Mercredi 26 juin 2019 à 05:39, 103153 biographies, 950 mises à jour depuis une semaine
Bulletin Quotidien - Société Générale de Presse La correspondance économique - Société Générale de Presse Les biographies.com - moteur de recherche de biographies - Société Générale de Presse La correspondance de la publicité - Société Générale de Presse La correspondance de la presse - Société Générale de Presse
Les biographies.com - moteur de recherche de biographies - Société Générale de Presse
Documentation biographique des quotidiens de la Société Générale de Presse
 
Les biographies.com - moteur de recherche de biographies - Société Générale de Presse
Les biographies.com - moteur de recherche de biographies - Société Générale de Presse
   Ajouter favorisImprimerFermer

M. Jacques ATTALI

M. Jacques ATTALI (Articles de presse associés à la biographie)

Tout voir

Correspondance économique Le président de PlaNet Finance Jacques ATTALI a remis au président de la République François HOLLANDE un rapport pour "construire un monde positif à l'horizon 2030"

Correspondance économique - Date de parution : 14/10/2015

M. Jacques ATTALI, ancien conseiller d'Etat, président-fondateur de la société de conseil Attali et Associés (A et A), président de PlaNet Finance, a remis hier au président de la République François HOLLANDE un rapport formulant 21 propositions pour "construire un monde positif à l'horizon 2030". Ces propositions, élaborées lors d'un forum ayant rassemblé mi-septembre près de 150 personnalités du monde économique et associatif au Havre, a été remis au chef de l'Etat dans la perspective de la conférence de Paris sur le climat (COP21). Celle-ci réunira des représentants de 195 pays du 30 novembre au 11 décembre au Bourget, près de Paris, pour tenter de sceller un accord universel afin de limiter la hausse de la température mondiale à 2 degrés par rapport à l'ère pré-industrielle.

M. ATTALI avait déjà remis au chef de l'Etat en 2013 un rapport sur l'"économie positive", invitant à "davantage prendre en compte le long terme" dans les politiques publiques.

Les propositions du rapport

1) Impliquer les entreprises dans la lutte contre le réchauffement climatique, condition nécessaire pour le développement d'une économie positive.

2) Accélérer la transition énergétique vers une économie bas carbone.

3) Sauvegarder et valoriser la biodiversité : un impératif pour le bien-être des générations futures.

4) Concilier sécurité alimentaire et préservation de la planète dans l'intérêt des générations suivantes.

5) Développer l'économie circulaire, dimension spécifique de l'économie positive, dans l'intérêt des générations futures.

6) Accompagner et encadrer l'économie collaborative.

7) Encourager l'entrepreneuriat féminin, un levier de croissance pour l'avènement d'une société positive.

8) Promouvoir la finance participative pour une contribution du plus grand nombre à une économie orientée vers l'altruisme.

9) Réguler le trading haute fréquence pour bâtir une finance positive au service de l'économie réelle.

10) Utiliser le big data comme moteur d'innovation, de décision et de progrès.

11) Développer la e-santé pour garantir aux générations futures un accès aux soins simple, fiable et sécurisé.

12) Lutter contre la pauvreté et les inégalités, une condition indispensable à l'émergence d'une société positive.

13) Libérer le potentiel de la philanthropie comme mode d'action de l'économie positive.

14) Redéfinir le rôle de l'entreprise dans l'intérêt des générations futures.

15) Transformer l'école pour s'adapter à un monde en mutation.

16) Placer l'altruisme au ceur du modèle éducatif, un enjeu central pour former des citoyens responsables, sensibles au vivre ensemble et à l'environnement.

17) Former le consommateur, le citoyen, les Pouvoirs publics et les entreprises à la prise de décision à long terme.

18) Evaluer la prise en compte du long terme à l'échelle du territoire pour construire une économie positive.

19) Associer les médias à la construction d'une société et d'une économie positive.

20) Accélérer le développement des entreprises sociales, acteurs clés de l'économie positive.

21) Faciliter l'accès à l'emploi en priorisant la dignité des publics accompagnés dans des dispositifs co-construits.

