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M. Carlos GHOSN

M. Carlos GHOSN (Articles de presse associés à la biographie)

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Correspondance économique M. Carlos GHOSN va briguer un nouveau mandat de président-directeur général de Renault avec le soutien de l'Etat

Correspondance économique - Date de parution : 13/02/2018

Soutenu par l'Etat, le président-directeur général de Renault Carlos GHOSN, dont le mandat arrive à terme au printemps, s'apprête à en briguer un nouveau à la tête du constructeur automobile, a-t-on appris hier auprès du ministère français de l'Economie et des Finances. Lors d'un conseil d'administration de Renault prévu après-demain, "il y aura un vote de résolution proposant le renouvellement de Carlos GHOSN. Nous, Etat, on devrait évidemment voter pour cette résolution", a confirmé un porte-parole de Bercy.

Cette source a précisé que l'Etat français (15,01 % du capital de Renault) avait demandé deux contreparties au dirigeant : "la première c'était de désigner quelqu'un pour éventuellement lui succéder chez Renault, dans un processus progressif, numéro deux, puis P-.D.G...". A ce titre rappelons que le directeur délégué à la compétitivité Thierry BOLLORE serait favori pour être proposé jeudi comme "dauphin" de M. GHOSN (cf. CE du 12/02/2018). Une autre source proche du constructeur estimait hier "probable" que le conseil d'administration de jeudi "acte la résolution du renouvellement de mandat de M. GHOSN et la nomination d'un numéro deux".

Outre la désignation d'un futur successeur potentiel, la deuxième chose réclamée par l'Etat à M. GHOSN est "une feuille de route pour consolider l'alliance Renault-Nissan, pour qu'elle se traduise par une meilleure intégration des deux entreprises, toujours dans le même but, préparer l'avenir", selon cette source de Bercy. Sur ce point, le travail n'est pas encore terminé, a précisé cette source : "on travaille toujours avec Carlos <GHOSN> sur la définition de cette feuille. On n'a pas encore tous les éléments qui nous conviennent sur la meilleure intégration des deux entreprises".

Au global, l'Etat ne cache pas sa satisfaction quant au bilan de M. <GHOSN> à la tête du constructeur au losange, lequel a affiché des ventes records l'an dernier (3,76 millions de véhicules) et revendique le rang de numéro un mondial de l'automobile au sein de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi (10,6 millions d'unités en 2017), devant l'allemand Volkswagen et le japonais Toyota. "Ce serait difficile de ne pas être satisfait. L'entreprise est sur une bonne voie. Elle est numéro un mondial", estimait-on hier Bercy, même si des désaccords existent avec le dirigeant. Ainsi, la rémunération de M. GHOSN (7 millions d'euros en 2016) n'avait pas été approuvée par l'Etat en assemblée générale l'an dernier.

Le ministère de l'Economie insiste désormais pour préparer "l'après", alors que M. GHOSN aura 64 ans en mars, et que l'alliance franco-japonaise repose aujourd'hui en grande partie sur sa personnalité (en plus de ses fonctions au sein de Renault, il est également président de Nissan et de Mitsubishi Motors). Bercy souhaite notamment conserver l'ancrage français du groupe et estime que nommer un français comme numéro deux chez Renault "n'est pas neutre" et représente "une bonne façon de garder cet ancrage". Chez Renault, on estime que M. BOLLORE présenterait plusieurs atouts au poste de directeur général, en ce qu'il "connaît l'automobile, sait travailler avec les Japonais et connaît le fonctionnement de l'Alliance". A la Bourse de Paris, l'action du constructeur a progressé hier de 3,02 % à 85,07 euros dans un marché lui-même orienté à la hausse.

Correspondance économique M. Carlos GHOSN cède la direction générale de Nissan pour se concentrer sur Renault et le redressement de Mitsubishi Motors

Correspondance économique - Date de parution : 24/02/2017

Une page se tourne pour Nissan. Hier, le président-directeur général de Renault, de Nissan, président du conseil d'administration de Mitsubishi Motors, M. CARLOS GHOSN a décidé de céder la direction générale de Nissan, qu'il avait prise 16 ans plus tôt, pour se concentrer sur Renault et le redressement de Mitsubishi Motors. Agé de 62 ans, M. GHOSN conservera néanmoins la présidence du conseil d'administration de Nissan. A ce poste, "je vais continuer de superviser et guider l'entreprise", a-t-il déclaré.

