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M. Jean-Bernard LÉVY

M. Jean-Bernard LÉVY (Articles de presse associés à la biographie)

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Correspondance économique Le président de la République Emmanuel MACRON envisage de renouveler M. Jean-Bernard LEVY en qualité de président-directeur général d'EDF

Correspondance économique - Date de parution : 15/02/2019

Le président de la République Emmanuel MACRON envisage, sur proposition du Premier ministre Edouard PHILIPPE, de renouveler M. Jean-Bernard LEVY en qualité de président-directeur général d'Electricité de France (EDF). L'Etat proposera au conseil d'administration et à la prochaine assemblée générale ordinaire qu'il soit reconduit comme administrateur puis comme président-directeur général d'EDF. Les commissions des Affaires économiques de l'Assemblée nationale et du Sénat devront se prononcer sur cette proposition.

Né en mars 1955, ancien élève de l'Ecole polytechnique (1973), ingénieur en chef des télécommunications, M. Jean-Bernard LEVY fut notamment responsable du département "lignes et transmissions", à la direction opérationnelle des télécommunications d'Angers de 1979 à 1982. Adjoint au chef de service pour l'informatique et les politiques de personnel au service du personnel de la direction générale des télécommunications (1982-1986), il fut ensuite conseiller technique (1986-1987), avant d'être conseiller pour les affaires internationales et industrielles au cabinet de M. Gérard LONGUET alors ministre délégué aux Postes et Télécommunications (1987-1988). Directeur des télécommunications spatiales chez Matra Marconi Space de juin 1988 à avril 1993, puis directeur du cabinet de M. Gérard LONGUET au ministère de l'Industrie, des Postes et des Télécommunications (1993-1994), il fut conseiller auprès de M. José ROSSI à ce même ministère (1994). Il rejoignit alors le groupe Matra-Hachette, devenu Lagardère, où il fut directeur à la direction générale (1994-1998). Il se vit parallèlement confier les fonctions de président-directeur général de Matra Communication, qu'il occupa de 1995 à 1998. Directeur général de la société de bourse Oddo et Compagnie (1998-1999), il en fut associé gérant de 1999 à 2002, étant parallèlement président du collège des gérants d'Oddo Pinatton Corporate (2000-2002). Directeur général adjoint de Vivendi Universal, d'août 2002 à avril 2005, M. LEVY devint ensuite président du directoire de Vivendi Universal, devenu en avril 2006, Vivendi. Il prit parallèlement la présidence du conseil de surveillance de Groupe Canal+ et la présidence-direction générale de SFR, respectivement en février et mars 2012 jusqu'en juin de la même année. Il fut ensuite président-directeur général de Thales de décembre 2012 à octobre 2014. Depuis novembre 2014, M. Jean-Bernard LEVY est président-directeur général d'EDF. Il est par ailleurs président d'Edison SpA (Italie), d'EDF Energy Holdings (Royaume-Uni), président du conseil de surveillance de Framatome, mais également administrateur de Dalkia, vice-président d'Eurelectric, président du Conseil français de l'énergie, et administrateur de France Industrie.

Correspondance économique M. Jean-Bernard LEVY expose au Parlement son projet pour EDF

Correspondance économique - Date de parution : 26/11/2014

M. Jean-Bernard LEVY, jusqu'ici à la tête de Thales, et dont la nomination comme président-directeur général d'EDF doit être validée aujourd'hui en Conseil des ministres, a passé hier son grand oral devant les commissions des Affaires économiques du Sénat et de l'Assemblée. Sa nomination a été validée en soirée par les deux chambres. Dans le détail : 22 parlementaires se sont prononcés "pour" et un "contre" au Sénat comme à l'Assemblée nationale, deux députés s'étant abstenus.

Au préalable, M. LEVY, qui assure déjà la présidence-direction générale d'EDF par intérim depuis lundi, a présenté son projet pour le groupe aux parlementaires. Il a d'ores et déjà identifié des obstacles et des objectifs clairs, alors que l'énergéticien aborde, selon ses propres termes, une ère de mutations sans précédent. "Je me sens un ingénieur et un industriel. J'ai passé plus de dix ans dans le secteur public, de France Télécom aux cabinets ministériels, mais j'ai aussi la fibre de l'entreprise, ayant dirigé trois grands groupes français, Matra, Vivendi et Thales, engagés dans la bataille de la compétition internationale" a fait valoir M. LEVY à cette occasion.

Ce dernier s'est d'abord dit conscient que les prix modérés de l'électricité en France (35 % inférieurs à nos voisins européens et deux fois moins chers qu'en Allemagne), représentent un réel avantage pour le pays, lequel jouit "d'un système énergétique de tout premier ordre". Il a rappelé que le groupe investit 9 milliards d'euros par an et assure un rôle essentiel dans le "développement équilibré des territoires, notamment grâce à ERDF". De même, "EDF est un employeur de référence, une des entreprises favorites des français et des ingénieurs", qui accueille chaque année "6700 alternants" et a décidé récemment de "relever son niveau d'embauche pour former la nouvelle génération d'opérateurs, d'ingénieurs et de techniciens, dans le nucléaire mais aussi les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique".