Correspondance économique M. Jacques ATTALI formule 53 propositions pour développer l'espace "francophilophone"

Correspondance économique - Date de parution : 27/08/2014

M. Jacques ATTALI, président de PlaNet Finance, a remis hier au président de la République son rapport sur "La francophonie et la francophilie, moteurs de croissance durable", dans lequel il estime que le potentiel économique de la francophonie est énorme et insuffisamment exploité par la France. L'effacement progressif des frontières nationales impose d'autres critères d'appartenance identitaire : la langue et la culture constituent la nouvelle géographie, relève l'ancien collaborateur de M. François MITTERRAND à l'Elysée. L'espace géolinguistique économique de la francophonie va au-delà des frontières institutionnelles de la francophonie et recouvre les cinq continents. Il inclut les pays francophones non membres de l'OIF (Algérie) ; les pays où une proportion de la population parle le français (Israël) ; les pays dits ici "francophiles" qui ont un intérêt économique à apprendre le français (Nigeria). Il inclut enfin les diasporas francophones, les réseaux d'anciens élèves de l'enseignement français. A cela s'ajoutent les 50 millions d'apprenants du français comme langue étrangère à travers le monde, ainsi qu'une élite de plusieurs milliers d'"influenceurs francophilophones" qui occupent des postes économiques, culturels et politiques stratégiques dans des pays non francophones. La francophilophonie regroupe donc les pays francophones, les pays francophiles et les francophones et francophiles du reste du monde.

La francophonie est le 6ème espace géopolitique par sa population et peut devenir le 4ème à horizon 2050. 230 millions de gens parlent français aujourd'hui. Au total, l'ensemble des pays francophones et francophiles représente 16 % du PIB mondial, avec un taux de croissance moyen de 7 %, et près de 14 % des réserves mondiales de ressources minières et énergétiques, alors que les francophones ne représentent encore que 4 % de la population mondiale. Deux pays partageant des liens linguistiques tendent à échanger environ 65 % plus que s'ils n'en avaient pas. Les échanges commerciaux induits par le partage du français entre une trentaine de pays francophones sont à l'origine de 6 % de la richesse par habitant en moyenne pour ces pays et de 0,2 point de taux d'emploi 2.

Trois évolutions pourraient accélérer la croissance économique des pays francophones d'ici à 2050 : le nombre de francophones pourrait atteindre 770 millions ; le besoin en infrastructures pourrait porter la croissance des pays francophilophones ; le développement des nouvelles technologies pourrait accélérer leur développement (paiement mobile, e-santé, big data, etc.). Cependant, faute d'un effort majeur, on pourrait assister en effet à un recul de l'espace francophilophone : le nombre de francophones pourrait décroître, sous la pression de la concurrence des autres grandes langues internationales, des langues locales, et face aux difficultés de certains pays francophones du Sud à assurer l'accès à l'éducation de leurs populations en situation d'explosion démographique. Le nombre de francophones en 2050 pourrait alors être inférieur à celui d'aujourd'hui, au lieu de croître jusqu'à 770 millions. Ce déclin de la francophilophonie entraînerait une perte de parts de marché pour les entreprises françaises, un effondrement du droit continental au profit du droit anglosaxon des affaires, ainsi qu'une perte d'attractivité pour les universités, la culture et les produits français et en français. Cela entraînerait la destruction de 120 000 emplois en France dès 2020, soit 0,5 point de chômage en plus, et un demi-million en 2050, soit 1,5 point de chômage en plus, relève le rapport. Le scénario positif de développement d'une francophonie économique peut être réalisé, à condition de mettre en euvre les 53 propositions de ce rapport. Ces propositions sont regroupées autour de 7 axes :

1) Augmenter l'offre d'enseignement du et en français, en France et partout dans le monde : renforcer les politiques d'intégration par l'apprentissage du français en direction des communautés immigrées (proposition n°1), promouvoir la création d'un grand groupe privé d'écoles en français - tout démontre qu'un tel groupe serait rentable - (cf. proposition n° 3), attirer les populations non francophones vers l'apprentissage du français, par exemple en jouant sur la capacité d'attraction de la musique et du cinéma français (proposition n°11), structurer une offre de FLOTs (Formations en ligne ouvertes à tous) francophones interactifs et diplômants (proposition n°6), aider les pays africains francophones à offrir à l'ensemble de leur population un accès à la scolarisation en français (proposition n°8) : des manuels scolaires génériques pourraient être distribués (proposition n°10).