Rappelons que Nissan est entré au capital de son compatriote Mitsubishi Motors Corporation (MMC) à hauteur de 34 % en mai dernier (cf. CE du 13/05/2016). Mitsubishi Motors est en pleine restructuration après un scandale de maquillages de données sur ses véhicules, une affaire qui aurait pu la mettre à terre si Nissan n'avait pas volé à sa rescousse. En prenant un tiers du capital de l'entreprise en vertu d'un accord annoncé en mai, Nissan entend accompagner une restructuration bénéfique pour les deux. Mitsubishi Motors dispose de technologies qui peuvent être utiles à Nissan, notamment pour les véhicules électriques.

Le passage de relais à M. Hiroto SAIKAWA, qui sera effectif le 1er avril, n'est pas vraiment une surprise. Le dirigeant japonais, présent dans le groupe depuis 1977, avait été promu coprésident-directeur général en octobre dernier (cf. CE du 21/10/2016), quand Mitsubishi Motors avait rejoint l'alliance Renault-Nissan. M. SAIKAWA, qui préside aussi l'Association des constructeurs d'automobiles japonais et a été membre du conseil d'administration de Renault entre 2006 et 2016, exercera désormais seul le poste de directeur général.

Arrivé en 1999 au Japon pour redresser Nissan, M. Carlos GHOSN avait été nommé directeur général en 2000, puis président-directeur général en 2003. Surnommé le "tueur de coûts", il a transformé un groupe au bord de la faillite en une société très rentable au chiffre d'affaires annuel de près de 100 milliards d'euros, ce qui lui vaut une certaine vénération dans l'archipel. Le moment est bien choisi : 2017 marque l'aboutissement de son plan à moyen terme "Power 88", son mandat de président-directeur général arrivait à terme en juin, et ses ambitions, outre la direction du français Renault, sont désormais de bâtir une entité mondiale avec l'apport de Mitsubishi Motors, dont il a pris la tête du conseil d'administration. "Ce changement programmé va me permettre de consacrer plus de temps et d'énergie pour gérer l'évolution stratégique et opérationnelle de l'alliance ainsi que son expansion", a expliqué M. GHOSN.

Correspondance économique M. Carlos GHOSN, président-directeur général de Renault et de Nissan, pourrait prendre en plus de ses fonctions la présidence de Mitsubishi Motors

Correspondance économique - Date de parution : 20/10/2016

A la suite de l'entrée de Nissan au capital de son compatriote Mitsubishi Motors Corporation (MMC) à hauteur de 34 % en mai dernier (cf. CE du 13/05/2016), la direction de MMC souhaiterait nommer M. Carlos GHOSN, président-directeur général de Nissan et de Renault, à la présidence de MMC afin qu'il restructure le groupe, selon le journal financier nippon "Nikkei" sans citer ses sources. Sa nomination devrait être approuvée en décembre par les actionnaires et administrateurs de Mitsubishi Motors.

Notons que l'actuel directeur général de MMC Osamu MASUKO devrait rester en poste en tant que tel, même si les terminologies et rôles effectifs au Japon sont un peu différents de ceux appliqués en France.

L'arrivée de M. GHOSN à la tête de MMC n'est pas une surprise selon les observateurs. En décidant d'investir dans MMC, le dirigeant de Nissan était certain d'assurer d'avoir la main sur les orientations de Mitsubishi Motors, même si l'intéressé a plusieurs fois tenu à minimiser son rôle afin de ne pas créer d'inquiétudes sur sa capacité à tout gérer de front.

Mitsubishi Motors est en pleine restructuration après un scandale de maquillages de données sur ses véhicules, une affaire qui aurait pu la mettre à terre si Nissan n'avait pas volé à sa rescousse. En prenant un tiers du capital de l'entreprise en vertu d'un accord annoncé en mai, Nissan entend accompagner une restructuration bénéfique pour les deux. Mitsubishi Motors dispose de technologies qui peuvent être utiles à Nissan, notamment pour les véhicules électriques.

