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M. Rodolphe BELMER

M. Rodolphe BELMER

(Article de presse associé à la biographie)

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Correspondance économique M. Rodolphe BELMER, jusqu'ici directeur général d'Eutelsat, est nommé directeur général d'Atos

Correspondance économique - Date de parution : 21/10/2021

M. Rodolphe BELMER, jusqu'ici directeur général d'Eutelsat, a été nommé hier directeur général d'Atos, a annoncé hier le groupe informatique français. Il devient également membre du conseil d'administration d'Atos. Il remplacera M. Elie GIRARD, qui occupait ce poste depuis novembre 2019 (cf. CE du 25/10/2019) et qui a présenté hier sa démission pour " raisons personnelles" au conseil d'administration du groupe. M. GIRARD quittera le groupe "à la fin de la semaine".

M. BELMER prendra ses fonctions "au plus tard le 20 janvier 2022". A compter du lundi 25 octobre, MM. Pierre BARNABE, chargé du Secteur public & Défense et de la division Big data & Cybersécurité, et Adrian GREGORY, chargé du secteur Services financiers & Assurance et d'Atos Syntel, tous deux membres du comité de direction générale sont nommés co-directeurs généraux par intérim.

Né en août 1969, diplômé de l'Ecole des hautes études commerciales (HEC) en 1992, M. Rodolphe BELMER commença sa carrière au sein du département marketing de Procter & Gamble France (1992-1998). Il rejoignit alors McKinsey, en tant que manager et conduisit des missions de conseil dans les domaines des médias, de la distribution et de la grande consommation (1998-2001), puis intégra à cette date le groupe Canal+. Il y fut successivement directeur de la stratégie et du développement de Canal+ Distribution et de CanalSatellite (2001-2003), directeur marketing et stratégie du groupe Canal+ (2003) et fut nommé cette même année directeur général adjoint de Groupe Canal+ (2003-2013). En parallèle, il fut directeur général de Canal+ (2003-2015) et directeur général délégué puis directeur général de Canal+ France (2005-2013). D'août à décembre 2015, il fut conseiller de la présidente de France Télévisions (Mme Delphine ERNOTTE CUNCI). M. Rodolphe BELMER fut ensuite directeur général délégué (jusqu'en mars 2016) puis directeur général d'Eutelsat, poste qu'il occupait jusqu'ici. Il fut par ailleurs vice-président du conseil de surveillance de Médiawan (2017-2019) et est actuellement administrateur de Netflix (depuis 2018) et du média vidéo en ligne Brut (depuis 2018), dont il est également président du comité stratégique. Il est enfin président du fonds de dotation Auteurs Solidaires (depuis 2017) et président du festival Séries Mania (depuis 2017).

Le groupe de 107 000 salariés "s'apprête à accélérer son repositionnement stratégique, avec un renforcement dans le numérique, le cloud, la sécurité, la décarbonation", a indiqué hier soir M. Gilles ARDITTI, chargé des relations investisseurs et de l'audit interne dans le groupe. C'est "dans ce contexte et après une période particulièrement intense", que M. GIRARD a décidé de présenter sa démission. M. GIRARD, ancien directeur financier d'Atos (2015-2019), avait pris les commandes du groupe après le départ à la Commission européenne - en tant que commissaire européen au marché intérieur - de M. Thierry BRETON (cf. CE du 25/10/2019), qui dirigeait le groupe depuis plus de 10 ans.

En deux ans, M. GIRARD n'a pas réussi à restaurer la confiance des investisseurs dans un groupe bâti à coup d'acquisitions et qui a toujours eu du mal à générer une croissance interne robuste. Au premier semestre, le groupe a subi une perte nette de 129 millions d'euros (cf. CE du 28/07/2021), lesté par le poids de ses activités informatiques classiques alors que les entreprises se ruent vers le cloud, l'informatique dématérialisée. Le groupe avait été contraint un peu plus tôt en juillet de reconnaître qu'il ne renouerait pas comme prévu avec la croissance cette année après la crise du coronavirus (cf. CE du 13/07/2021). Ses nouvelles prévisions, confirmées hier soir, prévoient une stabilité de son chiffre d'affaires à taux de change constant (contre une croissance de 3,5 à 4 % prévue avant le mois de juillet), et une baisse du taux de marge opérationnelle à environ 6 % (contre 9,8 % prévu avant le mois de juillet). Au troisième trimestre 2021, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires stable à 2,67 milliards d'euros (à taux de change constants).

Pour rappel, Atos a quitté le CAC 40 à la rentrée (cf. CE du 10/09/2021). La rétrogradation du groupe informatique, arrivé sur le CAC le 20 mars 2017, était attendue par les opérateurs de marché : plus petite capitalisation de l'indice - 4,6 milliards d'euros à la clôture hier soir -, l'entreprise a également enregistré la moins bonne performance depuis le début de l'année : -43,30 %. En janvier, l'annonce d'un projet d'opération de croissance externe aux Etats-Unis est apparue "totalement incompréhensible" aux yeux du marché car "en complète contradiction" avec la nouvelle stratégie du groupe axée sur la numérisation, la cybersécurité et le cloud. Atos a ensuite traversé une période délicate à la suite de la révélation en avril de l'émission par les commissaires aux comptes "d'une réserve pour limitation de travaux" portant sur deux filiales américaines, qui représentent 11 % de son chiffre d'affaires consolidé (cf. CE du 02/04/2021). Un mois plus tard, l'assemblée générale des actionnaires d'Atos a rejeté à 63,19 % les comptes consolidés du groupe (cf. CE du 14/05/2021), fait rarissime en France et inédit pour un groupe de cette importance. Ces couacs ont participé à faire plonger le titre en Bourse. A la clôture de la Bourse de Paris hier, Atos perdait 2,40 % à 43,58 euros.


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