2) Renforcer et étendre l'aire culturelle francophone, grâce notamment à la construction par des entreprises françaises de salles de cinéma en Afrique francophone et la programmation d'un quota de films francophones (proposition n°17).

3) Cibler 7 secteurs clés liés à la francophonie, pour maximiser la croissance de la France et des autres pays francophones : le tourisme, les technologies numériques, la santé, la recherche et développement, le secteur financier, les infrastructures et le secteur minier (propositions n° 22 à 35). Confier notamment aux alliances françaises et aux instituts français à travers le monde la mission d'agent touristique de la France et de promotion des produits français (proposition n°22).

4) Jouer sur la capacité d'attraction de l'identité française pour mieux exporter les produits français et conquérir de nouveaux francophiles (proposition n° 36).

5) Favoriser la mobilité et structurer les réseaux des influenceurs francophones et francophiles (propositions n°37 à 46).

6) Créer une union juridique et normative francophone : un guichet douanier pour les francophones dans les aéroports des pays francophones volontaires pourrait être créé, afin de rendre tangible un sentiment d'appartenance de la communauté d'intérêts francophones (proposition n° 51).

7) Se donner comme projet de créer à terme une Union économique francophone aussi intégrée que l'Union européenne (proposition n°53).

Correspondance économique Jacques ATTALI présente son rapport "Pour une économie positive"

Correspondance économique - Date de parution : 23/09/2013

Le président de PlaNet Finance Jacques ATTALI présente au chef de l'Etat une série de propositions pour un "capitalisme patient", moins dépendant des actionnaires

Le président de PlaNet Finance Jacques ATTALI a remis samedi au président François HOLLANDE un rapport "Pour une économie positive", fruit d'une année de réflexions de différents experts (économistes, sociologues, scientifiques, entrepreneurs ...). Le document énumère une série de propositions prônant un "capitalisme patient", inscrivant son action sur le long terme et soucieux de préserver l'avenir, seule façon de parvenir à une société moins dépendante de la "tyrannie du précaire" et de la "myopie actionnariale". "L'absence de prise en compte du long terme est la cause principale de la crise actuelle. Il est très inquiétant de voir les sociétés, les Nations de plus en plus focalisées sur le court terme", a expliqué M. ATTALI devant la presse.

Le document présente 45 propositions susceptibles de pouvoir s'appliquer à l'échelon national ou bien européen, voire à l'échelle du G8 ou du G20. "L'économie positive est une économie qui réoriente le capitalisme vers la prise en compte des enjeux du long terme (...) Elle vise (...) à rendre compatibles l'urgence du court terme et l'importance du long terme", explique l'ouvrage. L'un des préalables est de "bâtir un capitalisme patient, à travers une finance positive, qui retrouve son rôle de support de l'économie réelle", souligne en particulier le rapport. "La finance est à si court terme. C'est parce qu'il y a une tyrannie du court terme dans toutes les dimensions de nos sociétés qu'on a eu la crise de 2007-2008", a insisté M. ATTALI devant M. HOLLANDE.

C'est pourquoi plusieurs des propositions portent sur les questions financières : "rediriger l'épargne et les investissements vers les activités positives" (portant sur le long terme), "favoriser le développement de la microfinance", "poursuivre et amplifier la lutte contre les paradis fiscaux", "indexer la rémunération des dirigeants sur la positivité de l'entreprise". A ce dernier sujet, le document remarque que "les stock-options et modes de rémunération annexés au cours de la Bourse alignent les incitations des dirigeants sur celles des actionnaires. Ils freinent les stratégies de long terme des entreprises". Le rapport préconise aussi que la France milite au niveau européen ou du G20 en faveur du renforcement des actionnaires de long terme, dont les droits de vote "pourraient être proportionnels" aux titres détenus mais aussi à la durée de détention. L'objectif étant de "mettre fin à la myopie actionnariale".

