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M. Jean-Charles SIMON

M. Jean-Charles SIMON (Articles de presse associés à la biographie)

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Correspondance économique M. Jean-Charles SIMON, candidat à la présidence du Medef, va faire campagne "en tandem" avec M. Vincent CHARPIN, président du Medef Pays-de-la-Loire

Correspondance économique - Date de parution : 28/03/2018

M. Jean-Charles SIMON, ancien directeur général délégué du Medef, président fondateur de Stacian avait rendu publique le 4 janvier dernier sa candidature à la présidence du Medef (cf. CE du 05/01/2018). Il a annoncé hier qu'il ferait désormais campagne "en tandem" avec M. Vincent CHARPIN, président du Medef Pays-de-la-Loire. "En pratique, élu à la présidence du Medef, M. Jean-Charles SIMON proposerait que M. Vincent CHARPIN soit le vice-président délégué du Mouvement avec des missions déterminées et les attributions correspondantes, conformément aux articles 12 et 19 des statuts actuels", selon un communiqué, publié hier par le candidat.

Notons que l'article 12 des statuts porte sur les attributions et le fonctionnement du conseil exécutif du Medef, et l'article 19 sur les attributions du président du Medef. Il prévoit notamment que "le président peut avec l'accord du conseil exécutif, confier à un vice-président délégué, à un vice-président ou à un membre du conseil exécutif une mission déterminée et lui déléguer les attributions correspondantes".

Né en 1965, diplômé de l'EBS en France, en Angleterre et en Espagne, ainsi que de l'Institut permanent des développeurs économiques (IPEDE), M. Vincent CHARPIN commença sa carrière en 1990 à la direction financière internationale de la société Alcatel CIT, où il fut chargé des conditions financières et assurantielles des contrats export du groupe industriel. En 1992, il rejoignit la filiale Alcatel Data Network en tant que chef de zone export pour l'Europe de l'Est, avant d'être nommé en 1993, sales manager pour une partie de l'Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Pérou) de Sprint International. En 1995, il devint président de l'entreprise parisienne Uniti, PME spécialisée dans les réseaux informatiques et les télécommunications. Il intégra parallèlement le Centre des jeunes dirigeants (CJD) dont il devint président cinq ans plus tard. En 2007, il céda son entreprise et créa le groupe BePublic à Nantes. Il fut président du conseil d'administration du Medef Loire-Atlantique de 2013 à 2016. M. Vincent CHARPIN est président du Medef Pays-de-la-Loire depuis octobre 2016. Il est membre du conseil des régions et de la commission des territoires du Medef national. Il est par ailleurs le président fondateur de IELO "Institut entrepreneurs et leaders d'opinion" qu'il a créé en 2016 avec d'autres entrepreneurs.

Outre M. SIMON, les autres candidats à la présidence du Medef sont : MM. Patrick MARTIN, président du Medef Auvergne-Rhône-Alpes ; Frédéric MOTTE, président du Medef Hauts-de-France ; Geoffroy ROUX de BEZIEUX, vice-président délégué du Medef ; Alexandre SAUBOT, président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) ; Olivier KLOTZ, président du Medef Alsace ; Pierre BRAJEUX, président du Medef Hauts-de-Seine ; Fabrice LE SACHE, cofondateur du mouvement "La France en croissance", dirigeant d'Aera Group et Mme Dominique CARLAC'H, présidente et fondatrice de D&Consultants.

La date de clôture des candidatures pour l'élection a été fixée au 3 mai. L'élection, elle, aura lieu le 3 juillet.

Correspondance économique Election à la présidence du Medef : le programme de M. Jean-Charles SIMON

Correspondance économique - Date de parution : 12/03/2018

[...]

Voici le programme de M. SIMON, articulé en deux volets, l'un consacré à l'organisation et au rôle du Medef, et l'autre portant sur le domaine social.

Les propositions "pour un nouveau Medef"

Rassembler

1. Se donner pour objectif de bâtir une grande "maison commune" de l'entreprise en France. 2. Retisser des liens formels entre le Medef et la CPME, par exemple avec un siège d'invité permanent pour la CPME au Conseil exécutif du Medef, et décliner si possible cette représentation dans des groupes de travail. 3. Proposer à l'Afep un statut d'invité permanent du Conseil exécutif du Medef, mettre en place des groupes de travail conjoints, mener des actions de lobbying ou d'influence en commun. 4. Approfondir les relations avec les membres associés actuels du Medef, lors de l'Université d'été du Mouvement ou dans le cadre d'autres événements et échanges d'expertises. 5. Se rapprocher d'organisations qui représentent de nouvelles sensibilités, des préoccupations ou des spécificités auxquelles le Medef doit faire toute leur place (Croissance Plus, France Digitale...). 6. Se rapprocher de structures à l'origine de la fibre entrepreneuriale ou du développement effectif des entreprises comme les "juniors entreprises" et les incubateurs. 7. Resserrer fortement les liens avec des think-tanks et des organismes dont le Medef est proche, comme l'Institut de l'entreprise ou COE-Rexecode, et se rapprocher d'autres structures similaires pertinentes.

