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M. Arnaud MONTEBOURG

M. Arnaud MONTEBOURG (Articles de presse associés à la biographie)

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Correspondance économique M. Arnaud MONTEBOURG, candidat à la primaire de la gauche, précise son plan de relance économique

Correspondance économique - Date de parution : 05/01/2017

L'ancien ministre Arnaud MONTEBOURG, candidat à la primaire de la gauche, avait dévoilé 70 propositions fin décembre (cf. CE du 28/12/2016). Il a détaillé hier lors d'une conférence de presse le volet économique de son programme.

"Pour moi, l'économie c'est d'abord exprimer des préférences collectives", a expliqué le candidat à la primaire, soucieux de "rompre avec l'austérité" et d'organiser au contraire une relance keynésienne. M. MONTEBOURG mise sur un plan de relance de 24 milliards d'euros d'investissements par an. Une relance qui doit constituer selon lui un "effet vertueux" sur la croissance et donc l'emploi.

Parmi les investissements envisagés, il a cité "mille projets qui dorment dans les collectivités locales", qui obtiendront "20 milliards de crédits pour pouvoir réenclencher la mise en marche d'une économie territorialisée", mais aussi un plan de rénovation thermique, moyennant selon une idée empruntée à M. Nicolas HULOT, 4 milliards d'investissement public et le reste par la "mobilisation de l'argent privé". Il a également annoncé un plan d'incitation au télétravail, sa volonté d'un plan européen d'augmentation des salaires ou encore le respect strict de la loi sur l'encadrement des loyers.

En matière de pouvoir d'achat, le candidat a à nouveau évoqué sa mesure de baisse de la CSG sur les salaires allant jusqu'à 1,4 Smic pour un coût de huit milliards et une réforme du régime social des indépendants afin que ces derniers payent des cotisations en fonction de leurs bénéfices pour un coût de 2 milliards. Ces huit milliards seront prélevés sur les 40 distribués dans le cadre du CICE qui sera davantage ciblé sur les PME. Pour financer ses mesures, M. MONTEBOURG a également évoqué une "taxe sur les super-profits des banques" censée rapporter 5 milliards par an, estimant que "les banques françaises ont renoué avec les mêmes profits qu'avant-crise alors nous allons leur demander de financer une partie de la sortie de crise de la France".

M. MONTEBOURG compte sur une croissance moyenne de 1,9 % du PIB par an entre 2017 et 2022, grâce à cette politique de relance ce qui provoquera selon lui mécaniquement la baisse du chômage qu'il annonce à 6,1 % en 2022 au lieu de 9,7 % actuellement.

De même, l'"effet vertueux" du retour de la croissance doit permettre de ramener le déficit public de la France (Etat, collectivités, protection sociale) à 2,5 % du PIB, soit en dessous des 3 % imposés par les traités européens. Il est de ce point de vue plus ambitieux que M. Manuel VALLS qui souhaite rester à 3 % et moins que M. Vincent PEILLON qui évoque 1,5 % (cf. CE du 04/01/2017). Parallèlement, selon ses calculs, la dette sera ramenée en 2022 à 91,2 % du PIB contre 96,3 % à l'heure actuelle.

M. MONTEBOURG s'est affiché hier comme le "candidat du travail et des salaires". "Pour moi, une société qui se remobilise autour du travail, c'est une société qui fait des projets, qui se retrousse les manches", a-t-il déclaré devant la presse, plaidant "en faveur de la société du travail", manière de rejeter les "théories sur la fin du travail". Il a donc défendu sa "priorité politique" sur le travail : "quel est son prix, sa valeur, son salaire ?". "Pour moi, transformer le système économique, c'est d'abord s'attaquer à la distribution primaire des revenus", a-t-il ajouté.