Correspondance économique La Commission pour la libération de la croissance française, présidée par M. Jacques ATTALI, préconise 314 mesures pour gagner un point de croissance et ramener le taux de chômage à 5 % en 2012

Correspondance économique - Date de parution : 21/01/2008

La Commission pour la libération de la croissance française (CLCF), présidée par M. Jacques ATTALI, doit remettre officiellement son rapport après-demain au président de la République Nicolas SARKOZY. Très attendue, la présentation a néanmoins perdu tout suspense vendredi, après que les journaux "Le Point" et "Les Echos" aient dévoilé les "huit ambitions" de la commission déclinées en vingt "décisions fondamentales". Les 314 mesures que compte le rapport -- intitulé "300 décisions pour changer la France" -- ont même été mises en ligne sur Internet avant d'être retirées. En réaction à ces informations, M. ATTALI a déclaré vendredi que les textes diffusés étaient "provisoires", "largement modifiés" et comportaient de "très nombreuses erreurs".

D'inspiration libérale, "non partisan", le rapport détaille "un ensemble cohérent, dont chaque pièce est articulée avec les autres, dont chaque élément constitue la clé de la réussite du tout". Un point sur lequel M. ATTALI avait déjà insisté récemment lors d'une audition devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale (cf. CE du 06/12/2007). Le document souligne l'urgence d'agir : "tout ce qui ne sera pas entrepris dès maintenant ne pourra bientôt plus l'être". Concrètement, même si la France dispose de nombreux atouts - comme sa "natalité élevée", son "système d'éducation et de santé de haut niveau", ses infrastructures, ses "entreprises créatives" - "toutes les décisions devront être lancées entre avril 2008 et juin 2009" pour accrocher un point de croissance supplémentaire et réduire le taux de chômage à 5 % de la population active à l'horizon 2012. En outre, avec ces mesures, plus de 2 millions de logements supplémentaires auront été construits, le nombre de Français vivant sous le seuil de pauvreté aura été ramené de 7 à 3 millions et la dette publique réduite à 55 % du PIB.

Pour y parvenir, et pour "ne pas mettre le niveau de vie d'aujourd'hui à la charge des générations futures", le rapport fixe comme objectif la réduction des dépenses publiques, dont la part dans le Produit intérieur brut (PIB) devra baisser d'environ 1 point par an à partir de 2009, soit 20 milliards d'euros de réduction, afin de remettre la France dans la "moyenne européenne en 2012".

Réduire le coût du travail

Le texte souhaite aussi une amélioration de l'environnement des entreprises en préconisant la réduction des délais de paiement des PME par l'Etat et par les grandes entreprises à un mois (...) et à dix jours pour la TVA, et la mise en place d'un statut fiscal simplifié pour les entreprises qui réalisent moins de 50 000 euros de chiffre d'affaires. M. ATTALI appelle à la création d'une agence guidant dans un premier temps les TPE/PME de moins de 20 salariés dans toutes leurs démarches administratives. Pour améliorer la compétitivité des entreprises, il est proposé de réduire le coût du travail en transférant une partie des cotisations sociales vers la contribution sociale généralisée (CSG) et la TVA.

Priorité au dialogue social et à la sécurisation

Le rapport consacre le rôle des partenaires sociaux en renvoyant l'essentiel des décisions sociales à la négociation, tout en modernisant les règles de représentativité et de financement des organisations syndicales et patronales. Sur le plan social toujours, la commission veut sécuriser les parcours professionnels tout en fluidifiant et modernisant le marché du travail. Ainsi, il est proposé de considérer la formation de tous les chercheurs d'emploi comme une activité nécessitant rémunération sous forme d'un contrat d'évolution, de sécuriser la rupture amiable du contrat de travail, de mobiliser tous les acteurs de l'emploi des jeunes et imposer à toutes les entreprises et collectivités publiques de présenter chaque année un bilan de la diversité par âge, par sexe et par origine. Certaines de ces mesures ont été consacrées par les négociations entre les partenaires sociaux sur la modernisation du marché du travail. Le document préconise aussi d'encourager la mobilité géographique (par la création d'une bourse Internet du logement social) et la mobilité internationale (notamment par une procédure plus souple de délivrance de visas aux étudiants, artistes travailleurs, chercheurs et scientifiques).

Suppression de l'âge de départ à la retraite

Concernant les retraites, la commission lance des propositions dont certaines devraient attiser la colère des organisations syndicales : laisser à tout salarié le libre choix de poursuivre une activité sans aucune limite d'âge (...) en bénéficiant, à compter de 65 ans, d'une augmentation de sa retraite, en levant tous les obstacles aux cumuls emploi-retraite. Le rapport propose par ailleurs de supprimer presque tous les dispositifs de préretraite.