Ethique et transparence

8. Financement du Medef et de ses composantes 100 % indépendant à l'horizon 2021. 9. Publier des comptes annuels certifiés, détaillés et consolidés du Medef et de chacune de ses composantes sur l'ensemble de leur périmètre. 10. Pas plus de six ans dans une même fonction, pas plus de douze ans de responsabilités diverses, pas de cumul de fonctions au sein des entités Medef. 11. Déclaration d'intérêts sur l'honneur des mandataires et des élus, à titre personnel et professionnel. 12. Nomination d'un déontologue au sein de l'organisation afin de pouvoir procéder au contrôle de ces déclarations et à leur suivi. 13. Prévoir lors de la désignation l'acceptation formelle de la possibilité de la révocation du mandat confié par une entité, dans le cadre d'une procédure transparente fixée par le mandant. 14. Possibilité de recourir à des experts externes à l'organisation comme mandataires en cas de besoin. 15. Appliquer des règles d'éthique et de transparence aux dirigeants salariés des organisations dans le périmètre Medef, dont les mandats devraient être à durée déterminée.

Démocratie interne

16. Adhésion directe des entreprises au Medef national conjointe à l'adhésion à un territoire ou à un syndicat professionnel membre du Medef. 17. Cotisation directe de l'entreprise au Medef national, avec un barème unique. 18. En contrepartie de la cotisation directe des entreprises, les territoires et les organisations professionnelles adhérant au Medef national n'auraient plus à lui verser de cotisations. 19. Election à la présidence du Medef national au suffrage direct des entreprises adhérentes, déterminé par l'addition de deux clés alignées sur les cotisations : une entreprise une voix pour la première, un nombre de voix proportionnel au poids économique de l'entreprise pour la seconde. 20. Dans un Conseil exécutif de 41 sièges, 20 membres en plus du président élus également directement par les entreprises adhérentes, selon le même mode de scrutin. 21. Répartition des 20 autres sièges du Conseil exécutif : 10 élus par un collège regroupant les représentants des territoires, 10 autres élus par un collège des représentants des fédérations, suppression des sièges de personnalités qualifiées. 22. Aligner les durées des mandats, avec un mandat de 3 ans pour la présidence du Medef national, renouvelable une fois, le même principe s'appliquant au Conseil exécutif. 23. Possibilité pour chaque dirigeant d'entreprise adhérente de candidater à la présidence ou au Conseil exécutif sous réserve de réunir un certain nombre de parrainages, suppression de la limite d'âge. 24. Conserver la collégialité et les prérogatives du Conseil exécutif en supprimant le Bureau et en créant des comités spécialisés du Conseil, comme dans une entreprise. 25. Possibilité pour le Medef de consulter directement les entreprises adhérentes sur des sujets s'y prêtant.

Une organisation au service des entreprises

26. Mettre en place une organisation beaucoup plus agile et légère, avec un redéploiement de moyens au profit de l'expertise. 27. Privilégier des groupes de travail par sujet aux commissions permanentes trop figées. 28. Dégager des ressources importantes affectées aujourd'hui à la vie des organismes et aux réunions paritaires, ainsi qu'à la gestion des mandats, au profit des six grandes catégories de services décrites ci-après.

1 - Représentation, promotion et défense de l'entreprise dans la société

29. Interagir au mieux avec les médias, la parole des chefs d'entreprise étant encore trop rare ou timide en France. 30. Développer une expertise forte pour construire une expression légitime, notamment avec l'appui de partenaires comme des think-tanks et des organisations spécialisées. 31. Produire des diagnostics et des études à forte valeur ajoutée permettant de nourrir le débat public et d'élaborer une vision à long terme. 31. A l'instar de l'Université d'été, développer les événements permettant de se réunir et surtout de s'ouvrir à d'autres publics. 33. Favoriser les opérations d'immersion en entreprise pour les magistrats, les élus, les enseignants, les chercheurs, les journalistes ou d'autres publics.

