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M. Geoffroy ROUX DE BÉZIEUX

M. Geoffroy ROUX DE BÉZIEUX (Articles de presse associés à la biographie)

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Correspondance économique Le projet du nouveau président du Medef Geoffroy ROUX de BEZIEUX

Correspondance économique - Date de parution : 04/07/2018

A peine élu président du Medef hier, M. Geoffroy ROUX de BEZIEUX a immédiatement mis l'accent sur le nécessaire rassemblement au sein du mouvement, après une campagne marquée par de multiples candidatures et un duel final avec M. Alexandre SAUBOT. "Il y a eu le temps de la campagne et de l'indispensable expression des sensibilités. Et cette étape se termine. Maintenant, c'est le temps de l'action et du rassemblement", a-t-il lancé aux membres de l'assemblée générale du Medef, appelant de ses veux "un Medef qui joue collectif et qui n'a plus de temps à perdre en vaines querelles".

Face à un exécutif qui multiplie les réformes sur le terrain économique et social, qu'il s'agisse du projet de loi Pacte, de la future réforme des retraites ou encore du projet de loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel", M. ROUX de BEZIEUX et le Medef dans son ensemble n'ont, de fait, pas de temps à perdre, dans un contexte bien différent de celui d'il y a cinq ans, lors du précédent changement de président à la tête de l'organisation patronale. "Le Medef de combat a eu son utilité. Là nous sommes dans un Medef de propositions, d'anticipation", a d'ailleurs souligné, sitôt élu, M. ROUX de BEZIEUX face à la presse.

Le nouveau président du Medef a rappelé hier les grands axes de son projet, lors de l'assemblée générale. Il a tout d'abord insisté sur un thème phare qu'il aura décliné tout au long de la campagne, celui de la transformation technologique, et pas seulement numérique, qui touche tous les pans de l'économie. Evoquant la date du 3 juillet 2023, échéance du mandat qu'il débute à la présidence du Medef, il a évoqué "trois certitudes" : "nous serons entrés de plain-pied dans l'âge digital, ces changements technologiques vont bouleverser le monde du travail, et nous ne pouvons réussir dans ce monde en mutation qu'en emmenant toute la cordée". "La question des créations/destructions d'emplois (liées au numérique, NDLR), c'est le sujet numéro un", a-t-il renchéri ensuite devant la presse.

Outre les questions liées à l'organisation et à la gouvernance du Medef (cf. infra), M. ROUX de BEZIEUX a décliné hier les grands axes de son projet. Le premier consiste à "continuer le combat pour la compétitivité de nos entreprises". Sur ce point, M. ROUX de BEZIEUX devrait enfourcher des chevaux de bataille assez habituels au sein du Medef avec notamment l'appel à la réduction de la dépense publique en vue d'une baisse des prélèvements obligatoires pesant sur les entreprises. Au plan fiscal, il devrait concentrer ses critiques sur les impôts de production. Il a, en effet, fait de la suppression des impôts de production "une priorité" dans son programme, souhaitant "obtenir à court terme une baisse des impôts de production programmée sur la durée du quinquennat".

S'agissant du paritarisme, M. ROUX de BEZIEUX a souligné sa volonté de le "transformer pour obtenir une véritable autonomie de décision et de gestion". "La question, c'est "est-on en autonomie de décision et de négociation ? Il ne faut pas entrer une négociation où l'on sait d'avance quel est le résultat", a-t-il expliqué ensuite face à la presse. Le nouveau président du Medef souhaite en outre rénover le dialogue social. Il souhaite "imaginer un dialogue social national qui devienne un dialogue économique et social". Le président du Medef a par ailleurs confié ne pas être "un grand fan" des sommets sociaux et dit préférer des rencontres avec les partenaires sociaux avec des experts sur des questions telles que l'évolution du contrat de travail pour "tirer des diagnostics communs". M. ROUX de BEZIEUX a également fait part de son souhait que les entreprises "augmentent leurs efforts sur la formation des salariés". Il souhaite également que le Medef puisse "se redonner du temps et des ressources pour repenser le temps long". M. ROUX de BEZIEUX a enfin évoqué la nécessité pour le Medef de "devenir une organisation franco-européenne". "Nous devons, étape par étape, établir des positions communes", entre organisations patronales européennes", a détaillé le nouveau président du Medef, qui devrait rencontrer dès demain, M. Vincenzo BOCCIA, président de la Cofindustria, la principale organisation patronale italienne.

