prennent effectivement en compte le plus grand nombre de nos préconisations".

Enfin, M. BERNASCONI a évoqué la représentativité et le nombre de membres du Conseil, qui, comme le Sénat et l'Assemblée nationale, verra une diminution d'un tiers de ses effectifs. "Assemblée de la société civile organisée, nous devons être en permanence en phase avec la société civile, sous peine de ne plus être en résonnance avec les courants profonds qui la traversent. Nous devons réfléchir et proposer des dispositifs qui répondent à cet impératif absolu dans une société où tout s'accélère. (...) Il nous revient de travailler afin que le nombre soit juste et corresponde à la nouvelle responsabilité voulue par le président de la République" a indiqué le président du Conseil économique, social et environnemental.

En février dernier, M. Patrick BERNASCONI avait évoqué une transformation de la représentativité, se demandant pourquoi les associations de consommateurs et d'usagers ne siègent pas au Conseil, proposant que "les numéros un des corps intermédiaires, syndicats ou toute autre organisation représentée au Conseil" en soient membres de droit.

Correspondance économique Le président du Conseil économique, social et environnemental, M. Patrick BERNASCONI, défend le rôle des corps intermédiaires

Correspondance économique - Date de parution : 01/03/2017

Le président du Conseil économique, social et environnemental, M. Patrick BERNASCONI, a présenté hier, en séance plénière, un "Bilan de la première année de mandature".

Ce bilan intervenait alors que le Premier ministre, M. Bernard CAZENEUVE, dans un très long courrier adressé au président du Conseil économique, social, et environnemental, a présenté les principales suites données aux recommandations du Conseil au cours de l'année 2016, dans le domaine des affaires européennes et internationales, dans le domaine environnemental, dans le domaine économique, dans le domaine des affaires sociales et de la santé, dans le domaine du travail et de l'emploi, dans le domaine de l'aménagement durable, dans le domaine de l'agriculture, de la pêche et de l'alimentation.

Considérant que le Conseil "est mieux inscrit qu'il ne l'était dans le paysage institutionnel, (...) a réaffirmé son rôle de conseil au gouvernement et au Parlement - de nombreuses saisines en apportent la preuve - certaines de (ses) recommandations ont été transposées dans la loi", M. Patrick BERNASCONI a défendu avec vigueur le principe et l'existence des corps intermédiaires "dont la mise à l'écart ou la simple mise en question n'annoncerait rien de bon" alors que " seul le régime de Vichy prit un jour la décision de révoquer le conseil économique". "Vouloir se passer des corps intermédiaires, c'est vouloir penser seul, décider seul, agir seul (...) en oubliant que les corps intermédiaires ne sont pas des corporations, des lobbies ou des empêcheurs de gouverner en rond (... mais) de précieux conseillers, des experts qualifiés, des regards complémentaires et indépendants sur la société".

"Représentation nationale et corps intermédiaires sont comme les deux jambes qui permettent la marche. Et qu'on arrête de vouloir en permanence les contourner en imaginant des référendums, des consultations directes, la constitution de panels de citoyens sur tout et n'importe quoi. Qu'on arrête également de vouloir les court-circuiter en créant toutes sortes d'organismes parallèles et comités divers nés de la seule volonté d'un cabinet ministériel ou d'une administration soucieuse de se fabriquer ses propres références et de ne surtout laisser personne d'extérieur se mêler de ses affaires... Ces comités et autorités diverses sont fort coûteux et participent par ailleurs de la dilution d'une parole publique qui n'a, par les temps qui courent, aucunement besoin de cela. Les corps intermédiaires sont précisément l'antidote à ce genre de syndrome du repli sur soi" a poursuivi le président du Conseil économique, social et environnemental.

Améliorer la représentativité et le fonctionnement

Le président du Conseil économique, social et environnemental, a ensuite proposé des pistes de réflexion.

Rappelant que le Conseil est une "chambre à l'écoute des Français, de leurs préoccupations comme de leurs aspirations au changement, une assemblée que seule motive la recherche et la défense de l'intérêt général," M. Patrick BERNASCONI a évoqué une transformation de la représentativité, se demandant pourquoi les associations de consommateurs et d'usagers ne siègent pas au Conseil, proposant que "les numéros un des corps intermédiaires, syndicats ou toute autre organisation représentée au Conseil" en soient membres de droit.

