Mardi 30 mai 2017 à 11:45, 101691 biographies, 1541 mises à jour depuis une semaine
Bulletin Quotidien - Société Générale de Presse La correspondance économique - Société Générale de Presse Les biographies.com - moteur de recherche de biographies - Société Générale de Presse La correspondance de la publicité - Société Générale de Presse La correspondance de la presse - Société Générale de Presse
Les biographies.com - moteur de recherche de biographies - Société Générale de Presse
Documentation biographique des quotidiens de la Société Générale de Presse
 
Les biographies.com - moteur de recherche de biographies - Société Générale de Presse
Les biographies.com - moteur de recherche de biographies - Société Générale de Presse
   Ajouter favorisImprimerFermer

M. Bernard STALTER

M. Bernard STALTER

(Article de presse associé à la biographie)

Tout voir

Correspondance économique Le nouveau président de l'Assemblée permanente de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat, M. Bernard STALTER présente ses voeux à la presse

Correspondance économique - Date de parution : 20/01/2017

M. Bernard STALTER, président de la Chambre Régionale de Métiers et de l'Artisanat de la Région Grand Est, a été élu en décembre dernier président de l'Assemblée Permanente de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat (APCMA), comme cela était attendu (cf. CE des 31/05/2016 et 14/12/2016), succédant à M. Alain GRISET, qui présidait l'APCMA depuis 2000, qui vient de se voir confier la présidence de l'Union des entreprises de proximité (U2P), à compter de janvier 2017 (cf. CE du 31/05/2016 et infra).

M. STALTER avait annoncé qu'il axerait son mandat sur le développement économique des entreprises artisanales et la défense de leurs intérêts afin de consolider la place du secteur de l'artisanat dans l'économie et les territoires.

De fait, présentant pour la première fois ses veux en tant que président de l'Assemblée permanente des Chambres des métiers et de l'artisanat-APCMA, M. STALTER a déclaré fermement : "cette année, l'artisanat doit être placé au ceur du débat public. Nous en sommes encore loin ! (...) Notre pays nourrit en son sein une anomalie fondamentale : il ne sait pas reconnaître ses artisans. On nous ignore, alors que nous offrons une palette de réponses aux principaux enjeux de demain".

Ainsi, dans le contexte des élections présidentielles, législatives et sénatoriales à venir, le président de l'APCMA a "recommandé" aux "futurs élus d'ouvrir les yeux sur entreprises qui apportent, chaque jour, des services de proximité, des services vitaux pour le quotidien de nos concitoyens (...) sur ces entreprises qui contribuent à l'équilibre de nos territoires urbains et ruraux (...) qui offrent des perspectives d'emploi aux jeunes et qui sont en capacité de recruter, en réponse au chômage".

"En cette période de campagne politique, je rêve que nos futurs responsables nous associent à des réflexions pour favoriser le développement de nos entreprises, plutôt qu'ils ne nous contraignent à devoir monter au créneau pour protéger nos savoir-faire !" a-t-il poursuivi, avant d'ajouter : " je n'en doute pas, les candidats à l'élection présidentielle ne manqueront pas, sous couvert -- soit d'un discours prétendument moderne, soit d'une posture dite - libérale --, de revenir à la charge pour dire que n'importe quel citoyen de notre pays, pour peu qu'il achète une caisse à outils, sera capable de bâtir une maison. Les mêmes, qui d'un autre côté, imposent toujours plus d'obligations, de normes et de labels à respecter, à ceux qui sont les mieux formés ! A tous, je ne manquerai pas de rappeler et de démontrer que la réalité du terrain est loin des grandes théories économiques. Que les faits sont têtus. A tous, je rappellerai sans relâche que nous, artisans, avons besoin de simplification dans la règlementation, d'allègement des charges, de stabilité dans notre environnement".

Ainsi, le secteur de l'artisanat doit savoir "profiter de ces débats sur l'avenir de la France, pour rappeler combien l'artisanat est capable d'apporter des réponses concrètes aux difficultés du pays".

Participer à la formation

Le président de l'APCMA a ainsi évoqué le système éducatif et la formation, appelant à une réflexion globale, à laquelle l'artisanat est prêt à participer "pour faire prendre au plus grand nombre le virage de l'apprentissage."

Evoquant une campagne de communication "qui avait heurté par ses affirmations (...) notamment sur la difficulté de trouver un métier au sortir de l'université, en comparaison avec notre système de formation" alors que les chiffres cependant, traduisent la réalité" M. Bernard STALTER a indiqué que cette campagne va être relancée, tout en précisant qu'il "ne s'agit pas d'opposer les systèmes", mais de "jouer la complémentarité des uns avec les autres, pour proposer à tous les jeunes une solution (...) sous la forme d'un parcours individualisé, qui pourra leur permettre de trouver un emploi, de créer des entreprises et de créer la richesse nationale".