Favoriser la concurrence

D'autres mesures risquent de s'attirer les foudres de certaines professions. Le rapport préconise ainsi d'aider les commerçants et les fournisseurs indépendants à prendre part efficacement à la concurrence tout en restaurant complètement la liberté des prix et de l'installation de tous les acteurs de la distribution, de l'hôtellerie et du cinéma. Surtout, la commission veut ouvrir très largement les professions réglementées à la concurrence -- coiffeurs, chauffeurs de taxi, vétérinaires, pharmaciens et diverses professions juridiques.

Relancer de grands projets

Les membres de la commission souhaitent relancer de grands projets. Tout d'abord, en redonnant au pays tous les moyens (dont ceux de la recherche) pour prendre une place de premier rang dans les secteurs d'avenir : numérique, santé, écologie, tourisme, solaire, pile à combustible, biotechnologie, nanotechnologie, neurosciences. Le rapport insiste sur la mise en place "dès maintenant" du très haut débit pour tous, à domicile, dans l'espace numérique de travail et dans l'administration. Ensuite, en modernisant les infrastructures nécessaires (ports, aéroports, place financière) à l'activité et en augmentant l'offre et la qualité de logement social. Sur le plan urbain toujours, le document préconise la mise en chantier de dix "Ecopolis", villes et quartiers d'au moins 50 000 habitants intégrant technologies vertes et technologies de communication.

Améliorer l'enseignement

Comme quasiment toutes les commissions avant elle, la CLCF insiste sur la préparation de "la jeunesse à l'économie du savoir et de la prise de risque". La France doit donc se donner les moyens pour que tout élève maîtrise avant la fin de la sixième le français, la lecture, l'écriture, le calcul, l'anglais, le travail de groupe et l'informatique. A l'université, il est prôné la constitution de 10 grands pôles d'enseignement supérieur et de recherche autour de 10 campus, réels et virtuels.

Suppression des départements

La réforme de l'Etat est aussi évoquée. D'une part, via la création d'agences pour les principaux services au public et l'évaluation de tout service public (école, université, hôpital, administration) par des organismes indépendants. D'autre part, par le renforcement du rôle des régions et des intercommunalités en faisant progressivement disparaître en dix ans l'échelon départemental. Cette dernière mesure, évoquée récemment, a fait bondir nombres de responsables politiques.

Conditionner les prestations familiales aux revenus des ménages

Outre ces propositions "fondamentales", le rapport balaye un très grand nombre de thèmes, du développement durable à l'enseignement, en passant par les retraites, le logement ou la mixité sociale. Il préconise des mesures parfois iconoclastes, et à l'argumentation plus ou moins étayée. Le rapport propose ainsi de "permettre aux parents de choisir librement le lieu de scolarisation de leurs enfants" ou "d'imposer l'achat exclusif par les administrations publique de véhicules hybrides et électriques" dès 2009. En écho au Medef, la commission entend aussi "permettre aux entreprises de déroger à la durée légale du travail", en cas d'accord de branche et d'accord majoritaire dans l'entreprise. Autres propositions : "imposer par quotas la diversité dans les élections", "faire évaluer tout agent d'un service public par ses supérieurs, mais aussi par les usagers" ou encore "conditionner les prestations familiales aux revenus des ménages".

La ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi Christine LAGARDE a salué hier le rapport en estimant que le gouvernement en avait anticipé "toute une série de points", en citant "la réforme du marché de l'emploi par la fusion de l'ANPE et des Assedic, pour fluidifier le marché", et "la réforme de la formation professionnelle, pour permettre l'emploi durable malgré les modifications des cycles de travail au cours de la vie". "Paris (comme) place financière et l'amélioration de l'attractivité, c'est aussi une des choses que nous avons anticipée", a ajouté la ministre, assurant que le gouvernement allait "poursuivre" dans cette voie.


--- LesBiographies.com ---

Ce site nécessite l'activation du Javascript.
Chargement...
(?)


(?)

(?)

(?)

Le site « www.LesBiographies.com » est une publication de la Société Générale de Presse : 13 av de l'Opéra - 75039 Paris Cedex 01 - France.

Direction de la publication : Laurent Bérard-Quélin

Le site web est hébergé par OVH-France : 2 rue Kellermann - 59100 Roubaix - France.