M. BERNASCONI a par ailleurs proposé une évolution des assemblées plénières, souhaitant que les membres puissent s'exprimer "dans un cadre moins figé".

Ainsi, le Conseil doit être un "outil de rénovation démocratique, une chambre incontournable, où s'initie et s'organise le dialogue social, économique, environnemental, où se définit l'acceptabilité d'une réforme, où s'évalue l'efficience d'une politique, défi majeur à mes yeux, que nous devons relever cette année et qui a vocation à devenir l'une de nos tâches principales".

Organiser une conférence de la société civile organisée

Le président du Conseil économique, social et environnemental a par ailleurs proposé l'organisation, chaque rentrée d'une "conférence de la société civile organisée à laquelle participeraient les numéros un des organisations, les représentants des associations, les acteurs de l'économie au sens le plus large et les représentants des pouvoirs publics", qui "permettrait à tous d'échanger, et de définir ensemble les sujets majeurs qui préoccupent notre société et surtout qui doivent faire l'objet d'une action des Pouvoirs Publics".

Ainsi le "gouvernement pourrait établir sur la base des conclusions de cette conférence, une feuille de route, que ce soit pour certaines de ses actions ou pour ses travaux avec les Assemblées" a ajouté M. BERNASCONI, qui considère qu'une telle conférence "serait en parfaite cohérence avec ce qui (...) motive (le Conseil) : la promotion du dialogue et la recherche des compromis".

Il a par ailleurs appelé à "inventer de nouveaux partenariats, avec les autres institutions qui comptent dans la République".

Enfin, M. Patrick BERNASCONI, considérant que la "pétition citoyenne doit devenir un axe majeur" de l'évolution, souhaite que son assemblée devienne celle qui "relaie la parole des citoyens et qui traduit son expression en préconisations", proposant de "créer la plateforme d'expression des citoyens dont nous serions les traducteurs -- en avis -- pour impulser les politiques publiques".

Correspondance économique M. Patrick BERNASCONI candidat à la présidence du Conseil économique, social et environnemental présente son projet pour la prochaine mandature du CESE

Correspondance économique - Date de parution : 03/11/2015

Le Conseil économique, social et environnemental va être renouvelé. Le président de cette assemblée sera élu en décembre prochain.

Le président sortant, l'ancien ministre Jean-Paul DELEVOYE, sera candidat à sa succession, et rendu public son programme (cf. CE du 07/10/2015).

Deux autres candidats se présenteront à la présidence de cette assemblée constitutionnelle : M. Gérard ASCHIERI, ancien secrétaire général de la FSU (cf. CE du 30/10/2015), et M. Patrick BERNASCONI, vice-président délégué du Medef, président de SMAvie BTP, ancien président de la Fédération nationale des travaux publics (cf. CE du 07/07/2015).

Quelque 18 organisations, patronales (Medef, CGMPE, UPA, UNAPL, FNSEA), syndicales (CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa), des associations, avaient appelé, en juin dernier à un "renouveau démocratique" du Conseil économique, social et environnemental (cf. CE des 22/06/2015 et 26/06/2015). M. BERNASCONI, le 6 juillet dernier, avait annoncé officiellement sa candidature, en portant le projet des organisations signataires de cette charte, préparée depuis près de deux ans.

Le projet pour le Conseil économique, social et environnemental 2015-2020, porté par M. BERNASCONI, intitulé "Au service du renouveau démocratique", entend revenir aux spécificités du Conseil, précisées par la Constitution.

De fait, à travers le projet qu'il défend, M. BERNASCONI souhaite que le Conseil économique, social et environnemental soit une assemblée consultative éclairant le débat, notamment sur les sujets d'actualité. "Face aux profondes mutations que connaît la société française, les acteurs de la société civile représentés au CESE ont la responsabilité de proposer des réponses en cohérence avec les valeurs de la République : Liberté, Egalité, Fraternité", note le projet, en insistant sur trois questions : "Comment assurer les solidarités nécessaires à toutes et tous et maintenir ou refonder la cohésion de notre société ? Comment faire évoluer les modèles économiques existants et développer de nouveaux modèles compatibles avec les mutations technologiques, géopolitiques et sociétales en cours ? Comment porter sur l'environnement naturel qui nous fait vivre, et dont nous sommes une partie prenante, un regard et des actes responsables ?".