2 - Lobbying européen, national et local

34. Un lobbying moderne reposant d'abord sur la qualité de l'argumentation et de l'expertise avec l'appui des partenaires du Medef selon les thèmes. 35. Un lobbying transparent et qui privilégie pour sa mise en euvre les experts plutôt que des généralistes de la relation aux pouvoirs publics. 36. Au niveau européen, renforcer le dispositif de promotion et de défense des entreprises françaises de la manière la plus concertée possible (Business Europe ou par défaut d'autres actions conjointes). 37. Accompagner le lobbying des entités Medef par les experts du Medef national et de ses partenaires lorsque nécessaire. 38. Proposer des briefings par des équipes du Medef national sur les grands sujets de politiques publiques auprès des entreprises adhérentes. 39. Proposer aux entreprises adhérentes des échanges avec les responsables politiques ou administratifs, en particulier à l'échelon national, indépendamment d'opérations de lobbying spécifiques. 40. Pouvoir agir en justice, en France comme au niveau européen, lorsque les intérêts du monde économique sont en jeu.

3 - Sensibilisation des entreprises aux grands enjeux contemporains

41. Proposer le support nécessaire aux entreprises adhérentes lorsqu'elles ont besoin de repères et d'échanges face à ces transformations (numérique, environnement, société...), avec l'appui de structures d'expertise partenaires. 42. Organiser les événements ouverts sur ces problématiques nécessaires pour sensibiliser le plus en amont les dirigeants d'entreprises, diffuser des publications de haut niveau et proposer des accompagnements adaptés, surtout en situation d'urgence. 43. Diffuser au mieux au sein de la communauté Medef les meilleures pratiques, les expériences et les connaissances de ceux qui peuvent être en pointe sur un domaine.

4 - Services en matière sociale, juridique et économique

44. En lieu et place d'accords contraignants, mettre à disposition des entreprises adhérentes des bibliothèques d'accords de niveau interprofessionnel ou professionnel, nationaux ou territoriaux, négociés ou non, à mettre en euvre si elles le souhaitent sur tous les sujets sociaux. 45. Développer des services de conseil et d'accompagnement ciblés qui ne sont rendus par aucun prestataire de marché, notamment au bénéfice des plus petites entreprises. 46. Réaliser des publications de haut niveau et organiser des réunions autour d'experts pour les adhérents dans des domaines où le Medef et ses partenaires ont une compétence à forte valeur ajoutée, dans le cadre d'une véritable approche "clients". 47. Medef International doit devenir pour l'essentiel une plateforme ouverte au service de toutes les entreprises du réseau pour accompagner leur déploiement à l'export.

5 - Plateformes d'informations et d'échanges

48. Mettre en place des applications et des plateformes en ligne à disposition des entités Medef et des entreprises adhérentes dans tout le réseau, permettant la participation directe aux instances, aux consultations, l'information et quantité de services de réseau (annuaires, agendas, groupes d'entraide, forums, messageries instantanées, webinars...). 49. Maintenir et développer de nombreuses possibilités pour les entreprises de rencontrer directement leurs homologues dans leur région, leur secteur ou en dehors, notamment autour d'événements d'influence générale ou de sensibilisation aux grands enjeux contemporains.

6 - Rôle économique national et local

50. Faire d'un Medef recentré sur l'économique un acteur essentiel pesant sur les grandes décisions structurantes en la matière (fiscalité, finances publiques, normes, législation, concurrence, compétitivité, R&D, commerce extérieur...). 51. Organiser aux niveaux national et territorial le pilotage des grandes politiques de formation et d'apprentissage. 52. Donner aux structures territoriales les moyens de pouvoir piloter pleinement les CCI de leur ressort, en faisant participer les entreprises adhérentes. 53. Sous le contrôle direct des Medef concernés et en associant au mieux les entreprises adhérentes, utiliser les délégations dans les CESER pour favoriser les échanges, les concertations et la prospective au service de leur ambition pour leur région. 54. Proposer aux adhérents, dans chaque périmètre Medef, de former ou de rejoindre des pools d'assurés ou de clients de nombreux services, qui peuvent concerner les entreprises, leurs salariés ou leurs dirigeants, à l'instar de la GSC. 55. Financer des projets locaux ou sectoriels avec le soutien du Medef, une part du budget national retournant ainsi vers les structures adhérentes qui en ont le plus besoin.

