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M. Jean-Louis BORLOO

M. Jean-Louis BORLOO (Articles de presse associés à la biographie)

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Correspondance économique L'ancien ministre Jean-Louis BORLOO propose un ambitieux plan de "réconciliation nationale" pour les banlieues

Correspondance économique - Date de parution : 27/04/2018

L'ancien ministre Jean-Louis BORLOO a remis hier au Premier ministre Edouard PHILIPPE un rapport intitulé "Vivre ensemble-vivre en grand la République", proposant un ambitieux plan de "réconciliation nationale" pour les banlieues. Ce rapport très attendu par les élus locaux concernés nourrira le "plan de mobilisation" en faveur des quartiers prioritaires qu'Emmanuel Macron annoncera "dans le courant du mois de mai", a indiqué le Premier ministre après avoir reçu le document.

L'ancien ministre de la Ville, au crédit reconnu en raison de son bilan en matière de rénovation dans les quartiers, pose d'emblée son diagnostic. "Près de 6 millions d'habitants vivent dans une forme de relégation" voire, parfois, "d'amnésie de la Nation", indique-t-il. L'effort public est "en berne", tandis que les maires de banlieues "craquent parfois". Les quartiers populaires "ne demandent pas l'assistance" mais simplement "le droit à l'égalité républicaine", martèle M. BORLOO. Mais avec un taux de chômage "presque 3 fois supérieur" à la moyenne, des équipements et services publics "massivement moins présents qu'ailleurs", l'écart des chances d'avenir "ne cesse de croître" selon les territoires. "La foi dans le système est fortement atteinte", et "cette situation ne sera pas tenable si nous renonçons à intégrer dans le rêve français dix millions d'âmes invisibles, une jeunesse lumineuse, colorée et en quête de participation", prévient-il.

Le rapport appelle à "un changement radical dans la conduite de l'action publique", avec 19 programmes thématiques. Ces programmes "peuvent démarrer tout de suite", ils provoqueront "une dynamique extrêmement puissante", assure l'ancien ministre, qui appelle aussi à "agir fermement pour la sécurité et la justice", "lutter contre l'illettrisme" et créer "200 campus numériques". "Je dois avouer ma stupéfaction d'avoir découvert à quel point le système était désinvolte et se mentait à lui-même", lance-t-il en conclusion. Selon lui, les moyens déployés dans les quartiers "sont en dessous du minimum républicain".

En matière de financement, M. BORLOO rappelle que la rénovation urbaine a généré "48 milliards de travaux" en dix ans, et propose la création d'un fonds de plus de 5 milliards d'euros abondé notamment par "la cession des participations de l'Etat en 2018 (10 milliards annoncés)", qui ne créerait "pas de dépenses budgétaires nouvelles pour l'Etat". M. BORLOO propose que ce fonds soit "abondé chaque année du montant de la TVA généré par le redémarrage du plan de rénovation urbaine (...) soit environ 400 millions d'euros".

Interrogé sur la création d'un tel fonds pour les banlieues par BFMTV hier soir, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno LE MAIRE a rappelé que les cessions de participation étaient destinées à abonder un fonds pour l'innovation.

Les principales propositions du rapport :

Sur le front de l'emploi, qualifié de "mère des batailles", le rapport propose de "doubler le nombre d'apprentis et d'alternants en trois ans", en mobilisant aussi bien les petites et grandes entreprises, si besoin en ayant recours à la loi, que le secteur public, qui devra recruter 50 000 apprentis dans les quartiers prioritaires. Alors que la plupart des jeunes de ces quartiers "n'ont ni les codes, ni les réseaux", M. BORLOO préconise de "déployer un coaching généralisé en s'appuyant sur les réseaux qui ont fait leurs preuves". Mais aussi de déployer à titre provisoire 720 conseillers supplémentaires de Pôle emploi pour accompagner 150 000 demandeurs dans ces quartiers. Il prône également un renforcement des "clauses sociales" liées aux grands travaux de rénovation urbaine, en doublant les heures de travail réservées aux habitants de ces quartiers.

L'ancien ministre déplore en outre que la rénovation urbaine soit "depuis quatre ans (...) à l'arrêt". Or, la réalisation des 400 projets actuellement en souffrance permettrait la création de 40 000 emplois et des recettes pour l'Etat et les comptes publics, estime M. BORLOO, qui demande sa "relance immédiate".

Le rapport recommande également de revaloriser le travail des 35 000 professionnels de l'action sociale, via des primes ou des promotions. Quant aux 100 000 associations qui, malgré leur rôle essentiel, sont "au bord du burn-out", le rapport suggère de sécuriser leur financement grâce à des "conventions pluriannuelles d'objectif" de trois ans.

Pour assurer le droit à la santé, M. BORLOO propose la création de 200 maisons de santé supplémentaires, comme le développement des consultations de télémédecine. Le document formule également des pistes pour renforcer la lutte contre les discriminations : muscler le réseau du Défenseur des droits, multiplier les testings ou nommer des procureurs spécialisés. Au-delà, le rapport préconise la création d'une nouvelle juridiction administrative, la "Cour d'équité territoriale". Elle pourrait être saisie par quiconque s'estime discriminé sur une base territoriale par les pouvoirs publics.