L'"opportunité" de la transition énergétique

Pour M. LEVY, la transition énergétique "représente une opportunité essentielle pour EDF", dont il entend faire "un acteur majeur". Il a comparé la révolution à venir à la transition numérique, en ce que toutes deux ouvrent des "occasions enthousiasmantes pour innover". "Mon projet serait qu'EDF soit d'abord un acteur majeur du marché des services énergétiques, qui connaissent une croissance de 5 à 10 % par an en Europe, notamment grâce à la filiale Dalkia (dont EDF a pris le contrôle total des activités françaises avant l'été, NDLR), qui lui permettra d'être présent sur l'ensemble de la chaîne de valeurs".

M. LEVY a aussi affirmé ses ambitions dans les énergies renouvelables, alors que la filiale EDF ENR fait déjà du groupe "l'un des dix leaders mondiaux dans le domaine". Il a noté le "socle historique" en la matière, que représente déjà "le formidable parc hydraulique d'EDF, relayé par ses investissements dans le solaire et le photovoltaïque". Mais la transition énergétique est aussi " l'occasion d'optimiser et de renouveler le parc nucléaire". A ce titre, "le grand carénage est un programme très important, qui entraînera des bénéfices économiques majeurs pour le pays dans le respect des prescriptions de l'Autorité de sûreté nucléaire" a fait valoir le futur dirigeant d'EDF.

Le rééquilibrage tarifaire au nombre des priorités

M. LEVY a identifié cinq grands enjeux pour l'énergéticien. Premier d'entre eux : "assainir la situation économique du groupe", un "objectif difficile mais primordial pour qu'EDF reste l'un des tout premiers énergéticiens mondiaux". Il a ainsi dénoncé les "retards préoccupants sur la trajectoire réelle des tarifs de l'électricité par rapport aux trajectoires qui avaient été prévues en accord avec l'Etat". Pour lui, les difficultés ont porté sur le marché de détail (gel de tarifs, formule de calcul), mais aussi sur le marché de gros avec l'Anreh, dispositif qui oblige EDF à revendre à ses concurrents jusqu'à un quart de l'électricité produite par son parc nucléaire, et dont la réévaluation a été décalée à juillet 2015 en début de mois. "Ces écarts forcent EDF à augmenter sans cesse sa dette" a rappelé M. LEVY, soulignant que "chaque année c'est l'endettement qui paye le dividende des actionnaires" (dont l'Etat à hauteur de 84,5 %). Pour le nouveau président-directeur général, "un rééquilibrage tarifaire de l'électricité s'impose, via notamment une stabilisation de la CSPE (taxe qui finance notamment le développement des énergies renouvelables en garantissant un prix d'achat, NDLR) donc la croissance à deux chiffres est un souci". M. LEVY s'est dit conscient qu'"il y a bien sûr de la part de tout gouvernement des réticences à augmenter les tarifs même si les calculs en montrent la nécessité". Mais il a averti qu'en l'absence d'une "indispensable remontée" de ces derniers, le groupe "n'aura pas avoir les moyens de faire tous les investissements qui sont devant lui".

Autre chantier, "la conduite des projets nucléaires", de l'EPR de Flamanville 3 aux réacteurs d' Hinkley Point au Royaume-Uni, en passant par le partenariat engagé avec la Chine. Sur ce point, M. LEVY n'a pas caché compter sur de bonnes relations avec Areva et M. Philippe VARIN, qui devrait prendre prochainement la présidence du conseil d'administration. "Nous aurons à nous pencher de façon étroite sur l'efficacité du partenariat entre EDF et Areva et l'améliorer" a averti M. LEVY, notamment pour optimiser et faire baisser les coûts des réacteurs EPR". Concernant Flamanville, le président-directeur général de Thales a admis qu'il serait "surpris d'avoir de bonnes nouvelles à annoncer au niveau du devis", alors qu'un nouveau retard d'un an a été récemment annoncé. "Il faut reprendre la main sur les délais. C'est une question cruciale pour le groupe et une question d'honneur national de mettre cette affaire sous contrôle. Le resserrement des liens avec Areva et une gestion plus contrôlée de toutes les parties prenantes doit intervenir".