Correspondance économique L'ancien ministre Arnaud MONTEBOURG suspend certaines de ses activités le temps de la campagne présidentielle

Correspondance économique - Date de parution : 12/08/2016

L'ancien ministre du Redressement productif Arnaud MONTEBOURG met ses affaires en ordre en vue de la campagne pour l'élection présidentielle. Alors que se profile la Fête de la Rose, rebaptisée cette année "Fête populaire de Frangy-en-Bresse", qui se tiendra le 21 août et pendant laquelle il pourrait faire acte de candidature, M. MONTEBOURG a mis en suspens ses fonctions de vice-président d'Habitat en charge de l'innovation, qu'il occupe depuis mars 2015. "Il s'agit d'une pause qui était prévue dans les termes de son contrat de trois ans", précise une source proche de l'enseigne à "La Correspondance économique".

M. MONTEBOURG pourrait également, selon "Le Canard enchaîné", quitter ses fonctions de président du conseil de surveillance de New Wind, start-up spécialisée dans l'éolien domestique dont il est actionnaire ayant investi 56 000 euros dans la société en octobre 2015.

Rappelons que l'ancien ministre est également président de la société Les équipes du made in France, et membre du comité d'orientation stratégique de Talan, groupe rassemblant 1500 consultants.

Bulletin Quotidien Livre : "L'Alternative Arnaud Montebourg" (Antonio Rodriguez, Le Cherche Midi, février 2016)

Bulletin Quotidien - Date de parution : 08/02/2016

L'ancien ministre Arnaud MONTEBOURG dénonce, dans un livre écrit par le journaliste Antonio RODRIGUEZ à paraître jeudi au Cherche Midi, le "sarkhollandisme économique", accusant le PS de "devenir à la fois un parti libéral et conservateur". Pour le candidat malheureux à la primaire PS de 2011, officiellement retiré de la vie politique depuis août 2014, le PS et Les Républicains appliquent "la même politique économique", la "même politique fiscale aussi, qui consiste à faire payer les classes moyennes". M. MONTEBOURG renvoie dos à dos les deux formations, "des partis dirigés par une sorte de bourgeoisie d'Etat, haut fonctionnarisée, qui mènent exactement les mêmes politiques, en connivence avec Bruxelles". Selon M. RODRIGUEZ, M. MONTEBOURG est "prêt à remonter sur le ring" et n'exclurait pas d'être candidat à l'élection présidentielle de 2017. L'intéressé ne "confirme (...) rien de tout cela". "Je suis bien loin de tout cela, et suis impliqué dans un certain nombre de projets et de développements privés importants", a-t-il réagi par SMS.

Bulletin Quotidien L'ancien ministre Arnaud MONTEBOURG et l'homme d'affaires Mathieu PIGASSE attaquent très durement le bilan de M. François HOLLANDE dans une tribune publiée dans le "JDD"

Bulletin Quotidien - Date de parution : 08/06/2015

Le Congrès du PS s'est achevé hier à Poitiers, dans une ambiance rendue aigre par les critiques émises dans le "Journal du Dimanche" par l'ancien ministre Arnaud MONTEBOURG envers la politique du gouvernement, venant gâcher ce rendez-vous que le Premier secrétaire Jean-Christophe CAMBADELIS voulait comme le grand rassemblement unitaire de la majorité pour réussir la fin du quinquennat.

A la clôture des travaux hier midi, le Premier secrétaire Jean-Christophe CAMBADELIS, le Premier ministre Manuel VALLS, son prédécesseur Jean-Marc AYRAULT, des responsables de la motion majoritaire mais aussi des motions menées par Mmes Karine BERGER et Florence AUGIER se sont massés pour chanter la Marseillaise et poser, rose à la main, pour la photo de famille. Mais les responsables de la motion des "frondeurs" et de l'aile gauche n'étaient pas venus. "On est face à une communication de la direction disant : "ça y est on est rassemblés, tous derrière François HOLLANDE et Manuel VALLS, on est en ordre de bataille pour 2017". Ce n'est pas si simple", a expliqué le "frondeur" Laurent BAUMEL. "Il y a toujours des socialistes pour demander des inflexions dans la politique gouvernementale. On a choisi symboliquement de ne pas être sur la photo. Le message c'est que les frondeurs ne baissent pas la garde", a-t-il ajouté. La maire de Lille Martine AUBRY, pourtant signataire de la motion majoritaire, était également absente.

