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M. Gérard MESTRALLET

M. Gérard MESTRALLET (Articles de presse associés à la biographie)

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Correspondance économique M. Gérard MESTRALLET, président d'Engie et de Suez, pressenti pour la présidence de l'agence appelée à piloter le projet de développement touristique et archéologique du site saoudien d'Al-Ula

Correspondance économique - Date de parution : 11/04/2018

L'Arabie saoudite et la France ont signé hier, à l'occasion de la visite à Paris du prince héritier Mohammed ben SALMANE (cf. supra) un accord pour le développement touristique et culturel du site d'Al-Ula, dans le nord-ouest de la péninsule arabique alors que le royaume jusqu'ici fermé s'apprête à accorder, pour la première fois, des visas touristiques dans le but d'augmenter substantiellement le nombre de visiteurs étrangers.

Cette région abrite notamment le premier site du royaume saoudien inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, Madain Saleh, construit il y a plus de 2000 ans par les Nabatéens, peuple arabe commerçant ayant vécu au sud de la Jordanie et au nord de l'Arabie actuelle.

Ainsi la cité fortifiée d'Al-Ula, avec ses maisons en briques de boue et de pierre, sera réhabilitée en collaboration avec la France. L'accord franco-saoudien, d'une durée de 10 ans, prévoit la création d'une agence sur le modèle de l'Agence France Muséums qui a piloté la création du Louvre Abu Dhabi inauguré en novembre. Cette agence sera financée par des capitaux saoudiens

La présidence de cette agence pourrait être confiée à M. Gérard MESTRALLET, ancien administrateur civil, président d'Engie et de Suez, ambassadeur européen de la formation professionnelle, président de Paris Europlace, président de la Fondation Agir contre l'exclusion-FACE, ancien président du Conservatoire national des arts et métiers-CNAM, ancien collaborateur de M. Jacques DELORS au ministère de l'Economie, des Finances et du Budget.

Selon M. MESTRALLET, désigné envoyé spécial du président Emmanuel MACRON pour Al-Ula, cet accord est "sans précédent", notamment par l'ampleur des domaines qu'il couvre : archéologie, offre culturelle et artistique, mais aussi infrastructures, énergie, transports, formation et "tout ce que la France peut offrir en termes de valorisation du patrimoine".

Un musée et un centre de recherche historique et archéologique seront créés à Al-Ula et cent cinquante étudiants et étudiantes à parité seront formés aux métiers du tourisme et de la culture. Alors que les premiers touristes pourraient être accueillis "d'ici 3 à 5 ans", une fois complètement équipée, la région, qui dispose déjà d'un aéroport, devrait pouvoir recevoir entre 1,5 et 2,5 millions de visiteurs par an en respectant l'environnement et les normes de développement durable.

Correspondance économique M. Gérard MESTRALLET, président de l'association Paris Europlace s'exprime sur le Brexit

Correspondance économique - Date de parution : 28/06/2016

M. Gérard MESTRALLET, président de Paris Europlace, appelle dans une interview dans "Les Echos" à se montrer ferme. "Désormais, le Royaume-Uni doit être considéré comme un pays tiers, avec tout ce que cela comporte. Sans cette fermeté, le risque serait d'assister à un démantèlement de l'Europe", assène-t-il. En particulier, M. MESTRALLET plaide pour que soit retiré aux banques britanniques leur passeport européen, ce qui devrait encourager une relocalisation d'activités dans la zone euro. Il juge aussi que les infrastructures de compensation et de traitement post-marché pour les transactions en euros, jusqu'ici concentrées à Londres, doivent être implantées en zone euro. Toutefois, "la porte de la coopération avec Londres doit rester absolument ouverte", ajoute-t-il.

M. MESTRALLET estime, d'autre part, que la place de Paris doit plus que jamais faire valoir ses atouts, pouvant à l'occasion du Brexit regagner en attractivité. Il rencontre ce matin le ministre des Finances Michel SAPIN à ce sujet. Sera évoquée la prolongation du régime fiscal des impatriés, qui permet aux étrangers qui s'installent en France ou aux Français qui rentrent après au moins cinq ans d'expatriation de ne pas subir un écart trop important avec leur imposition actuelle. Actuellement de 5 ans, le président de Paris Europlace souhaite que celui-ci soit étendu à 10 ans. Une mesure qui peut encourager les implantations en France. M. MESTRALLET revient, en outre, à la charge sur la fiscalité du secteur bancaire, en particulier la taxe sur les salaires, qu'il souhaite voir allégée. Vendredi dernier, M. SAPIN a répondu lors d'une conférence de presse qu'il n'était pas question de dérouler "un tapis doré" aux financiers, et qu' "une mesure fiscale par ci, par là" n'allait "pas changer la donne" (cf. CE du 27/06/2016).