Le rapport invite par ailleurs à créer une sorte d'ENA des banlieues, l'"Académie des leaders", où étudieraient 500 "jeunes filles et jeunes gens à très haut potentiel", recrutés à l'issue d'un concours. Les élèves, qui devront servir l'Etat pendant au moins 10 ans une fois diplômés, auront pour vocation de "fertiliser la haute fonction publique".

Au plan scolaire, M. BORLOO demande la mise en place d'une "véritable cité éducative" qui regrouperait autour du collège "tous les acteurs prêts à soutenir l'éducation des enfants". Pour la petite enfance, il propose la création de 30 000 places et de 300 maisons d'assistantes maternelles. Contre le "mal de l'entre-soi", chaque enfant scolarisé dans un quartier prioritaire devrait selon lui pouvoir partir quatre fois dans sa scolarité "à la rencontre de l'Autre" : classe de découverte en primaire et 6ème /5ème, colonie de vacances en 4ème /3ème "avec obligation de mixité" et voyage dans un Etat membre de l'UE au lycée dans le cadre de "classes mélangées".

S'agissant des femmes, le rapport appelle à "reconnaître les nouveaux visages de Marianne" et à conditionner le soutien public aux associations à "la présence des femmes dans la gouvernance et à la mixité des activités". Et à engager la "reconquête" de l'espace public par les femmes en généralisant les "marches exploratoires" dans les quartiers.

Le rapport préconise qu'un pilotage de chacun de ces 19 programmes "soit piloté en tant que tel et par une ou deux personnalités reconnues" et qu'un "chef d'état-major et une équipe de très haut niveau soit mise en place pour impulser, coordonner et adapter l'ensemble du plan". Il préconise aussi qu'un "comité de suivi présidé et constitué de personnalités d'envergure nationale, assure le suivi de la mise en euvre des programmes".

Les réactions

Ce rapport dresse un "constat abrupt" qui appelle "des actions nouvelles", a estimé hier le ministre de la Cohésion des Territoires Jacques MEZARD. Ce constat "est le résultat de la gestion de tous depuis des décennies" a affirmé le ministre lors de la cinquième étape des Etats Généraux de la politique de la Ville à Paris. Mais "de temps en temps il faut des ondes de choc, car c'est le moyen de faire avancer ces dossiers", a-t-il ajouté, en estimant que "nous avons besoin de ramener des équilibres dans la République".

Il faut à présent "laisser le temps au gouvernement de faire un travail d'étude" sur ce texte "qui a été terminé dans la nuit", a ajouté M. MEZARD. Mais "il y a un besoin de faciliter, de simplifier" les dispositifs, a-t-il ajouté en marge du colloque. "Nous avons beaucoup de territoires qui vont bien, mais d'autres qui sont en fragilité" et de ce point de vue, "il y a quelque chose à ne surtout pas faire : opposer urbain et rural, grandes métropoles et villes moyennes", a ajouté le ministre, qui s'était vu vivement reprocher par certains élus une supposée préférence pour la ruralité.

Ouvrant le colloque, la maire (PS) de Paris Anne HIDALGO s'est félicitée d'un "véritable plan de bataille républicain". "Ce que demandent nos quartiers, c'est que la République revienne, mais peut-être avec une méthode un peu différente", a-t-elle ajouté. Plusieurs maires de banlieue ont également dit leur satisfaction à la lecture de ce rapport aux mesures ambitieuses, qui mise notamment sur un "énorme travail sur l'école".

"Le rapport Borloo n'est pas alarmiste, il est réaliste", a estimé M. Guillaume DELBAR, le maire de Roubaix dans le Nord, tandis que M. Philippe RIO maire (PCF) de Grigny dans l'Essonne, se félicitait de "préconisations intelligentes, solides, efficaces" à "mettre en euvre globalement". Conscient de "gâcher l'ambiance d'optimisme", M. Marc VUILLEMOT, le maire (PS) de La Seyne-sur-Mer dans le Var, a pour sa part dénoncé la suppression des contrats aidés - "le plus grand plan social que la nation ait jamais connu" -, alors que ces emplois permettent "de soutenir la dynamique du monde associatif".

Bulletin Quotidien Jean-Louis Borloo participera à la "mobilisation nationale" pour les quartiers en difficulté, lancée par le président Emmanuel Macron

Bulletin Quotidien - Date de parution : 15/11/2017

EXTRAIT : (...) "Je veux que le visage de nos quartiers ait changé d'ici la fin du quinquennat", a annoncé Emmanuel Macron, en précisant qu'un "plan de mobilisation générale" serait établi d'ici à février 2018. "C'est une mobilisation de toute la Nation qui seule peut répondre au défi immense" de la politique de la Ville, a estimé le chef de l'Etat. "Cette mobilisation nationale pour les villes et pour les quartiers, elle doit être celle du gouvernement, des collectivités territoriales, des associations, des entreprises, des intellectuels", a-t-il insisté, promettant "un plan de bataille clair, avec une mobilisation pleine et entière".