Les propositions "pour un nouveau pacte social"

Mandats du paritarisme

1.Répertorier précisément et publiquement les mandats du paritarisme, documenter leurs conditions d'attribution, leur durée et leurs titulaires. 2. Réduire la gouvernance des structures paritaires à quelques milliers de mandats, toutes organisations confondues, sur l'ensemble du territoire. 3. Imposer une procédure transparente et décrite publiquement pour l'attribution de mandats par chaque organisation concernée. 4. Prévoir la possibilité de révoquer un mandataire et de le remplacer à l'initiative du mandant selon une procédure définie et connue à l'avance. 5. Rendre incompatible l'exercice d'un mandat paritaire avec une fonction exécutive dans l'organisation qui le désigne, et ne pouvoir en retirer aucun revenu.

Accords normatifs interprofessionnels et professionnels

6. S'opposer à la conclusion d'accords contraignants pour les entreprises aux niveaux interprofessionnel ou professionnel, et n'accepter que des accords prévoyant la liberté des entreprises d'y adhérer. 7. Rejeter tout accord et le cas échéant toute négociation qui prévoirait une demande d'extension aux pouvoirs publics. 8. Rendre intégralement supplétives les dispositions des conventions et accords de branche à un horizon par exemple de cinq années.

Contentieux des relations de travail

9. Remplacer les prud'hommes par une juridiction professionnelle spécialisée de première instance, en facilitant l'accès à la magistrature de chefs d'entreprise et salariés.

Assurance chômage

10. Faire de l'Etat l'opérateur exclusif d'un nouveau système de prise en charge de l'absence de revenus d'activité. 11. Aller vers une indemnisation forfaitaire universelle en cas d'absence de revenus du travail, jusqu'à 12 mois (18 mois au-delà de 55 ans). 12. Majorer l'indemnité d'absence de revenus d'activité en période de formation qualifiée engagée par le bénéficiaire, après validation par l'agence concernée. 13. Renoncer au contrôle de la recherche active dans le cadre d'un système devenu incitatif et non plus punitif. 14. Financer le nouveau système indemnitaire par la solidarité nationale et des cotisations d'entreprise limitées aux 12 premiers mois d'un contrat. 15. Restreindre fortement le champ et les ressources de Pôle emploi, en les réorientant vers le suivi et la validation de la formation au sein d'une agence indépendante dédiée. 16. Favoriser la souscription d'assurances complémentaires facultatives de la perte de revenus d'activité.

Retraites complémentaires

17. Transférer la collecte des cotisations de retraites complémentaires aux Urssaf, guichet unique des entreprises pour les prélèvements sur les salaires. 18. Fusionner toutes les caisses Agirc-Arrco des différents groupes de protection sociale en un opérateur unique de gestion des droits à retraite complémentaire. 19. Envisager à plus long terme un rapprochement du régime de base et d'une partie du régime complémentaire en un régime unique obligatoire, si possible en points. 20. Réduire significativement la part totale de la couverture obligatoire retraite des salariés. 21. Transformer la partie supérieure du régime actuel en mécanismes facultatifs complémentaires avec des comptes individuels par capitalisation, la transition étant facilitée par les produits de cession de la prévoyance et du logement.

Santé et prévoyance

22. Restaurer la liberté de couverture en complémentaire santé pour tous et en prévoyance pour les cadres. 23. Engager la cession des institutions de prévoyance des groupes de protection sociale au profit de la transition des régimes de retraite complémentaire.

Formation professionnelle

24. Etablir un rapport direct entre l'offre et la demande de formation, et supprimer les organismes et les circuits de collecte et de gestion des fonds mutualisés de la formation professionnelle venant des entreprises (Opca, Opacif, FPSPP) ainsi que les prélèvements associés (0,55 à 1 % du salaire selon la taille de l'entreprise). 25. Faire du CPF, absorbant le Cif, le véhicule majeur de la gestion des droits des individus à la formation mais aussi à l'accompagnement et à l'orientation, en les comptabilisant en euros. 26. Attribuer à chaque salarié, par l'entreprise, l'équivalent d'un jour de salaire brut par année de travail pour un temps plein, à utiliser avec l'accord de l'employeur ou à capitaliser sur le CPF. 27. Abonder par les entreprises d'au moins 11 salariés le CPF de chaque salarié de l'équivalent d'un jour de salaire brut par an si elles n'engagent pas dans l'année une action de formation au moins équivalente. 28. Permettre l'abondement en euros des CPF par de nombreux outils - RTT, CET, participation, intéressement, épargne salariale, indemnités de rupture... - avec l'accord ou à l'initiative du salarié, et dans des conditions fiscales et sociales incitatives. 29. Abonder par les entreprises les CPF des salariés lors d'une rupture du contrat à leur initiative (sauf faute grave ou lourde) à hauteur d'un jour de salaire par année d'ancienneté pour un taux plein. 30. Prévoir un abondement du CPF par l'entreprise correspondant à 1 % du salaire brut total à l'échéance d'un contrat court, sauf en cas d'action de formation ou d'embauche. 31. Financer les personnes ayant un besoin d'orientation et/ou un projet de formation en cas d'insuffisance de ressources dans leur CPF après validation de leur projet. 32. Créer une agence nationale de l'emploi (reprenant le suivi des demandeurs d'emploi), de la formation et de l'alternance, indépendante, chargée notamment d'agréer et de contrôler les opérateurs de l'orientation et de la formation, ainsi que de labelliser ceux qui seraient éligibles à réaliser des actions pouvant bénéficier d'un accompagnement financier. 33. Créer une antenne régionale de l'emploi, de la formation et de l'alternance, pilotée par la région, avec une forte présence des représentants du monde économique et en lien avec l'agence nationale indépendante, se substituant notamment aux actuels Coparef et Crefop. 34. Privatiser l'Afpa.