Correspondance économique MM. Gérard MESTRALLET et Henri PROGLIO ont livré à l'Assemblée nationale leurs réflexions sur le projet de loi relatif à la transition énergétique

Correspondance économique - Date de parution : 19/09/2014

A une semaine de l'examen en commission à l'Assemblée nationale du projet de loi relatif à la transition énergétique pour une croissance verte, MM. Gérard MESTRALLET et Henri PROGLIO, respectivement président-directeur général de GDF Suez et d'EDF, ont été entendus hier par la Commission parlementaire spécialement dédiée au texte. Tous deux ont approuvé les grandes lignes et l'esprit général du projet, non sans émettre des réserves et formuler des suggestions sur certains aspects particuliers. Jugeant que la transition à l'échelle européenne se fait pour l'heure de manière "chaotique et pas organisée partout pour être soutenable et durable", M. MESTRALLET a rappelé que la stratégie de son groupe s'appuie sur deux piliers : être l'énergéticien de référence sur les marchés en croissance et se placer en leader de la transition énergétique en Europe. Pour lui, le texte arrive "au bon moment pour accompagner une révolution irréversible". A condition d'inscrire la loi française dans un contexte européen et mondial en lien avec la Conférence Paris Climat 2015, "qu'il est essentiel qu'elle précède".

Alors que le gaz est souvent pointé comme le grand absent du projet de loi, le président-directeur général de GDF Suez a réaffirmé le rôle stratégique que pourraient tenir le gaz naturel, mais aussi le biogaz et le biométhane dans la réduction des émissions de C02 et des importations d'énergie fossile. Il a fait valoir que le charbon étant quasiment absent du mix énergétique français, la réduction prévue de 32 % des énergies fossiles d'ici 2030 s'appuiera principalement sur le gaz et le pétrole. "Mais les énergies fossiles n'émettent pas toutes du C02 dans les mêmes proportions", a-t-il rappelé, plaidant pour que "cela soit pris en compte" dans le cadre de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) qui devra fixer les détails des objectifs par type d'énergie.

10 % de biogaz d'ici 2030

M. MESTRALLET plaide aussi pour un objectif de 10 % de biogaz, issu de la fermentation des déchets organiques, à l'horizon 2030. Il a estimé à 12 milliards d'euros les investissements nécessaires pour parvenir à un tel seuil. Cette part aurait selon lui un impact "d'un peu plus de 5 % sur le prix du gaz", conséquence notamment des tarifs de rachat bonifiés du biométhane. Ce gaz proche du gaz naturel, issu de l'épuration du biogaz, présente l'avantage de pouvoir être injecté dans le réseau déjà existant, a-t-il fait valoir, rappelant que GDF Suez a d'ores et déjà participé à cinq grandes opérations de réinjection du biomethane dans le réseau GDRF.

Pour M. MESTRALLET, le gaz a aussi un rôle à jouer dans l'un des volets phares de la loi : le transport et la mobilité. "On pense tout de suite à l'électricité quand il est question de réduire la part du diesel. Mais il faut aussi prendre en compte le biogaz, et même le gaz tout court, qui ne produisent pas de particules", a-t-il souligné. "Si on amène cette dimension renouvelable au gaz, cela permet par exemple de convertir 900 bus actuels en version biogaz, comme dans l'accord que nous avons conclu avec la RATP". Pour les collectivités locales, "de plus en plus désireuses de prendre en main leur destin énergétique", le projet de loi prévoit déjà des incitations pour les véhicules légers à passer au gaz. Mais le dirigeant a jugé qu'il pourrait être bon d'instaurer le même type d'incitations en matière de véhicules lourds.

"Retrouver une bonne hiérarchie des énergies"

"Il faut intervenir pour que le système des quotas de C02 fonctionne" a aussi jugé le président-directeur général de GDF Suez. Ce qui doit passer selon lui par une banque centrale pour réguler et une reconsidération annuelle des prix et volumes d'émission en fonction de la croissance européenne. Une telle modulation indexée sur la conjoncture permettrait à ses yeux d'éviter un scénario à la 2009, qui a vu le prix du C02 s'effondrer à cause de la crise, rendant tout le dispositif inopérant. "Le prix du carbone est vraiment le paramètre qui doit dominer tous les autres, car le reste (efficacité énergétique, part des énergies renouvelables...) en découlera naturellement si on fixe un tarif approprié. Cela entraînera les investissements des opérateurs vers les technologies décarbonées et rendra le charbon plus cher. On reviendrait ainsi à une bonne hiérarchie des énergies : le gaz repasserait devant le charbon, alors qu'il est actuellement éliminé en raison des faibles coûts de ce dernier en provenance des Etats-Unis" a insisté M. <MESTRALLET>.