De fait, la mécanique bien huilée de ce Congrès a été mise à mal par l'intervention de l'ancien ministre Arnaud MONTEBOURG et de l'homme d'affaires Mathieu PIGASSE qui, dans une tribune publiée hier dans le "JDD", attaquent très durement le bilan de M. François HOLLANDE et appellent à "construire une coalition des pays européens favorables à une stratégie de baisse d'impôts en faveur des ménages dans tous les pays, acceptant que les déficits soient résorbés par la croissance mais non par l'austérité".

"Hébétés, nous marchons droit vers le désastre. C'est la démocratie qui est cette fois menacée", écrivent les deux hommes en mettant en garde contre la possible "accession au pouvoir" du Front national. Pour MM. MONTEBOURG et PIGASSE, "ceux qui nient l'existence de l'austérité en prétendant que les salaires n'ont pas baissé (heureusement !) doivent ouvrir les yeux sur les pertes réelles et sérieuses de revenus pour les Français moyens : cette politique répand la colère, le dépit, la violence chez des millions de nos concitoyens qui s'estiment bernés, trahis et abandonnés". "Cette situation explique aussi pourquoi l'économie française ne repart pas, plus de sept ans après la faillite de Lehman Brothers, alors que les économies du monde entier ont redémarré fortement depuis déjà deux ans", poursuivent-ils. "L'absurde conformisme bruxellois de la politique économique de la France est devenu une gigantesque fabrique à suffrages du Front national", accusent-ils, estimant que "le conformisme politique est désormais devenu le principal adversaire du renouveau économique du pays". "Au fil des alternances, les Français votent en conscience pour la "rupture" ou le "changement" mais s'aperçoivent que la politique économique -- donc européenne -- qui s'ensuit est toujours la même. Tout président élu commence par aller faire ses génuflexions à Berlin puis à Bruxelles, enterrant en 72 heures ses engagements de campagne", déplorent-ils. "Pour éviter le désastre de nouvelles progressions du Front national, il est indispensable d'agir sur ses causes. (...) Agir, cela veut dire ne pas faire payer la facture des déficits publics créés par les errements de la finance privée dans la crise par les classes moyennes. Cela veut dire se battre pour la croissance en interrompant les politiques absurdes, inefficaces et anti-économiques de Bruxelles, et rendre sous forme de baisse d'impôts ce qui a été lourdement prélevé sur les ménages (plusieurs dizaines de milliards d'euros", préconisent-ils. Mais "est-il encore possible de sauver ce quinquennat et de le rendre enfin utile à notre pays ? Est-il encore possible d'éviter le désastre politique et moral pour cette gauche de gouvernement qui semble avoir abandonné la France ?", s'interrogent les deux hommes, qui appellent à "engager enfin une politique différente et innovante". Pour cela, "il suffirait que nos dirigeants ouvrent leurs yeux sur le précipice qu'ils ont ouvert sous nos pieds (et les leurs)", concluent-ils.

"Moi, j'assume la responsabilité (de gouverner) et je laisse l'irresponsabilité aux autres. Il faut avoir du courage pour gouverner, oui, absolument", a réagi M. VALLS en se gaussant de "ceux qui commentent, ceux qui font des tribunes exagérées, qui n'ont aucun sens avec la réalité, ceux qui, au fond, n'ont pu accepter de gouverner". "Les Français, je crois, sont rassurés de voir les socialistes rassemblés (...) Il est important que les Français voient que ceux qui gouvernent sont unis pour redresser le pays", a-t-il insisté. "C'est la réussite de cette politique qui est attendue, espérée et soutenue (...). Rien ne me fera dévier de ce chemin, conforté, qui plus est, par le soutien et l'engagement de ma famille politique", a-t-il conclu. Pour sa part, M. CAMBADELIS s'est déclaré "un peu étonné" de l'attitude de M. MONTEBOURG, faisant valoir qu'il "avait toute la possibilité" de déposer un texte pour le Congrès et de parler devant les militants". La critique formulée par M. MONTEBOURG "est extrêmement forte mais les propositions sont extrêmement faibles", a-t-il ajouté.

