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M. Jean-Pierre CLAMADIEU

M. Jean-Pierre CLAMADIEU (Articles de presse associés à la biographie)

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Correspondance économique M. Jean-Pierre CLAMADIEU, président d'Engie reconduit pour quatre ans, prône l'accélération dans la transition énergétique

Correspondance économique - Date de parution : 22/04/2022

Le président du conseil d'administration d'Engie Jean-Pierre CLAMADIEU, arrivé en 2018, a vu son mandat renouvelé hier pour quatre ans à l'issue de l'assemblée générale du groupe, avec plus de 99,6 % de votes favorables. Dans une interview au "Figaro", ce dernier n'a pas écarté l'hypothèse d'un rachat par Engie d'actifs d'EDF dans les énergies renouvelables. "L'Etat, actionnaire très majoritaire d'EDF, devrait dans les prochaines semaines fixer le cadre lui permettant de se consacrer à la priorité essentielle que constitue le nucléaire", a-t-il noté. "Nous verrons alors si cela se traduit ou non par des opportunités".

Concernant la crise Russo-Ukrainienne et ses répercussions sur la situation énergétique, M. CLAMADIEU a estimé dans le même entretien que son groupe pouvait se passer du gaz russe, lequel représente 20 % de son approvisionnement. A ses yeux, l'Europe dans son ensemble serait "sans doute capable de remplacer la moitié du gaz russe. L'autre moitié serait amortie par des arrêts et des réductions de consommation supportés par le secteur industriel". Et de noter au passage qu'Engie a diversifié ses sources d'approvisionnement ces dernières années, "provoquant parfois un tollé lorsque nous voulions nous fournir en gaz de schiste américain".

Autre conséquence du conflit, le gouvernement belge a décidé de prolonger de dix ans deux réacteurs nucléaires, opérés par la filiale locale d'Engie Electrabel, et qui auraient dû fermer en 2025. "Ce qui aurait été compliqué mais réaliste il y a trois ans devient difficile aujourd'hui", a averti sur ce point M. CLAMADIEU, qui s'attend à des discussions "très complexes" de "plusieurs mois".

Par ailleurs, lors de l'assemblée générale d'hier, M. CLAMADIEU a jugé qu'il fallait intensifier les efforts dans la transition énergétique, plutôt que cesser le développement des éoliennes comme le propose la candidate RN à l'élection présidentielle Marine LE PEN. "L'enjeu aujourd'hui, ce n'est pas de ralentir la transition énergétique et encore moins de partir en marche arrière, c'est au contraire d'accélérer", a-t-il répondu à un actionnaire l'interrogeant sur "le démantèlement des éoliennes" prôné par Mme LE PEN. "L'idée qu'on puisse démanteler des éoliennes, sauf lorsqu'elles sont en fin de vie, ça me paraît plutôt une forme d'aberration", a-t-il déclaré. "Il faut que nos projets de développements renouvelables s'intègrent dans leur environnement local, mais je pense que la priorité pour nous, c'est vraiment d'avancer ; le nous étant Engie mais aussi la France et l'Europe", a conclu l'industriel.

Engie consultait par ailleurs ses actionnaires au sujet de sa stratégie climatique, qui a été soutenue à 96,7 %. Cet avis a toutefois "un caractère purement consultatif" et "n'aura pas de caractère contraignant". L'entreprise met en avant son plan de sortie du charbon (d'ici 2025 en Europe et 2027 pour le reste du monde), la substitution progressive du gaz fossile par les gaz renouvelables ou décarbonés et le développement des renouvelables. A noter que l'assemblée générale a aussi vu la nomination de Mme Marie-Claire DAVEU, ingénieure en chef des ponts, des eaux et des forêts, directrice du développement durable et des affaires institutionnelles internationales de Kering, en tant qu'administratrice indépendante d'Engie (cf. CE du 04/03/2022). Le mandat de M. Ross McINNES, président du conseil d'administration de Safran, a pour sa part été renouvelé.

Correspondance économique Dans son rapport pour l'Institut Montaigne, Jean-Pierre Clamadieu dénonce le statu-quo sur le gaz de schiste

Correspondance économique - Date de parution : 11/07/2014

"Ignorer totalement le gaz de schiste est un luxe que la France ne peut plus se permettre", a fait valoir M. Jean-Pierre CLAMADIEU, président-directeur général du groupe de chimie Solvay. C'est en substance le message d'un rapport publié hier par l'Institut Montaigne, en partenariat avec le cabinet Boston Consulting Group, qui appelle à "avancer sur la question du gaz de schiste" et sortir du "statu quo" induit par l'interdiction actuelle de l'exploration du sous-sol en France. Intitulé "Gaz de schiste : comment avancer", et fruit des réflexions d'un groupe de travail présidé par M. CLAMADIEU, le document estime que cette ressource, qui fait tant débat en France, "est déjà une réalité qui a bouleversé les équilibres économiques internationaux". Il plaide notamment pour que la France lance un plan de recensement des ressources sous le contrôle d'une commission ad hoc ainsi que des sites pilotes sur la fracturation hydraulique (dite "fracking").

Rappelons que cette technique controversée consiste à injecter de l'eau à forte pression, associée à des produits chimiques, afin de briser les roches profondes dans lesquelles le gaz et le pétrole de schiste sont prisonniers. Les associations de défense de l'environnement et des experts dénoncent les risques liés à des pollutions des nappes phréatiques en cas de fuite, ou encore les émissions de gaz à effet de serre engendrées par cette production. En France, une loi datée de juillet 2011, validée l'an dernier par le Conseil constitutionnel, interdit le fracking, y compris à des fins de simple exploration. Mais elle n'est pas la seule. Le gouvernement allemand a récemment présenté des propositions pour interdire l'exploitation du gaz de schiste à des fins commerciales, au moins jusqu'à 2021 (cf. CE du 7 juillet).

Afin de maîtriser les risques, le rapport de l'Institut Montaigne, rédigé à l'issue de l'audition d'industriels, de chercheurs et d'associations, propose de "rendre systématique et contraignante la réalisation d'études d'impact environnemental". Il pointe en particulier les conséquences négatives sur la compétitivité de l'industrie française face aux entreprises américaines qui bénéficient de l'exploitation massive des gaz de schiste. Mais il rappelle aussi que l'essor des gaz non conventionnels américains a entraîné une importation massive de charbon en Europe, devenu moins cher que le gaz européen. Un phénomène qui "menace les progrès de réduction d'émissions de gaz à effet de serre". En plein débat sur la transition énergétique, l'Institut Montaigne place le gaz naturel comme " source d'énergie incontournable" pour adapter le mix énergétique aux nouvelles exigences environnementales. Ouvrir la porte aux gaz non conventionnels en France permettrait de "créer des marges de maneuvre nécessaires pour investir ailleurs et accélérer ainsi le redressement économique et la transition énergétique de notre pays", plaide l'Institut.


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