Questions autour du chèque énergie

Le président-directeur général a aussi salué le chèque énergie, mesure clé du projet de loi, comme "une bonne idée", car il concernera également les personnes se chauffant au bois, au fioul ou via les réseaux de chaleur. En revanche il s'est inscrit en faux contre le Médiateur de l'énergie, pour qui l'extension automatique des tarifs sociaux de l'électricité et du gaz à environ 4 millions de foyers modestes en novembre dernier est inopérante. "Il nous semble que les tarifs sociaux en vigueur aujourd'hui fonctionnent bien. Nous militons pour leur extension couplée à une transparence des tarifs" a affirmé M. MESTRALLET, qui ne souhaite pas voir un dispositif remplacer l'autre. Déplorant l'exclusion des ménages précaires recourant à d'autres sources de chauffage, le Médiateur avait plaidé la semaine dernière, devant la même commission, pour un chèque énergie robuste. Le président-directeur général de GDF Suez a au contraire attiré l'attention sur "le risque de complexité" pour les bénéficiaires. "L'automaticité, l'obligation pour nous de rendre automatique le bénéfice des tarifs sociaux, est d'une simplicité absolue pour les consommateurs qui n'ont rien à faire. Ils s'aperçoivent simplement que leur facture baisse", a-t-il fait valoir, craignant qu'un certain nombre d'entre eux, peu à l'aise avec les procédures administratives, se trouvent pénalisés par l'utilisation plus contraignante du chèque énergie.

Rappelons que dans le système prévu par le projet de loi, les tarifs du gaz seront facturés à leur niveau normal, et le chèque devra être adressé au fournisseur d'énergie comme titre de paiement. "Il pourrait y avoir de la perte en ligne, des gens recevront les chèques et n'en feront rien" a averti M. MESTRALLET. "Nous imaginons très bien cohabiter tarifs sociaux et chèque énergie" a-t-il conclu. Devant les parlementaires, M. Henri PROGLIO a quant à lui jugé difficile de substituer les tarifs sociaux par le chèque énergie, sans toutefois s'opposer à ce dernier. "Nous n'y sommes pas hostiles" a-t-il déclaré. "En substitution des tarifs sociaux, ça paraît compliqué, mais pourquoi pas".

Désaccord sur un éventuel élargissement de l'assiette de la CSPE

Les deux dirigeants ont en revanche des vues bien différentes sur l'élargissement aux énergies fossiles de la contribution au service public de l'électricité (CSPE). Ce prélèvement fiscal sur la facture électrique vise à dédommager les opérateurs des surcoûts engendrés par leur mission. Il finance largement le développement des ENR. Rappelons qu'un éventuel élargissement de l'assiette est pour l'heure absent du projet de loi, mais n'en revient pas moins régulièrement sur la table. "J'y suis favorable mais je n'y crois pas" a dit M. PROGLIO, pour qui il est anormal "qu'il revienne aux seuls consommateurs d'électricité de porter une part significative de la solidarité nationale". M. MESTRALLET a pour sa part admis que "le coût des ENR pour le gaz est encore modeste". Mais "il faut tenir compte de la taxe carbone et du développement à venir des biogaz" a-t-il rappelé. "Tout cela est déjà synonyme d'une augmentation programmée de 13 % de la facture gazière". Pas question donc, d'alourdir encore la note des consommateurs.

Enfin, M. MESTRALLET s'est montré plutôt favorable à l'instauration prévue d'un nouveau dispositif "marché + prime" de soutien aux ENR (soit la possibilité de vendre directement sur le marché l'électricité produite par l'éolien ou le photovoltaïque, tout en bénéficiant du versement d'un "complément de rémunération"). "Mais il faut concentrer les systèmes d'aides sur les technologies d'avenir" a-t-il déclaré. "L'hydrolien, la recherche sur les questions de stockage doivent bénéficier d'une partie des ressources publiques". Rappelant qu'EDF investit 400 millions d'euros par an dans la recherche sur les énergies renouvelables, M. PROGLIO a lui aussi souligné que "l'innovation est la clé de la réussite de la transition énergétique".

Ce dernier a aussi estimé qu'une politique française tendant vers une baisse de la part du nucléaire dans le mix énergétique national n'était "pas incompatible avec la vision d'EDF". "Il n'y a pas de polémique. Nous sommes disposés à le faire et nous en avons l'ambition. Si le plafonnement de la capacité est décidé, il sera appliqué", a t-il assuré, estimant que cela n'empêche pas de construire par ailleurs d'autres capacités. "Peut-on imaginer démanteler une centrale et installer un nouveau réacteur sur le même site ? Oui", a-t-il affirmé, tout en répétant que la question de Fessenheim reste "ouverte" et se disant "en discussion" avec l'Etat sur le sujet.


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