Parallèlement, le futur dirigeant entend aussi apporter une attention particulière "aux activités en aval". Pour lui, "EDF doit jouer tout son rôle dans les services énergétiques et l'efficacité", citant le compteur Linky comme "une première application prometteuse" en la matière. Concernant les dossiers internationaux, il s'est réjoui des positions fortes du groupe outre-Manche, mais aussi en Belgique, Italie et en Pologne. "Il faut maintenant les conforter et déployer une politique internationale bien centrée, une doctrine en la matière, dans des pays comme la Chine. Il me reviendra de focaliser les efforts de déploiement sur quelques pays stratégiques, alors que cette question a, me semble-t-il, était un peu délaissée ces derniers temps". Le cinquième enjeu majeur réside pour M. LEVY dans la question de la gestion des déchets à longue durée de vie. Evoquant le projet Cigeo de stockage profond de déchets radioactifs, M. LEVY a estimé qu'"il faut rapidement trouver la voie d'un consensus entre l'EDF et l'Andra (l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, NDLR) pour développer une filière française du démantèlement et traitement des déchets qui aujourd'hui n'existe pas réellement, ni en France ni dans le monde".

Enfin, sur le plan managérial, le futur président-directeur général compte "engager un projet de transformation qui impliquera un effort de transparence et de prospective", notamment à travers les plans pluriannuels de l'énergie. "Le dialogue social aura toute sa place" a-t-il garanti aux parlementaires, ajoutant qu'il veillerait "à la transparence due aux actionnaires et en particulier à l'Etat, ainsi qu'à la représentation nationale du groupe".

La nécessité de resserrer les liens avec Areva

"Je veux rassurer sur ce plan là : je souhaite que la période qui s'ouvre soit une période de coopération sincère entre les deux groupes" a insisté le futur dirigeant d'EDF, désireux de "tourner la page d'une période d'hostilité". "Il faut structurer de façon claire la coopération technique et commerciale entre Areva et EDF" a-t-il expliqué. A ce titre, M. LEVY a rappelé l'intention de l'Etat de voir des administrateurs communs siéger aux conseils des deux groupes (rappelons que M. Philippe VARIN, pressenti comme futur président du conseil d'administration d'Areva a également été nommé vendredi administrateur d'EDF). "Si je suis bien informé, il semblerait que d'autres personnes ayant des responsabilités éminentes au sein de l'Etat pourraient jouer un rôle majeur au sein des deux conseils à l'avenir" a dit M. LEVY. Ce dernier n'a eu de cesse, tout au long des deux auditions, d'affirmer son intention de faire "souffler un vent nouveau sur les relations Areva-EDF" en partenariat avec M. VARIN, qu'il a dit connaître personnellement de longue date.

Correspondance économique Le nom de M. Jean-Bernard LEVY évoqué pour succéder à M. Henri PROGLIO à la présidence d'EDF

Correspondance économique - Date de parution : 15/10/2014

Le mandat de M. Henri PROGLIO à la présidence d'EDF ne serait pas renouvelé alors que le choix de son successeur aurait été arrêté

La décision sur le renouvellement ou non du président-directeur général d'EDF Henri PROGLIO, en poste depuis novembre 2009, est attendue de manière imminente, alors qu'un conseil d'administration décisif du groupe doit se tenir demain. Si le mandat de M. PROGLIO est généralement jugé positif et s'il a reçu le soutien de syndicats, de membres du gouvernement et de personnalités de gauche, son mandat ne serait néanmoins pas renouvelé. Le président de la République François HOLLANDE souhaiterait en effet envoyer par là un signe aux écologistes et à sa majorité, tout en ouvrant un nouveau chapitre de la politique énergétique française au lendemain du vote de la loi sur la transition énergétique.

Plusieurs noms ont été évoqués ces derniers jours. Alors que le choix du successeur de M. PROGLIO aurait été arrêté, un nom était plus particulièrement cité ; celui de M. Jean-Bernard LEVY, 59 ans, ingénieur en chef des mines, président-directeur général de Thales depuis décembre 2012, administrateur de DCNS, Vinci et Société Générale, ancien président du directoire de Vivendi de 2005 à 2012, ancien président-directeur général de Matra Communication, ancien collaborateur de MM. Gérard LONGUET et José ROSSI au ministère en charge de l'Industrie, des Postes et des Télécommunications.

Rappelons que d'autres noms ont été évoqués dont celui de M. Philippe CROUZET, 58 ans, ancien maître des requêtes au Conseil d'Etat, président du directoire de Vallourec et administrateur d'EDF depuis 2009, et celui de M. Martin VIAL, 60 ans, ancien conseiller maître à la Cour des comptes, ancien président de La Poste et directeur général d'Europ Assistance Holding jusqu'en mai dernier. En interne, le nom de M. Vincent de RIVAZ, 61 ans, directeur général d'EDF Energy, a également été cité. Enfin, si le nom de M. Jean-Pierre CLAMADIEU, président du comité exécutif du groupe Solvay a circulé avec insistance, celui-ci aurait régulièrement décliné le poste.

Publié dans la "Correpondance économique" du 15 octobre 2015 à 6h15


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