Bulletin Quotidien L'ancien ministre Arnaud MONTEBOURG se déclare candidat "à la présidence de la République française"

Bulletin Quotidien - Date de parution : 22/08/2016

L'ancien ministre Arnaud MONTEBOURG se déclare candidat "à la présidence de la République française"

L'ancien ministre Arnaud MONTEBOURG a annoncé hier dans un discours-fleuve depuis son fief de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) sa candidature "à la présidence de la République française", sans jamais évoquer la case primaire.

Sa participation aux scrutins organisés en janvier par la Belle Alliance populaire sera en effet conditionnée à la "sincérité" et à la "loyauté" de cette primaire, a rappelé son entourage. M. MONTEBOURG renvoie, lui, sa décision au 1er décembre, date de l'ouverture du dépôt de candidatures, une façon de maintenir la pression sur le président de la République François HOLLANDE qui attend également le dernier mois de l'année 2016 pour se prononcer sur son éventuelle candidature. D'ici là, et en dépit des déclarations du Premier secrétaire du PS Jean-Christophe CAMBADELIS excluant toute candidature "contre le candidat du PS, pour des raisons à la fois politiques et statutaires", M. MONTEBOURG a clairement visé M. HOLLANDE, dont le bilan "n'est pas défendable", le priant même de renoncer.

"Il m'est impossible, comme à des millions de Français, de soutenir l'actuel président de la République", a-t-il aussitôt justifié devant plus d'un millier de personnes dont le député (SER) de la Saône-et-Loire Laurent BAUMEL, la députée (app.SER) de l'Aisne Marie-Françoise BECHTEL, le député (SER) du Val-d'Oise Jean-Pierre BLAZY, la députée (SER) de la Côte d'Or Kheira BOUZIANE, le sénateur (PS) de la Nièvre Gaëtan GORCE, la présidente (SER) de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale Catherine LEMORTON, le député (SER) du Rhône Pierre-Alain MUET ou encore sa compagne la députée (SER) de Moselle Aurélie FILIPPETTI. "J'aurais aimé pouvoir pourtant le soutenir, et vous appeler à le faire avec moi. Non pas parce que je serais l'un des siens, l'un de ses inconditionnels -- je ne l'ai jamais été --. Mais parce que je suis de gauche", a-t-il assuré. Mais, "ce n'est pas possible parce que l'échec qui est le nôtre devant la France provient du reniement et du renoncement. Ce n'est pas souhaitable car la situation du pays est d'une telle gravité, qu'un profond renouvellement des idées, des projets, des hommes et des femmes est indispensable", a-t-il commenté avant d'interpeller "librement et fraternellement" M. François HOLLANDE. Se plaçant ainsi au même niveau que le président sortant, auquel il avait apporté son soutien il y a cinq ans, M. MONTEBOURG lui a demandé "de bien réfléchir à sa décision, de bien considérer les faits, de prendre en compte l'intérêt général du pays, la faiblesse inédite et historique qui est la sienne au regard des Français, d'affronter sa conscience et sa responsabilité et de prendre la bonne décision". "Il y a des moments dans la vie d'un homme, où le choix de faire ou de ne pas faire s'impose de lui-même, car il renvoie à l'idée qu'on se fait de sa propre responsabilité et de la fidélité à ce qu'on croit", a-t-il fait valoir, ajoutant avoir "pour sa part (...) décidé de rester fidèle à (ses) engagements, à (ses) idéaux, à (ses) convictions plutôt que de (se) soumettre par faiblesse, conformisme, résignation, fatigue ou pire, par calcul".

M. MONTEBOURG a ensuite présenté son "projet alternatif", à la fois "audacieux", "unificateur" et "patriotique". "Socialiste (...) pour une grande part", ce projet "affirme la conviction écologique", "puise son inspiration dans les sources du gaullisme social", et se veut "républicain", a-t-il résumé. Il s'agit de répondre à plusieurs défis, a souligné M. MONTEBOURG, citant l'austérité, les attaques terroristes, la dislocation de l'Europe, le dérèglement climatique, le discrédit du système politique. Face à cet amer constat, "la France n'a plus besoin de dirigeants qui gèrent l'affaissement du pays et du système", a-t-il dit. Il faut désormais "transformer et changer" le système, ce qui nécessite de disposer des "leviers d'action du président de la République". "Je suis revenu pour agir, pour m'engager et cette fois pour réussir", a-t-il lâché, déterminé.