"Le CESE permet ainsi à travers la production de ses avis une participation citoyenne aux orientations à prendre pour notre pays en matière économique, sociale et environnementale. C'est aussi une Assemblée dont la diversité sociologique et le pluralisme des idées favorisent un dialogue riche et constructif, et ce, en toute indépendance : sans être une assemblée d'experts, le CESE s'appuie sur l'expertise de personnalités auditionnées et des personnalités associées, ainsi que sur la recherche documentaire faite par l'Administration ; sans être le lieu de la négociation entre partenaires sociaux, le CESE permet d'entendre la sensibilité d'autres acteurs dans une logique de co-construction de projets ; sans être la maison du citoyen, le CESE est le lieu d'une expression citoyenne organisée".

Bâtir un programme de travail en tenant compte du programme gouvernemental et parlementaire

Le projet porté par M. Patrick BERNASCONI définit une orientation stratégique, "fil directeur des travaux à partir duquel seront validés les projets d'auto-saisine". Rappelant que le Conseil économique, social et environnemental "de par ses missions constitutionnelles consultatives, bâtit son programme de travail en tenant compte du programme gouvernemental et parlementaire", le projet indique qu'en début de mandature, et chaque année, le président "prendra l'attache du gouvernement et du Parlement pour évoquer les projets de loi qui seront proposés en cours de session et ainsi être dans la bonne temporalité pour susciter des saisines de la part des autorités publiques qui en ont compétence". Il propose en outre que le ministre chargé des Relations avec le Parlement soit également chargé du Conseil économique, social et environnemental.

Si une pétition n'atteint pas le seuil des 500 000 signatures, nécessaire pour être étudiée, le Conseil "y sera malgré tout attentif en étudiant l'opportunité et la possibilité d'en faire une auto-saisine ou une résolution après débat".

Le programme insiste par ailleurs sur le développement des coopérations internationales, à travers l'Union des conseils économiques et sociaux et organisations similaires francophones-UCESIF, l'Association internationale des conseils économiques et sociaux et institutions similaires-AICESIS, en "initiant des sujets à caractères européens et internationaux".

Une nouvelle gouvernance

Le programme pour la mandature 2015-2020, sur lequel s'appuie la candidature de M. Patrick BERNASCONI, insiste sur la nécessité de modifier la gouvernance. Ainsi, "trois principes sont essentiels au bon fonctionnement du Bureau : La représentativité de tous les groupes du Conseil, chacun d'eux pouvant désigner en son sein et à l'élection un membre du Bureau ; la double légitimité de chaque membre du Bureau du fait d'une part de sa désignation par son groupe et d'autre part de son élection par l'Assemblée plénière (...et) ; la collégialité du Bureau, sous la responsabilité du président, qui garantit la participation de chacun au débat et implique la loyauté entre ses membres et la solidarité des décisions".

Une Conférence des présidents de groupe sera organisée au moins trois fois par an pour préciser notamment le choix et l'orientation stratégique des travaux, tandis que la coordination des présidents de sections et délégations se réunira une fois par semestre. Le rôle des vice-présidents devra être renforcé, tandis que des groupes de travail "ad hoc" seront créés en tant que de besoin pour étudier un sujet spécifique avant décision du Bureau. Les présidents de section et délégations seront associés aux travaux de programmation, et, "afin de participer de la régulation des travaux, notamment à la fluidité des ordres du jour de l'Assemblée plénière, il sera recommandé que chaque section et délégation traite en permanence deux saisines (projets d'avis et/ou études)".

Dans un premier temps, la redéfinition du périmètre des sections "n'apparaît pas immédiatement indispensable". Cependant "il conviendra de favoriser autant que possible la transversalité des travaux entre plusieurs Sections - Délégations (par exemple : la Section de l'éducation, de la culture et de la communication et celle du travail et de l'emploi, s'agissant de la thématique de l'insertion professionnelle des jeunes)".

L'Assemblée plénière, qui est la plus haute instance du Conseil économique, social et environnemental, verra son fonctionnement modifié. Pour donner aux plénières un contenu plus attractif, "des présentations originales utilisant les outils de communication efficients seront prévues", "des déclarations orales seront dissociées des déclarations écrites jointes à l'avis, afin de mettre en exergue par oral, les points saillants de l'expression et du débat général, l'écrit revêtant alors le caractère formel de l'expression", le "rapporteur aura la possibilité de réagir aux déclarations de groupes", et une "veille des sujets d'actualité permettra d'organiser des débats en rapport avec les travaux du Conseil, voire une délibération".