Preuve de la popularité de M. GHOSN, cette nouvelle a fait bondir l'action de Mitsubishi Motors de 7,85 % à la Bourse de Tokyo. Les investisseurs japonais ont une image plutôt positive de la façon dont M. GHOSN gère les sociétés qu'il dirige, louant une stratégie jugée claire et une volonté de réduire les dépenses pour améliorer la rentabilité, quitte à sacrifier des petits fournisseurs, ce qui lui a parfois été reproché dans le cas de Nissan. De fait, la montée de l'action reflète l'espoir que M. GHOSN réussira chez Mitsubishi Motors comme chez Nissan, entreprise qu'il a redressée alors qu'elle était en péril quand Renault a décidé en 1999 d'en prendre le contrôle partiel.

Correspondance économique Brexit : M. Carlos GHOSN veut que le gouvernement britannique s'engage sur des "compensations" à l'imposition d'éventuelles barrières douanières

Correspondance économique - Date de parution : 30/09/2016

Le président-directeur général de Nissan et de Renault Carlos GHOSN a dit hier souhaiter que le gouvernement britannique s'engage sur des "compensations" à l'imposition d'éventuelles barrières douanières dans la foulée du Brexit avant de prendre des décisions engageant l'avenir de l'usine géante de Sunderland (nord), qui est la plus grosse installation industrielle de Nissan en Europe.

"Si je dois décider d'un investissement dans les prochains mois, je ne peux pas attendre jusqu'à la fin du (processus du) Brexit. Il va falloir que je conclue un accord avec le gouvernement britannique", a ajouté M. GHOSN en marge du Mondial de l'automobile à Paris. Cet accord garantirait que "si des barrières douanières sont établies sur les voitures, il y aura une forme de compensation pour les constructeurs automobiles qui exportent vers l'Europe" continentale, a développé M. GHOSN, qui s'exprimait en anglais.

"Si ce principe (d'une compensation) est accepté, nous pourrons aller de l'avant, parce que cela neutralisera certaines de nos inquiétudes", a ajouté M. GHOSN, tout en assurant qu'aucune négociation formelle n'avait eu lieu. "Nous n'avons rien demandé pour l'instant, mais nous sommes en contact puisque le gouvernement britannique se prépare aux négociations du Brexit, parle à tous les investisseurs au Royaume-Uni pour leur demander quels sont leurs préoccupations", a relevé le dirigeant. Il a aussi souligné que "nous aimerions rester. Nous ne sommes pas du genre à dire que nous voulons partir. Nous sommes heureux, nous avons une bonne usine". "Mais nous ne pouvons pas rester si les conditions ne le justifient pas", a-t-il prévenu.

Dans une interview publiée hier sur le site "Les Echos", M. Carlos GHOSN a déclaré que la "future Alliance dépasserait les 10 millions de voitures au niveau mondial. L'objectif d'intégrer le Top 3 mondial serait atteint. La place de numéro un mondial n'est pas une priorité. Mais sur le fond, c'est tout à fait atteignable... En 2016 et 2017, cela se jouerait à quelques milliers de voitures. Notre mouvement est offensif. Mitsubishi est loin de son potentiel, Nissan continue de progresser, et Renault est en pleine phase de croissance".

Correspondance économique M. Carlos GHOSN est reconduit pour deux ans à la présidence direction générale de Nissan Motor Co.Ltd

Correspondance économique - Date de parution : 24/06/2015

Les actionnaires de Nissan ont reconduit hier M. Carlos GHOSN, ingénieur des mines, président-directeur général de Renault, pour deux ans à la présidence direction générale du constructeur japonais Nissan Motor Co.Ltd, une fonction pour laquelle il a perçu 7,45 millions d'euros de rémunération en 2014/15. A l'instar des huit autres administrateurs dont le mandat arrivait à terme, il a de nouveau bénéficié hier du soutien des actionnaires réunis en assemblée générale à Yokohama, banlieue de Tokyo où siège le groupe détenu à plus de 40 % par le français Renault.

Interrogé sur les conséquences pour Nissan de l'influence accentuée de l'Etat français dans les affaires de Renault, M. GHOSN a déclaré "avoir toujours donné la priorité aux avantages de l'alliance, ce qui ne changera pas".


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