L'élection de M. ROUX de BEZIEUX à la présidence du Medef a suscité de nombreuses réactions. En visite près de Lyon, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno LE MAIRE a félicité le nouveau président. "Je veux lui dire que nous avons maintenant du pain sur la planche", a-t-il déclaré, évoquant son projet de loi Pacte. "Il y a dans ce projet de loi beaucoup de dispositions majeures et je souhaite pouvoir en reparler rapidement avec le nouveau président du Medef", a-t-il ajouté. "Je le verrai, je l'espère, dans les prochains jours", a-t-il poursuivi, indiquant aussi qu'il se rendrait à l'université d'été de l'organisation patronale fin août. L'U2P, autre organisation qui représente les artisans, commerçants et professions libérales, s'est dite dans un communiqué "prête à collaborer avec le nouveau président du Medef". Du côté des syndicats, M. Pascal PAVAGEAU, secrétaire général de FO, a confié qu'il espérait que le Medef ne se comporterait "pas comme un lobby" et accepterait de construire un agenda social avec les syndicats "dès septembre".

Correspondance économique Election à la présidence du Medef : le programme de M. Geoffroy ROUX de BEZIEUX

Correspondance économique - Date de parution : 18/05/2018

M. Geoffroy ROUX de BEZIEUX, président de Notus Technologies, vice-président délégué du Medef, a annoncé le 23 janvier dernier sa candidature à la présidence de l'organisation patronale. Il vient de recueillir le soutien de M. Jean-Charles SIMON, ancien directeur général délégué du Medef, président-fondateur de Stacian, qui a retiré mercredi sa candidature (cf. CE du 17/05/2018).

Voici les principaux points du programme de M. ROUX de BEZIEUX.

"Ce que le Medef doit obtenir de l'Etat"

Dépenses publiques

- Réduction des dépenses publiques de fonctionnement pour permettre une baisse significative des prélèvements obligatoires, la diminution de l'endettement et le rétablissement de l'équilibre des comptes publics. Un objectif qui "n'est pas incompatible (...) avec une politique d'infrastructure ambitieuse, décentralisée et innovante dans son financement qui est indispensable pour la vitalité économique des territoires".

Fiscalité et prélèvements obligatoires

- Faire de la suppression des impôts de production, c'est-à-dire les impôts qui pèsent sur le haut du compte de résultat, une priorité. Obtenir à court-terme une baisse des impôts de production programmée sur la durée du quinquennat.

- La fiscalité écologique doit accompagner la nécessaire transition énergétique mais de manière "raisonnable et planifiée en prenant compte de la rentabilité des acteurs".

- Mener le "combat politique et médiatique contre toutes les asymétries (fiscales, réglementaires et normatives)".

- S'agissant du coût du travail, plaider pour une politique de l'offre par opposition à la politique de la demande.

Simplification

- Passer du principe de précaution au principe de confiance, militer pour une "véritable révolution de la simplification qui soit ordonnée au plus haut niveau de l'Etat".

- Demander aux pouvoirs publics d'associer les entreprises à l'élaboration de la norme et de rendre obligatoires les études d'impact sur les sujets les concernant.

- Demander une poursuite de la simplification du droit du travail, en particulier sur les contrats de travail et sur les seuils. Faire un bilan des ordonnances travail.

"Ce que le Medef doit proposer aux organisations syndicales"

Redéfinir les conditions d'un nouveau dialogue social au niveau national

- Définir avec les syndicats de salariés les conditions de la refondation d'un nouveau dialogue social national. Recentrer le dialogue social national sur la prospective économique et les grands défis liés aux nouvelles technologies et à leurs conséquences sur les entreprises et les salariés. Une concertation avec les syndicats qui "doit être pensée en totale autonomie vis-à-vis de l'Etat et du gouvernement. Décider entre partenaires sociaux de l'agenda social et ne plus accepter les discussions dont le résultat final est fixé à l'avance.

Participation du Medef au paritarisme

- Accepter la responsabilité de gestionnaire si responsabilité pleine et entière de la gestion, sans interférence de l'Etat.

