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M. Thierry BRETON

M. Thierry BRETON

(Article de presse associé à la biographie)

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Correspondance économique Avant son audition, M. Thierry BRETON, candidat au poste de commissaire européen, clarifie ses ambitions pour les cinq années à venir

Correspondance économique - Date de parution : 14/11/2019

C'est un plan reposant sur quatre piliers assez nettement définis qu'a esquissé M. Thierry BRETON, commissaire-désigné au Marché intérieur, dans ses réponses aux questions écrites des eurodéputés en amont de son audition qui se tiendra cet après-midi à Bruxelles.

En pas moins de 30 pages, l'ancien président-directeur général d'Atos expose comment il compte, s'il est confirmé commissaire européen par le Parlement, mettre en euvre les multiples priorités de la prochaine présidente de la Commission européenne, Mme Ursula von der LEYEN, autant dans le domaine de la politique industrielle que du marché intérieur, du numérique, de la défense ou de l'espace.

D'abord, il entend approfondir un marché unique "qui fonctionne pour les citoyens et qui fait de l'Europe un acteur global", notamment en s'assurant que toutes les règles qui gouvernent cet espace de libre-circulation seront mises en euvre à l'avenir. "Je résisterai à toute tentation de protectionnisme national et de reconstruction des frontières économiques entre nos pays", promet-il. Il en est certain : il faut en finir avec la fragmentation législative au sein du marché intérieur pour que l'Europe puisse tenir tête à ses concurrents, américains et chinois surtout.

Ensuite, il compte "façonner l'espace numérique", afin qu'il soit "sûr" et "ouvert à tous". "Je vais proposer des règles claires qui protègent les droits et les libertés des Européens tout en offrant la stabilité juridique dont ont besoin les entreprises, notamment les plus petites", annonce-t-il. Parmi ses priorités ? Le développement de l'intelligence artificielle, la protection des données et la cybersécurité. Comme Mme GOULARD avant lui, M. <BRETON> s'engage à repenser le niveau de responsabilités des plateformes du numérique, et ce en participant à l'élaboration d'un futur "Digital single act", qui viendra remplacer la directive "e-commerce" datant de l'année 2000. "Je porterai une attention spéciale aux secteurs des médias et de l'audiovisuel du fait du rôle vital qu'ils jouent dans notre démocratie et dans l'identité européenne, en plus de leur contribution à la croissance et à l'emploi", annonce-t-il encore.

Troisièmement, il s'engage à "soutenir la transition vers une économie neutre d'un point de vue climatique". Rappelant l'ambition régulièrement réitérée par Mme von der LEYEN de neutralité carbone du continent européen d'ici à 2050, M. <BRETON> pousse pour que le futur "Green deal" européen, texte transversal supposé mettre en euvre cet objectif, compte une "dimension industrielle forte". "Je m'assurerai que l'UE soutienne notre base industrielle en allant plus loin dans l'organisation de la transition verte et que les nouvelles technologies jouent un rôle clé pour atteindre cet objectif", écrit l'ancien ministre, plaidant pour que "toutes les entreprises prennent part à cette transition".

Enfin, il souhaite construire une vraie "souveraineté technologique européenne". Pour lui, impossible d'imaginer une transition numérique ou verte en Europe sans établir cette "souveraineté technologique", qu'il décrit comme "la possibilité de recourir à des alternatives technologiques européennes" dans certains domaines cruciaux comme la défense, l'espace ou la 5G.

Défense de la "cohérence" du portefeuille qui lui est dévolu

M. BRETON balaie d'un revers de main les questions qui remettent en cause sa capacité à gérer, seul, un portefeuille si vaste. Il se dit tout à fait capable d'assurer la direction des trois directions générales qui seront sous sa responsabilité, et rappelle qu'en tant que ministre de l'Economie et des Finances, il était "directement responsable de 22 structures issues de 14 directorats généraux et 8 agences d'Etat, soit plus de 180?000 fonctionnaires". Et d'insister : "Ce qui est de la plus haute importance, c'est la cohérence du portefeuille. Le numérique a un impact sur toutes les autres dimensions de ce portefeuille. Intégrer les compétences en lien avec le numérique, l'industrie, le marché intérieur, l'audiovisuel, la défense et l'espace a du sens car cela permettra d'avoir recours aux outils nécessaires pour parvenir à des résultats."

Notons aussi que M. BRETON ne ferme pas la porte à une refonte, au cours des prochaines années, de la politique de concurrence de l'UE. Il rappelle que cette dernière "n'empêche pas la création d'acteurs européens forts et compétitifs", avant d'admettre qu'il y a "un besoin d'évaluer et de revoir les règles de la concurrence en Europe". Et de préconiser : "Nous devons aussi mettre en place une politique industrielle forte exempte de toute naïveté en ce qui concerne nos concurrents internationaux."

Audition serrée en perspective cet après-midi

Au-delà du contenu du potentiel portefeuille de commissaire européen de M. BRETON, plusieurs questions touchent également au risque de conflits d'intérêts du candidat. En la matière, ce dernier s'engage à "respecter le Code de conduite des membres de la Commission européenne et ses dispositions concernant les conflits d'intérêts". Pour mémoire, le Code dispose notamment que "les commissaires évitent toute situation susceptible de donner lieu à un conflit d'intérêts ou pouvant raisonnablement être perçue comme telle". M. BRETON souligne qui a pris "des mesures radicales" pour éviter tout problème au regard de ses activités passées. Il rappelle notamment qu'il a vendu l'intégralité des actions qu'il détenait dans le capital d'Atos. Mais aucune de ses réponses ne va plus loin que ses récents engagements dans le cadre de sa déclaration d'intérêts financiers.

M. BRETON devra certainement répondre à bon nombre de questions supplémentaires en lien avec son patrimoine financier ou ses futures relations avec Atos, aujourd'hui de 13 heures à 16 heures, devant les eurodéputés de la commission de l'Industrie, de la recherche et de l'énergie (ITRE) et de la commission du Marché intérieur et de la protection des consommateurs (IMCO), ainsi que des deux commissions associées, celle de la Culture et de l'éducation (CULT) et celle des Affaires juridiques (JURI). Les votes sur la nomination de MM. BRETON, Oliver VARHELY, commissaire désigné à l'Elargissement et à la politique de voisinage, et Mme Adina-Ioana VALEAN, désignée aux Transports, seront organisés dans la foulée des auditions (cf. CE du 13/11/2019). [...]


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