Il a reçu le soutien notable de l'ancien ministre de la Ville Jean-Louis BORLOO, ancien maire de Valenciennes et père de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), qui s'est dit prêt à contribuer à la mise en place de ce plan. "Cela fait plusieurs semaines qu'on travaille, qu'on avance. Le message du président est clair. Ce qui est très important, c'est qu'un plan, ça se rédige avec tous les acteurs, avec des indicateurs et une évaluation", a-t-il dit. M. BORLOO n'aura "pas de fonction particulière" auprès de l'exécutif "mais son expertise et son expérience sur les sujets de la politique de la Ville sont précieux" et "les deux ministres en charge de la Cohésion des territoires ne manqueront pas de le solliciter", a précisé l'entourage du président de la République. (...)

Bulletin Quotidien Jean-Louis Borloo travaille à un projet de fondation sur l'Afrique

Bulletin Quotidien - Date de parution : 03/07/2014

L'ancien ministre Jean-Louis BORLOO, qui a mis un terme à ses fonctions et mandats politiques pour des raisons de santé (cf. "BQ" du 7 avril) et a confié récemment que celle-ci s'améliorait, prépare un projet de fondation sur le développement des énergies en Afrique, a-t-on appris hier dans son entourage. "Les fondations sont un moyen de faire de la politique autrement", souligne un des responsables de l'UDI

Bulletin Quotidien M. Jean-Louis BORLOO met un terme à ses fonctions et mandats politiques

Bulletin Quotidien - Date de parution : 07/04/2014

Le président de l'UDI Jean-Louis BORLOO, député (UDI) du Nord, en retrait de la scène politique depuis fin janvier pour des problèmes de santé, a décidé "de mettre un terme à ses fonctions et mandats", selon un courrier envoyé au comité exécutif de son parti.

"Je n'ai pas en l'état toute l'énergie nécessaire pour remplir complètement toutes mes responsabilités. J'ai donc décidé de laisser la place libre à celles et ceux qui vont prendre le relais (...) J'ai donc décidé de mettre un terme à mes fonctions et mandats", écrit Jean-Louis BORLOO dans ce courrier.

L'ancien ministre se retire donc de la présidence de son parti et abandonne son mandat de député.

Né en 1951, ancien député européen (1989/1992), ancien conseiller régional (UDF) du Nord-Pas-de-Calais (1992/1993 et 1998), ancien maire (UDF) de Valenciennes (1989/2002), président du Parti radical valoisien, depuis 2007, député du Nord (1993/2002 et depuis 2010), Jean-Louis BORLOO était, depuis 2012, président de l'Union des Démocrates et Indépendants-UDI et président du groupe UDI à l'Assemblée nationale depuis 2012.

Evoquant "une nouvelle phase" avec la rentrée parlementaire et un nouveau gouvernement, M. BORLOO estime dans ce courrier qu'il lui faut "clarifier" sa situation afin de ne pas "stériliser" des décisions.

Un comité exécutif se réunira mardi, précise encore Jean-Louis BORLOO, qui souhaite éviter "tout flottement" à la tête de l'UDI, rassemblement des chapelles centristes qu'il avait initié à l'automne 2012. Il propose une "présidence par intérim" pour "assurer le fonctionnement et la cohésion de l'UDI" et "préparer un congrès pour la fin de l'année".

A l'automne dernier, Jean-Louis BORLOO avait scellé un rassemblement avec le MoDem de M. François BAYROU en vue des élections notamment européennes.

Il avait été hospitalisé fin janvier pour une pneumonie sévère accompagnée d'une septicémie (cf. "BQ" du 28 janvier). Aucune date de retour n'avait été annoncée après sa sortie de l'hôpital le 4 février dernier.

Correspondance économique M. Jean-Louis BORLOO sur les rangs pour succéder à M. Antoine FREROT à la présidence de Veolia Environnement

Correspondance économique - Date de parution : 20/02/2012

EXTRAIT : (...) Plusieurs successeurs sont pressentis pour prendre la présidence du groupe de services aux collectivités. Mais la candidature de M. Jean-Louis BORLOO, ancien ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable, et de la Mer, serait actuellement la plus avancée. M. BORLOO aurait ainsi rencontré plusieurs administrateurs du groupe la semaine dernière. Déjà évoqué en septembre 2009, à l'occasion de l'arrivée de M. Henri PROGLIO à la tête d'EDF, la rumeur avait été démentie alors par le ministre lui-même. Aujourd'hui la situation est différente. Sans portefeuille ministériel, ayant renoncé à se porter candidat à la présidence de la République, rien ne l'empêche de se tourner vers le privé. Si ce n'est son passé d'homme politique qui pourrait être mal vu de la part des clients du groupe, principalement des collectivités territoriales, affirme "Les Echos". (...)


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