- Ne pas totalement se dessaisir d'un certain nombre de sujets touchant la vie quotidienne des entreprises et notamment le marché de l'emploi et la formation. Trouver un mode de participation renouvelé qui ne soit "ni une compromission ni une politique de la chaise vide".

- A l'échelon local conserver un certain nombre de mandats paritaires où les mandataires ont la possibilité de défendre les entreprises avec efficacité.

"Ce que le Medef doit apporter aux entreprises"

Faciliter la transition entre les métiers et entre les filières

- Faciliter les reconversions des secteurs en restructuration vers ceux qui emploieront demain : création d'une commission dédiée à ce sujet qui, combinée à un observatoire prospectif des emplois et des compétences, permettra de mettre en place ces transitions entre filières.

Former les salariés aux métiers et aux compétences de demain

- Agir pour que les formations soient tout d'abord identifiées puis proposées en anticipation des évolutions technologiques.

- Effort constant porté sur la promotion et la valorisation de l'apprentissage, en évaluent l'impact des réformes en cours.

Accompagner la transformation technologique et la transition écologique

- Accompagner les entrepreneurs dans leur réflexion et les accompagner vers "le monde de demain", par exemple en démultipliant l'Université du numérique sur les sujets stratégiques mais aussi en la déclinant dans les territoires.

- Aider les adhérents à anticiper la nécessaire transition écologique qui doit amener à repenser en profondeur les modes de production. S'assurer que cette transition soit faite à un rythme compatible avec la compétitivité des entreprises, en particulier des PME, et dans un cadre réglementaire favorable à l'innovation.

Encourager tous les dispositifs qui permettent de partager la valeur

- S'engager pour promouvoir les mécanismes d'association des salariés à la création de valeur (actionnariat salarié, actions gratuites, intéressement ou participation), auprès de toutes les entreprises, petites comme grandes, afin que les salariés soient directement associés aux réussites des entreprises.

Faciliter le financement et la croissance des entreprises

- Militer pour une orientation de l'épargne vers des placements longs qui seuls permettent de garantir que l'économie productive et les entreprises françaises bénéficient de nouvelles sources de financement.

- Encourager les PME et les ETI françaises à renforcer leur bilan et leurs fonds propres pour assurer le financement des mutations technologiques notamment par l'ouverture de leur capital.

Territoires

- Les MEDEF territoriaux doivent être les têtes de pont du lobbying national.

- Encourager la mission d'Action Logement.

Entrepreneurs et repreneurs

- Encourager et amplifier la vague de création d'entreprises que connaît la France en contribuant à la diffusion de la culture de l'entrepreneuriat et en amplifiant les mesures de simplification de la création.

- Se préoccuper des dizaines de milliers d'entreprises à reprendre chaque année en sensibilisant au "repreneuriat", en demandant mesures fiscales et réglementaires, et accompagnements financiers nécessaires pour faciliter ces reprises.

"Ce que le Medef doit faire en Europe et à l'international"

Faire du Medef une organisation franco-européenne

- Renforcer la présence du Medef à Bruxelles.

- Développer les coopérations renforcées. Développer un véritable dialogue transfrontalier, en particulier avec le BDI allemand ou la Confindustria italienne.

- Etre force d'impulsion dans le débat européen. Renforcer la task force dédiée au Brexit qui est l'un des enjeux majeurs de l'année 2019.

- Diplomatie économique. Le Medef doit permettre à l'ensemble de ses adhérents d'accéder aux réseaux internationaux d'influence (BIAC, OMC, Forum de Davos,...). Systématisation d'une présence dans les délégations françaises lors des déplacements d'Etat à l'étranger. Financer l'ouverture d'un autre bureau à l'étranger (Washington) devra être financé pour défendre les entreprises aux USA.

Accompagner les entreprises à l'international

- Renforcer les liens avec le Medef International et en particulier imaginer ensemble comment promouvoir et accélérer la croissance du nombre des entreprises exportatrices.

- Commerce extérieur. Accompagner un redressement de la balance commerciale en aidant les entreprises à exporter en renforçant les coopérations et partenariats avec Business France et les différents dispositifs d'accompagnement.

