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M. Ambroise FAYOLLE

M. Ambroise FAYOLLE

(Article de presse associé à la biographie)

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Correspondance économique M. Ambroise FAYOLLE, vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), a dressé un bilan de l'action de la BEI en France et son rôle dans la lutte contre le changement climatique

Correspondance économique - Date de parution : 28/11/2019

M. Ambroise FAYOLLE, vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI) a été auditionné par la commission des Affaires européennes du Sénat. Il a notamment évoqué les projets financés en France grâce à la BEI et au plan Juncker (2015-2020) en cours et il a exposé les enjeux de la BEI dans les prochains mois.

Dans son propos liminaire, M. FAYOLLE a rappelé que la BEI finance, sous forme de prêts ou de garanties, entre 60 et 70 milliards d'euros par an de projets. Elle s'est fixée quatre priorités : les infrastructures, la lutte contre le changement climatique, le financement des PME et le soutien à l'innovation. La France a bénéficié de 7,2 milliards en 2018 pour 100 opérations environ ; entre 7 et 8 milliards en 2019.

En France, l'effort financier a été plus particulièrement porté sur l'innovation et la lutte contre le changement climatique. M. FAYOLLE a pris l'exemple du financement des infrastructures dans la mobilité - tramways, TGV, matériel roulant ou encore bus à haut niveau de service (BHNS). La Caisse des dépôts a également obtenu un prêt de 2 milliards d'euros auprès de la BEI en 2016 pour prêter à des collectivités territoriales de taille plus petite. La Caisse et ses filiales ont également bénéficié du soutien de la BEI pour accompagner le financement du logement social et intermédiaire. Sur le logement social, M. FAYOLLE a cité le prêt de 107 millions d'euros l'année dernière au réseau Canopée qui regroupe des organismes sociaux en Haut de France.

L'autre priorité de la BEI en France a été de travailler avec les Régions. M. FAYOLLE a expliqué que "l'idée est de transformer une partie des fonds structurels régionaux ou des enveloppes budgétaires nationales en instruments financiers qui permettent d'avoir un effet de levier encore plus important pour financer plus d'entreprises", par exemple, le soutien aux PME en Normandie et à La Réunion, le développement de l'agriculture en Nouvelle Aquitaine ou encore le Tourisme en Occitanie.

S'agissant du plan Juncker, M. FAYOLLE a indiqué que 440 milliards d'euros d'investissement ont d'ores et déjà été mobilisés grâce à l'effet de levier apporté par la garantie du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS), l'objectif final étant de parvenir à 500 milliards d'euros d'investissements de la part de la BEI et d'autres investisseurs à fin 2020. Dans le détail, 30 % du financement issu du plan Juncker a été fléché vers les PME et 26 % pour la recherche et l'innovation.

Ramené au PIB des Etats, la Grèce et la Lituanie sont les premiers bénéficiaires du plan Juncker. En valeur, la France est le premier pays bénéficiaire du plan Juncker avec 184 projets financés à ce jour. Les prêts ont notamment servi à financer des fournisseurs de l'industrie aéronautique (Latécoère, Figeac Aéro par exemple), des coopératives agricoles (Maîtres laitiers du Cotentin) mais aussi des petites entreprises innovantes qui croissent très vite en particulier dans le secteur de la santé (Carmat, MedinCell). M. FAYOLLE a précisé qu'il s'agit, dans ce cas, de continuer à financer la Recherche, mais aussi de commencer la phase d'industrialisation et de commercialisation qui exigent des fonds propres importants.

M. FAYOLLE a annoncé que l'objectif d'InvestEU (2021-2027), qui doit succéder au Plan Juncker, est d'avoir un instrument plus clair et plus lisible avec un objectif de financement de 600 milliards d'ici à 2027.

Des enjeux négatifs et positifs pour la BEI dans les mois à venir

Surtout, le vice-président de la BEI a évoqué les deux enjeux des prochains mois : le Brexit et la lutte contre le changement climatique. En effet, le Royaume-Uni détient 16,5 % du capital de la BEI (à égalité avec l'Allemagne, la France et l'Italie). Cela représente un engagement de 40 milliards d'euros qui est important notamment pour la notation AAA de la BEI. "Aujourd'hui, la BEI peut financer deux fois et demi le montant de notre capital. S'il n'y avait pas de remplacement du capital du Royaume-Uni, on perdait une capacité de financement de 100 milliards d'euros", a souligné M. FAYOLLE. Il a néanmoins annoncé qu'un accord avait été trouvé pour que les 27 Etats membres se substituent au capital du Royaume-Uni. Par ailleurs, la part relative de la Pologne et de la Roumanie au capital de la BEI serait accrue, dans le cadre d'une réforme statutaire.

S'agissant de la lutte contre le changement climatique, M. FAYOLLE a énoncé les trois décisions prises par le conseil d'administration plus tôt dans le mois : la BEI s'engage à sortir des financements d'énergies fossiles à compter de fin 2021. Ces financements (des projets d'infrastructure de gaz pour l'essentiel) représentent aujourd'hui des montants relativement limités - quelques milliards d'euros par an. La BEI a également décidé de porter de 25 actuellement à 50 % en 2025 de son financement consacré à la lutte contre le réchauffement climatique. "Cela signifie un changement d'échelle en termes de financement, de projets...", a souligné M. FAYOLLE. Enfin, la BEI a l'ambition de permettre le financement de 1000 milliards d'euros d'investissement sur la décennie 2021-2030, soit 100 milliards d'euros (via un effet de levier de 3 à 4) par an dont 30 milliards d'euros par la BEI (contre 15 milliards aujourd'hui).

Enfin, interrogé par les sénateurs sur l'énergie nucléaire, M. FAYOLLE a déclaré que "la BEI peut financer des projets nucléaires. Dans les faits, nous en finançons assez peu". Il s'agit de projets pour améliorer la sécurité nucléaire - il y a eu un en Finlande et un en Slovaquie - cela ne concerne pas de nouvelles centrales.


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