Modification des votes

Alors que l'abstention, en assemblée plénière, est assimilée à un vote négatif, le programme présenté par M. BERNASCONI propose un changement. "Le Bureau, après consultation des présidents de groupe, devra proposer à l'Assemblée plénière une règle qui garantisse une forte légitimité aux avis votés (telle que la majorité qualifiée et/ou quorum...)".

De nouvelles méthodes de travail sont proposées. Pour le traitement d'une saisine, une expérimentation sera proposée, consistant "à démarrer la réflexion sur les projets d'avis par un état des lieux des enjeux ainsi que des attentes et des préventions de chacun. L'avis pourrait ensuite se construire, d'une part, à la faveur de cet état des lieux et des débats qu'il aura suscités, d'autre part, à partir des auditions par la recherche d'un consensus entre les différentes parties".

Si le consensus est la "marque de fabrique" du Conseil économique, social et environnemental, le programme propose d'utiliser le terme de "dissensus" et de l'appliquer avec "prudence et discernement", en envisageant, "ponctuellement et de manière très précise, d'intégrer la notion de dissensus dans la formulation des rapports ou avis, dans le but d'appeler l'attention des destinataires de l'avis ou de l'étude sur des points qui ont fait discussion ; par exemple dans le cas d'un amendement proposé par plusieurs conseillers, qui ne serait pas intégré par le rapporteur". Dans ce cas, il conviendra "d'indiquer clairement ce sur quoi porte le dissensus afin d'éclairer au mieux les pouvoirs publics".

Evoquant le Rapport annuel sur l'état de la France, le programme propose de lui donner une "spécificité CESE", en proposant qu'il soit fondé "sur les évolutions des indicateurs complémentaires au PIB votés par l'Assemblée ", sur "un sujet à approfondir, le cas échéant, qui serait défini par le Bureau en veillant à l'équilibre des trois champs de compétences du CESE, sur une sollicitation des CESER pour une contribution".

La participation à l'évaluation des politiques publiques

Souhaitant renforcer l'évaluation des politiques publiques, dont est chargée la délégation de la prospective et de l'évaluation des politiques publiques du Conseil en tenant compte des ressources disponibles, M. Patrick BERNASCONI propose de réaliser cette évaluation en s'appuyant sur les éléments d'évaluation des politiques publiques déjà contenus dans les rapports, avis et études du CESE, ou produits par d'autres organisations compétentes, en recherchant un partenariat avec la Cour des comptes avec laquelle seraient définies en début d'année, sous la forme d'une expérimentation, quelques thématiques du champ de compétences à travailler ensemble, le CESE apportant la vision de la société civile organisée et la Cour des comptes ses capacités d'investigations et de communication".

Pour améliorer le suivi des recommandations des avis, le programme propose l'étude de la mise en place d'un dispositif technique".

Partenariat avec les chaînes parlementaires

Le projet pour le Conseil économique, social et environnemental 2015-2020, porté par M. BERNASCONI définit une stratégie de communication pour cette assemblée. Ainsi, cette communication "doit porter d'abord sur la promotion des avis plus que sur les manifestations organisées sans lien direct avec les travaux de l'Assemblée" note le projet, qui insiste en outre sur la nécessité de "promouvoir les avis auprès du gouvernement, du Parlement et de l'opinion publique". "Si la communication des avis au gouvernement, dès lors qu'ils ont été votés, est la règle, il conviendra de promouvoir ces avis de manière plus efficace, notamment autour de l'organisation d'évènements auprès des cibles susceptibles d'être attentives aux propositions du CESE : parlementaires chargés de voter les lois, organisations de la société civile notamment représentées au CESE, administrations concernées, journalistes spécialisés, partenaires du CESE, etc". "D'un point de vue stratégique, le calendrier du vote des avis devra tenir compte, dans la mesure du possible, du calendrier politique et médiatique" poursuit le programme.

Par ailleurs, "chaque année, le CESE pourrait aussi établir, en complément du rapport annuel sur l'état de la France, une synthèse des avis votés et en organiser une communication spécifique vers le Premier ministre et les Bureaux des deux Assemblées parlementaires, à l'instar de ce qu'est parvenu à faire la Cour des comptes".

"L'établissement d'un partenariat avec les chaînes parlementaires serait de nature à améliorer notre communication" précise le programme.