Alternance

35. Confier aux régions la tutelle pleine et entière des lycées professionnels, et permettre la mutualisation des moyens des lycées professionnels et des CFA. 36. Créer un cadre de codécision entre la région et les représentants du monde économique pour l'ouverture des CFA, la création ou la suppression de filières professionnelles. 37. Assouplir les contrats pouvant être conclus au titre des périodes en entreprise dans les formations en alternance, et notamment leur durée dans le cadre du bac professionnel. 38. Accorder une place plus large aux enseignements professionnalisant par rapport aux enseignements généraux, et accroître dans certains cas le temps passé en entreprise dans les formations en alternance. 39. Evaluer fréquemment et adapter très rapidement les formations et les diplômes de l'alternance par un pilotage national de l'agence concernée associant très étroitement les acteurs économiques. 40. Mettre en place des programmes d'initiation à l'apprentissage ou de pré-apprentissage, y compris en fin de collège unique ou à son issue. 41. Transférer la collecte de la taxe d'apprentissage et de la CSA aux Urssaf, guichet unique des entreprises pour les prélèvements sur les salaires. 42. Supprimer le "hors quota" actuel de la taxe d'apprentissage, afin que l'ensemble des fonds collectés soient destinés au financement de l'alternance. 43. Encourager les entreprises à financer les établissements d'enseignement supérieur de leur choix en portant de 60 à 90 % la réduction d'impôt aux établissements agréés.

Santé au travail

44. Remplacer les services interentreprises paritaires par des plateaux de médecine du travail "autogérés" par les professionnels de santé concernés, sous le contrôle de l'autorité publique, et dans le cadre d'une rémunération entièrement à l'acte. 45. Permettre le rattachement des médecins du travail à des cabinets libéraux, et développer une pluridisciplinarité permettant aux médecins de ville d'exercer au moins en partie une activité de médecine du travail. 46. Envisager le transfert de la couverture des accidents du travail à des opérateurs privés dans le cadre d'une obligation d'assurance des entreprises.

Action logement

47. Transférer progressivement la gestion et les revenus du parc de logements et des services d'Action logement à la puissance publique. 48. Supprimer en conséquence la participation à l'effort de construction de 0,45 % sur les salaires des entreprises d'au moins 20 salariés. 49. Affecter les produits de cession de logements du parc concerné à la transition des régimes de retraite complémentaire.

Fonctionnement des organismes paritaires et liens financiers avec les partenaires sociaux

50. Interdire dès que possible toute contribution d'organismes paritaires au titre du financement direct des partenaires sociaux ou de la compensation de frais qu'ils engageraient au titre de leur participation à la gestion de ces organismes. 51. Proscrire toute contribution des organismes paritaires en nature ou sous quelque forme au bénéfice des partenaires sociaux, et tout recours à leurs services ou à ceux de structures qui en dépendent. 52. Assurer une transparence de la gestion courante des organismes paritaires au moins équivalente à celle des sociétés cotées. 53. Permettre à la Cour des comptes de contrôler sans restriction tous les organismes paritaires dans l'intégralité de leur périmètre.

Financement public des partenaires sociaux

54. Supprimer à un horizon de cinq ans le prélèvement interprofessionnel de 0,016 % sur les salaires, les systèmes équivalents et les subventions publiques aux partenaires sociaux. 55. Rendre les cotisations des personnes morales aux organisations d'entreprises éligibles à la réduction d'impôt de 60 % pour les dons aux organismes d'intérêt général.


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