Ce programme embryonnaire a vocation à être complété dans les prochaines semaines dans d'autres domaines (école, santé, collectivités locales..). En septembre, le candidat devrait se démultiplier dans la presse, avant de se déplacer dans toutes les régions en octobre et novembre.

Les propositions de M. MONTEBOURG

Faire redécoller l'économie

"Investir obligatoirement entre 10 et 20 % des montants d'épargne des Français de l'assurance-vie dans les PME françaises situées sur le territoire national en contrepartie de la défiscalisation dont elles bénéficient".

"Réserver pendant une période de huit ans, le temps que la France se réindustrialise, 80 % des marchés publics des collectivités locales, de l'Etat, de ses hôpitaux, aux PME travaillant sur le sol national".

"Créer une banque d'encouragement au risque qui cautionnera 90 % des emprunts, des crédits aux petites entreprises, aux toutes petites entreprises, aux start-up, aux artisans, aux commerçants pour financer les innombrables projets de développement et de croissance portant sur les territoires". Ce crédit national, qui a été privatisé il y a vingt ans, (...) sera chargé de financer la reconstruction de notre économie de sortie de crise". "Le réseau de La Banque postale (distribuera) les cautionnements.

Si "la Commission européenne (s'oppose) à certaines de ces décisions au nom du dogme de la concurrence libre et non faussée", "nous paierons les amendes, nous assumerons les sanctions (...) plutôt que laisser mourir l'économie française".

Charger la Caisse des dépôts et consignations de réaliser "un programme massif de rénovation thermique des bâtiments publics et privés pour 100 milliards d'euros sur 5 ans, financé par les emprunts de très long terme d'une durée de 50 ans".

Le retour du pouvoir d'achat

Etendre la loi sur la participation aux bénéfices des entreprises aux "dix millions de salariés des PME de moins de 50 salariés du secteur privé" qui en sont exclus.

Permettre aux "quatre millions et demi de Français locataires de leur logement social (d'en devenir) propriétaire acquéreur avec une baisse de 50 à 70 % par rapport au prix du marché.

"Décider par une mesure de solidarité nationale l'annulation progressive des hausses d'impôts de ces cinq dernières années sur les revenus du travail des classes moyennes et populaires.

La mutation du modèle économique français

"Constituer un fonds de mise en commun de toutes les institutions financières privées à usage patriotique qui aura pour mission de protéger le capital de grandes entreprises, financer leur développement et maintenir les centres de décision en France".

"Reconstituer avec le secteur privé et l'Etat comme actionnaire minoritaire, des conglomérats capables de développer nos savoir-faire, de nouer des alliances internationales et de devenir des champions européens et mondiaux dans les mines, dans la métallurgie, dans l'énergie, dans la pharmacie, dans les semi-conducteurs".

Cofinancer -- le secteur privé et l'Etat - "des projets industriels innovants dans lesquels la France pourra être leader mondial dans cinq à dix ans".

"Nationaliser temporairement ou partiellement une des cinq grandes banques françaises", laquelle pourrait être acquise par la Caisse des dépôts et consignations afin "de disposer d'un bras séculier en mesure d'agir sur l'économie nationale".

La réinvention de notre modèle social

"Mettre fin au dumping social à domicile en décidant la suspension unilatérale de la directive (sur les travailleurs détachés, NDLR) pour le cas où nos partenaires européens refusent de l'abroger".

"Former obligatoirement chaque chômeur à un nouveau métier pendant un an sur les 24 mois d'indemnités. Cet investissement doit être intégralement financé par la formation professionnelle, et les entreprises doivent accueillir les chômeurs en formation professionnelle".