M. Patrick BERNASCONI propose enfin de "mener une action d'envergure auprès du personnel afin de conforter sa confiance dans l'institution, de l'impliquer dans la stratégie et dans sa mise en euvre tout au long d'une mandature".

Correspondance économique M. Patrick BERNASCONI, vice-président du Medef annonce officiellement sa candidature à la présidence du Conseil économique, social et environnemental

Correspondance économique - Date de parution : 07/07/2015

Les membres du Conseil économique, social et environnemental, troisième assemblée constitutionnelle, seront renouvelés en novembre prochain, et éliront ensuite leur président.

L'ancien ministre Jean-Paul DELEVOYE, ancien Médiateur de la République, ancien sénateur (RPR) et ancien député du Pas-de-Calais, président du Conseil économique, social et environnemental depuis 2010, devrait être renouvelé en qualité de personnalité qualifiée, avant d'être candidat à sa propre succession.

Comme cela était attendu, M. Patrick BERNASCONI, vice-président du Medef, vice-président du Conseil économique, social et environnemental, a annoncé officiellement hier sa candidature à la présidence de cette assemblée. Cette candidature ne faisait plus aucun doute depuis la publication, la semaine dernière, d'une charte, signée par 18 organisations, patronales et syndicales, appelant à un "renouveau démocratique" du Conseil économique, social et environnemental (cf. CE du 26/06/2015). Répondant à cette charte, M. BERNASCONI avait déclaré, la semaine dernière, qu'il fallait "redynamiser" le Conseil, "faire comprendre son utilité"et le "rendre plus efficace".

Dans une tribune publiée hier par "Les Echos", M. BERNASCONI affirme de nouveau sa volonté de "construire, durant les mois qui viennent, avec tous les conseillers qui le souhaiteront, un projet de renouveau" du Conseil économique, social et environnement, pour qu'il devienne "un véritable moteur de progrès". Se présentant comme un "militant du dialogue social", il rappelle avoir conduit de nombreuses négociations patronat/syndicats, notamment sur l'assurance chômage et la réforme du marché de l'emploi, et se dit "attaché à dresser des ponts entre des acteurs trop souvent catalogués comme opposés". Une méthode qu'il affirme vouloir aujourd'hui "mettre au service du renouveau" de l'institution du Palais d'Iéna, qui, selon lui, a le devoir de "se remettre en question pour être utile au pays". "En tant que seule chambre non politique des institutions, le CESE doit accompagner les pouvoirs publics dans les défis à relever", estime-t-il, se saisir de "sujets véritablement déterminants pour l'avenir", comme les "libertés individuelles à l'ère du numérique, l'Uberisation de l'économie, les conséquences des évolutions climatiques, les nouveaux modèles familiaux", mais aussi la "progression inacceptable de la pauvreté en France". M. BERNASCONI entend également favoriser les "pétitions citoyennes", compétence qui a été accordée au Conseil économique, social et environnemental en 2008.

Les 18 organisations signataires de la Charte pourraient annoncer leur soutien à M. Patrick BERNASCONI rapidement, certains évoquant la date du 8 juillet.

Né en juin 1955, diplômé de l'Ecole spéciale des travaux publics, M. Patrick BERNASCONI présida le syndicat Canalisateurs de France de 1996 à 2004, avant de présider la Fédération nationale des travaux publics-FNTP de mars 2005 à septembre 2013. Membre du bureau du conseil exécutif du Medef depuis août 2005, il est vice-président délégué du Mouvement, chargé du pôle mandats, branches et territoires depuis juillet 2013, et fut candidat à sa présidence en juin 2013. Il fut par ailleurs chef de file de la délégation du Medef pour la délibération sociale sur la modernisation du dialogue social (2006), pour la négociation de la nouvelle convention d'assurance-chômage (2008) pour la négociation sur la représentativité et le financement syndical (2010), ainsi que pour la négociation sur la sécurisation de l'emploi (2012-2013). Membre du Conseil économique, social et environnemental, depuis octobre 2010, M. Patrick BERNASCONI est vice-président de cette assemblée depuis décembre 2013. Il est, depuis janvier 2014, président de SMAvie BTP.