"Nous sommes en mesure de répondre aussi aux attentes de ces nombreux français qui souhaitent, à un moment de leur vie, changer de parcours, s'orienter vers l'entreprise. Aujourd'hui, en bien des domaines, le parcours d'une vie n'est plus forcément linéaire. Il nous faut nous adapter aussi à ces évolutions sociétales" a ajouté le président de l'APCMA, précisant que sur le" terrain de la formation continue", l'artisanat a des réponses à proposer. "Nous avons surtout de nombreuses entreprises qui seront à reprendre dans les prochaines années. Il faut, sur ces sujets, une approche pragmatique et moderne" a poursuivi M. STALTER.

Faire face à "l'uberisation" et simplifier

Abordant en outre la question de "l'Uberisation de l'économie", le président de l'APCMA a déclaré : "Notre pays doit faire face. (...) L'artisanat, les artisans, ne seront pas en reste. Nous sommes en effet capables de faire évoluer nos points de vue, sous réserve que certains fondamentaux soient respectés : (...) concurrence loyale, (...) égalité devant les charges sociales, (...) strict respect des règles qui encadrent nos professions et nos productions, (...) sécurité des consommateurs".

M. Bernard STALTER a par ailleurs appelé à une réflexion sur la simplification du système administratif. "Notre pays s'interroge sur la simplification de son système administratif, des règles qui encadrent notre vie quotidienne (...) Nous avons aussi notre mot à dire car nous n'oublions pas qu'un des grands freins à l'embauche reste la complexité juridique et administrative de notre système, source d'insécurité pour l'entreprise".

Il a ainsi proposé de "réfléchir avec l'administration à une organisation et à un corps de règles adaptées à nos entreprises artisanales afin de prendre en compte une évidence : quand le chef d'entreprise artisanale remplit un formulaire ou tente de comprendre la complexité des obligations légales auxquelles il doit s'astreindre, il ne le passe pas à exercer son métier, à développer son entreprise".

Nouveaux chantiers et interrogations sur les moyens

Rappelant que 60 % des présidents des chambres de métiers et de l'artisanat, issus des dernières élections sont de nouveaux élus, saluant l'action de son prédécesseur, M. Alain GRISET, dans l'adaptation du réseau aux évolution territoriales, le président de l'APCMA a évoqué son souhait de conduire certains "chantiers" : l'offre de service du réseau consulaire, qu'il convient "en partenariat avec les organisations professionnelles, (de) moderniser pour coller au plus près des attentes de nos clients, les artisans", mais aussi le "développement de partenariats avec d'autres réseaux, d'autres structures qui grâce à leur maillage territorial, ou leur domaine d'expertise, viendront renforcer (...) l'action au service du développement des entreprises artisanales", ou encore les "démarches coordonnées (...) avec les grandes associations représentatives des collectivités françaises, avec lesquelles (... il convient de) mettre en euvre des partenariats concrets, immédiatement transposables dans nos territoires".

Abordant la question des financements, M. Bernard STALTER a noté qu'il est "indispensable" pour que les chambres de métiers et de l'artisanat puissent "jouer pleinement (leur) rôle, que la question des ressources du réseau ne soit pas comme une épée de Damoclès qui menace, chaque année, de (les) contraindre fortement dans (leurs) missions".

"Je poserai clairement à l'Etat la question de nos moyens. Car on ne peut pas considérer comme allant de soi qu'une taxe que les artisans paient à leur Chambre de Métiers finisse dans les comptes de l'Etat ! Notre situation, dans ce contexte d'écrêtement des ressources fiscales, nous obligera à faire des choix. Cette situation en tout cas nous obligera à déterminer comment nous pouvons dégager le maximum de moyens pour assurer nos missions opérationnelles au service des entreprises artisanales. Même si nous devons certainement réfléchir à l'optimisation de notre fonctionnement, à une gestion toujours plus rigoureuse, l'Etat doit entendre que nous avons besoin de retrouver des marges de maneuvre dans nos ressources" a conclu le président de l'APCMA.


--- LesBiographies.com ---

Ce site nécessite l'activation du Javascript.
Chargement...
(?)


(?)

(?)

(?)

Le site « www.LesBiographies.com » est une publication de la Société Générale de Presse : 13 av de l'Opéra - 75039 Paris Cedex 01 - France.

Direction de la publication : Laurent Bérard-Quélin

Le site web est hébergé par OVH-France : 2 rue Kellermann - 59100 Roubaix - France.