"Ce que le Medef doit faire pour se transformer"

Gouvernance

- Création en juillet 2018 d'un groupe de travail représentatif des adhérents et coprésidé par un président de Medef territorial ou régional et un président de fédération professionnelle afin de préparer les Etats Généraux du Medef qui proposeront une réforme des statuts qui sera soumise aux votes des adhérents en janvier 2019. Celle-ci doit permettre une meilleure représentativité des adhérents dans les instances dirigeantes du Medef, un meilleur équilibre entre les branches et les territoires.

- Meilleure représentation des femmes et des nouvelles générations d'entrepreneurs. Dépasser au conseil exécutif le pourcentage des femmes chefs d'entreprises dans le pays.

Financement

- Que le Medef soit capable, à terme, de vivre des seules cotisations volontaires de ses adhérents.

Organisation du Medef

- Adaptation des moyens et ressources aux compétences nécessaires au Medef du futur : numérisé, tourné vers l'économie et orienté vers les enjeux technologiques de demain. Le MEDEF peut et doit fonctionner avec moins de ressources financières.

- Suppression de l'organisation en pôles, remplacée par un nombre limité (15) de commissions "régaliennes". Election des présidents de commissions par les instances sur proposition du président en tenant compte de leur légitimité et de leurs compétences, mais aussi en s'assurant que la représentation des secteurs est équilibrée.

- Privilégier pour les autres sujets soit la collaboration avec l'extérieur, soit la création de groupes de travail "agiles, opérationnels et à durée limitée" (moins de six mois), sur le modèle des task force.

Partenariats

- Dialoguer le plus amont possible et mener des actions communes avec les think-tank ainsi que les autres organisations patronales représentatives et les CCI.

Relations avec les ONG

- Reconfigurer la stratégie d'influence du Medef, en s'ouvrant beaucoup plus à ces interlocuteurs.

"Ce que le Medef doit dire à l'opinion"

Porter la voix des entrepreneurs pour faire de la pédagogie économique

- Expliquer les grandes mutations économiques, faire de la pédagogie, et aborder des thèmes qui intéressent davantage les Français que le coût ou le droit du travail. Par exemple : l'accès des jeunes au travail, la transformation du travail à l'ère du numérique et de l'ubérisation, la smart city, l'intelligence artificielle...

- Bannir l'expression "patron des patrons" pour désigner le président du Medef, le présenter comme celui qui "porte la voix des entrepreneurs".

- Que la parole du Medef ne repose pas sur une seule et même personne. Avoir une communication incarnée par plusieurs chefs d'entreprise, dont certains présidents de Medef territoriaux et régionaux.

- Présence sur les réseaux sociaux. Obligatoire que tous les présidents de Medef territoriaux et tous ceux qui ont des responsabilités au Medef sachent s'y déployer.

Sortir de l'entre-soi

- Inviter des experts (universitaires, scientifiques...) à réfléchir dans les réunions, dans les lieux où se forge la doctrine du Medef.

- Prospective et travaux avec les think-tanks et organisations plus agiles.

- Reconquérir le monde de l'éducation.

- Création d'un comité consultatif de haut niveau. Regroupant à parité des hommes et des femmes, personnalités de la société civile, ce comité fera un état des lieux de ses travaux chaque année à l'Université d'été.

Outre M. ROUX de BEZIEUX, sont également candidats : Mme Dominique CARLAC'H, présidente et fondatrice de D&Consultants ; MM. Olivier KLOTZ, président du Medef Alsace, directeur général de Heuft France ; Patrick MARTIN, président du Medef Auvergne-Rhône-Alpes, président de Martin Belaysoud Expansion ; Frédéric MOTTE, président du Medef Hauts-de-France, président de Cèdres Industries ; et Alexandre SAUBOT, ancien président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), directeur général délégué de Haulotte Group.

L'élection à la succession de M. Pierre GATTAZ, pour un mandat de cinq ans non renouvelable, se déroulera le 3 juillet prochain. C'est l'assemblée générale du mouvement, composé de 591 membres, dont 561 ayant une voix délibérative, qui élit le président. En font partie, le président du Medef, 380 délégués représentant les organisations professionnelles, 170 délégués représentant les organisations territoriales, et les 10 personnalités qualifiées du conseil exécutif. Auparavant, les candidats seront auditionnés par le conseil exécutif du Medef le 28 mai. Celui-ci rendra ensuite son avis le 11 juin.


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