Fusionner "les établissements de pôle emploi dans chaque région et les budgets de formation professionnelle des conseils régionaux et des chambres de commerce (...) en un seul service public local et autonome, dont les dirigeants seront élus au suffrage universel dans chaque région. Ces commissaires élus chargés de la réduction du chômage auront à leur main et sous leur contrôle les budgets de formation professionnelle et les outils de formation des chambres de commerce et pourront s'occuper enfin sur le terrain de former les chômeurs. Ces dirigeants élus rendront enfin des comptes à la fois aux citoyens qui veulent que le chômage baisse, aux chômeurs qui cherchent du travail, aux employeurs qui cherchent des employés et ne les trouvent pas et il y en a environ 300 000".

Renégocier la loi Travail : "si le Code du travail doit être réformé, ce ne sera que par un compromis où chacun doit pouvoir être gagnant. Si on demande des efforts à une partie, les salariés, il faut offrir une contrepartie proportionnée et gratifiante".

La lutte contre le terrorisme

"Rétablir un service national, civil et militaire, égalitaire et universel, pour tous les jeunes hommes et jeunes femmes de notre pays, quelle que soit leur origine et leur milieu social, obligatoire pour une durée de six mois".

"Le rétablissement du service national pour les jeunes Françaises et les jeunes Français permettra de rattraper ce retard, de reconstruire une police de proximité et à la république de revenir dans les territoires perdus et oubliés de la République".

"Organiser avec la participation de la population, chacun devenant acteur de notre sécurité collective, la présence civique et humaine sur tout le territoire national de policiers, de gendarmes, de dépositaires du service public, éduqués dans le respect de la République et la défense de notre bien commun. (...) organiser beaucoup plus sérieusement la protection systématique des lieux publics, (...) renforcer nos moyens en cybersécurité, (...) reprendre pied sur le terrain, améliorer nos connaissances avec du renseignement humain, de l'infiltration clandestine, le soutien et l'aide de la population".

Réarmer la République

"Reconstruire l'école autour d'objectifs clairs, socialement utiles et civiquement indispensables".

"Lutter pied à pied pour l'égalité des chances"

Le sauvetage de l'Europe

"Fixer un mandat de dépassement des traités existants et de reconstruction de l'Union européenne sur les bases suivantes : "programmer la fin des règles fixant l'austérité budgétaire et monétaire contenues dans les traités de Maastricht et de Lisbonne" ; "créer un gouvernement économique de la zone euro (évoluant) sous le contrôle démocratique d'un Parlement" pouvant "contrôler les décisions de la Banque Centrale Européenne, les orientations budgétaires européennes exercées en commun et celles des Etats membres prises un par un" ; redéfinir le projet européen "sur l'essentiel et s'il le faut avec les seuls pays de la zone euro sur une vision commune et partagée comme tel fut le cas des pères fondateurs en 1950".

Une nouvelle République

"Faire adopter par référendum, dès l'été 2017, une réforme politique d'envergure qui établira une République nouvelle : retour au septennat (...) non renouvelable ; réduction des pouvoirs du président de la République "notamment en matière de nomination pour mettre fin aux moeurs monarchiques qui détruisent l'esprit républicain" ; réduction du nombre de députés "à 350 au lieu de 577, dont 50 seront élus à la proportionnelle intégrale" ; réduction du nombre de sénateurs à 200 membres dont "cent citoyens seront tirés au sort sur les listes électorales, un par département" et les 100 membres du Conseil économique, social et environnemental ; transformation du Sénat "qui conservera le pouvoir de se prononcer sur la Constitution, (en) une chambre de contrôle de l'argent public, des engagements publics, des promesses publiques, des services publics, des décisions européennes", en un "outil d'évaluation des lois avant qu'elles ne soient adoptées" ; suppression du recours à l'article 49-3 de la Constitution "sauf en matière budgétaire" ; instauration des référendum d'initiative populaire ; démission de la "haute administration (...) à l'arrivée de chaque changement politique ; "entrée à l'Ecole nationale d'administration réservée aux citoyens ayant déjà une expérience professionnelle avancée" ; dépolitisation de la composition du Conseil constitutionnel qui "ne pourra plus être saisi que par les citoyens" ; suppression des "autorités administratives indépendantes ne s'occupant pas des libertés publiques mais opérant dans l'économie" ; "ministres responsables individuellement de leurs actes devant le Parlement qui pourra les destituer à la majorité qualifiée, sans avoir à renverser l'ensemble du gouvernement".