Correspondance économique M. Patrick BERNASCONI officialise sa candidature à la présidence du Medef et dévoile son programme

Correspondance économique - Date de parution : 04/04/2013

(...)"J'ai décidé d'être candidat à la présidence du Medef et de me présenter à vos suffrages en juillet prochain", fait savoir M. BERNASCONI dans une lettre de candidature, dont la teneur prend l'exact contre-pied du biais sociétal de la présidente sortante. "Le Medef doit être plus que jamais ancré dans le réel", proclame celui qui a négocié l'accord sur l'emploi du 11 janvier. "Notre véritable défi consiste à apporter des solutions concrètes et tangibles. Autrement dit, à obtenir des résultats, comme nous l'avons fait avec l'accord sur la compétitivité des entreprises et la sécurisation de l'emploi", ajoute-t-il. Trois priorités sont identifiées : la formation, l'assurance chômage et les retraites.

Le président de la FNTP souligne par ailleurs "le poids des impôts et des charges" qui pèsent sur les entreprises françaises, et affirme qu'il plaidera "sans relâche" pour la réduction des déficits publics. Il cite "le combat pour l'Europe (qui) sera aussi celui du Medef", sans oublier le lien avec les petites et moyennes entreprises, dont les dirigeants "ont souvent le sentiment d'être insuffisamment écoutés, y compris au sein de notre institution". "Il y a urgence pour notre organisation à retisser le lien avec les PME", affirme M. BERNASCONI, "pour être l'un d'entre eux, j'en suis pleinement conscient".

Rappelons que les autres candidats déclarés sont pour l'heure MM. Geoffroy ROUX de BEZIEUX, président-directeur général et fondateur du groupe Omea, Pierre GATTAZ, président du directoire du groupe Radiall, Jean-Claude VOLOT, président de Dedienne Aérospace et Dedienne Santé, Thibault LANXADE, président-directeur général d'Aqoba, et Hervé LAMBEL, président et cofondateur du CERF (Créateurs d'emplois et de richesse en France). Un dernier candidat pourrait se lancer : M. Frédéric SAINT-GEOURS, président de la puissante Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) et qui vient de se mettre en retrait de l'équipe dirigeante de PSA Peugeot Citroën.(...)

10 propositions pour le Medef

- Engager la réduction des dépenses publiques afin de conclure un pacte de compétitivité et de stabilité fiscale : diminution des charges sociales pour atteindre le niveau de l'Allemagne d'ici 5 ans, stabilité de tous les autres dispositifs.

- Maîtriser les dépenses d'assurance chômage, en particulier grâce au rétablissement de la dégressivité des allocations, pour réduire le déficit (et les cotisations, une fois que les comptes seront rétablis) et afin de donner la priorité aux dépenses actives de formation et d'accompagnement des demandeurs d'emploi.

- Définir une véritable stratégie de filières nationales, dans lesquelles la place des PME, en particulier sous-traitantes de grands groupes, doit être reconnue et renforcée.

- Négocier l'emploi et l'organisation du travail entreprise par entreprise, au plus près du terrain, pour tenir compte de ses besoins spécifiques et de ceux de son secteur d'activité, avec un cadre national plus souple.

- Garantir le respect des accords en les transposant sous le contrôle d'un comité de suivi des signataires, et par la reconnaissance de la place du dialogue social dans la constitution.

- S'engager à ce que toutes les entreprises puissent trouver systématiquement et rapidement les personnels dont elles ont besoin pour assurer leur croissance. L'apprentissage doit être le levier prioritaire de cette reconquête. Une forte hausse du nombre d'apprentis est nécessaire. Pour cela, les partenaires sociaux devront, comme en Allemagne, reprendre la main sur les diplômes et les filières de formation en redirigeant vers l'alternance des moyens aujourd'hui figés dans des filières sans débouchés.

- Engager un partenariat avec l'Education nationale afin que chaque classe de troisième, et aussi chaque enseignant, puisse avoir un échange avec un entrepreneur, soit à l'école, soit lors d'une visite d'entreprise. Au-delà de la découverte des métiers, cet échange permettra d'aborder le rôle des entreprises dans la société et les valeurs de l'entrepreneuriat.

- Prévoir pour le président du Medef un mandat de 4 ans, renouvelable une fois.

- Lancer des Assises du Medef pour réfléchir avec vous à l'évolution de son positionnement et de son fonctionnement.

- Proposer à la CGPME et l'UPA un échange d'administrateurs : chaque organisation désignera un administrateur avec voix consultative dans le conseil exécutif de l'autre. Proposer une réunion régulière des organisations patronales (Medef, CGPME, UPA, FNSEA et UNAPL ainsi que AFEP, CJD, Croissance Plus...).


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