Redéfinir notre politique étrangère : "La France est en effet une puissance d'équilibre qui assure un pont entre les nations, elle n'est pas belliqueuse et doit organiser le dialogue. Entre l'Iran et l'Arabie saoudite, elle doit assurer l'équilibre. Entre les Etats-Unis et la Russie, elle doit se tenir fièrement au milieu, entre Israël et la Palestine, elle n'a pas vocation à être pour l'un ou pour l'autre, mais à la fois soutenir la sécurité de l'Etat d'Israël tout en défendant l'avènement d'un Etat viable pour le peuple palestinien. La France n'a pas davantage vocation à signer tous les traités de libre-échange concoctés par les administrations américaines".

Député (PS) de la Saône-et-Loire de 1997 à 2012, M. Arnaud <MONTEBOURG>, lança en mai 2001, à l'Assemblée nationale, la Convention pour la VIe République (C6R), conçue comme un groupe de pression destiné à "aider les citoyens actifs à demander des comptes aux élus", qu'il présida jusqu'en 2004. En 2002, il co-fonda, avec MM. Vincent PEILLON, Julien DRAY et Benoît HAMON, le Nouveau Parti socialiste (NPS), courant qui recueillit 16,88 % des voix au Congrès de Dijon de mai 2003. A cette occasion, il fut élu premier secrétaire de la fédération socialiste de la Saône-et-Loire (2003-2005) et entra au bureau exécutif du PS. Il demeura ensuite au bureau national du PS jusqu'en 2012. Après le Congrès du Mans de novembre 2005, où il refusa la synthèse, en désaccord avec ses camarades, MM. Vincent PEILLON, Henri EMMANUELLI et Benoît HAMON, il lança "Rénover, maintenant" dont il fut président délégué de décembre 2005 à mai 2012. En 2006, il apporta son soutien à la candidature de Mme Ségolène ROYAL à la primaire "fermée" organisée par le Parti socialiste et devint ensuite son porte-parole dans l'équipe de campagne pour l'élection présidentielle de 2007. Alors interrogé sur le principal défaut de Mme ROYAL, M. <MONTEBOURG n'hésita pas à déclarer qu'elle "n'a qu'un seul défaut, son compagnon", suscitant l'incrédulité et entraînant une suspension d'un mois de ses fonctions. Lors des élections cantonales de mars 2008, il est élu au conseil général de Saône-et-Loire (2008-2015), qu'il préside jusqu'en 2012. A l'issue du Congrès de Reims de novembre 2008, qui vit la victoire de Mme Martine AUBRY sur Mme Ségolène ROYAL, il fit son entrée au secrétariat national du parti, chargé de la rénovation, et notamment de la mise en place des primaires. Trois ans plus tard, lors des premières primaires ouvertes du PS, il obtint 17,19 % des voix au premier tour, arrivant ainsi en troisième position derrière M. François HOLLANDE et Mme Martine AUBRY. Faisant durer le suspense, il n'annonça qu'à deux jours du second tour qu'il voterait "à titre exclusivement personnel" pour le premier qui le nomma ensuite représentant spécial dans l'équipe de campagne pour l'élection présidentielle. Ministre du Redressement productif (2012-2014) puis ministre de l'Economie, du Redressement productif et du Numérique, à partir de mars 2014, il quitta le gouvernement en août de la même année, après avoir contesté la politique économique de l'exécutif lors de la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse, en compagnie de M. Benoît HAMON. L'homme politique avait alors choisi "l'entrepreneuriat comme troisième vie professionnelle". En juillet dernier, après l'appel aux Français lancé lors de sa traditionnelle ascension du Mont Beuvray, il lança son mouvement baptisé "Le projet France".


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