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M. Carlos GHOSN

M. Carlos GHOSN (Articles de presse associés à la biographie)

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Correspondance économique L'ancien président du directoire de l'alliance Renault-Nissan Carlos GHOSN a dénoncé un "coup monté" à son encontre, lors de sa conférence de presse à Beyrouth

Correspondance économique - Date de parution : 09/01/2020

Pour sa première apparition publique depuis son arrestation au Japon, l'ancien président du directoire de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Carlos GHOSN a dénoncé hier un "coup monté" à son encontre, lors d'une très attendue conférence de presse à Beyrouth en présence de 150 journalistes triés sur le volet. Combatif, volontiers accusateur envers ceux qu'il considère comme les artisans de sa chute, l'industriel n'a eu de cesse de clamer son innocence, et s'est employé à la démontrer en produisant divers documents. "Présumé coupable" par le système judiciaire japonais dès son arrestation en 2018, il n'avait selon lui "d'autre choix" que de fuir face à des accusations "sans fondements" et "aucun espoir" d'un procès équitable.

"Jamais eu de projet de fusion"

M. GHOSN a notamment dénoncé la "collusion" entre Nissan et le procureur japonais, présentant son arrestation comme le fruit d'un "complot" alors qu'il s'apprêtait à rendre l'alliance entre Renault et Nissan "irréversible". Selon lui, des déséquilibres dans le rapport de force liés au bras de fer autour de la loi Florange ont déclenché la "défiance" du camp japonais. Face aux réticences de Renault, l'Etat français avait effectué en 2015 une montée surprise au capital du constructeur, sous l'impulsion de M. Emmanuel MACRON alors ministre de l'Economie, pour contraindre le groupe à appliquer le principe du droit de vote double. Dans l'opération, Nissan s'était retrouvé en position de faiblesse au sein de l'alliance, avec 15 % du capital mais aucun droit de vote, face aux 20 % de l'Etat français. Pour M. GHOSN, le refus d'octroyer des droits de vote au constructeur nippon a marqué le début de la crise. "Certains se sont dit que pour se débarrasser de l'influence de Renault sur Nissan, il fallait se débarrasser de moi, et ils avaient raison", a résumé M. GHOSN.

L'industriel a également nié avoir jamais voulu organiser une "fusion" pure et simple. Il a affirmé que la chose lui était toujours apparue impossible, en ce qu'elle aurait abouti à un ensemble "impossible à diriger" en raison des réticences japonaises. Le dirigeant envisageait davantage un schéma impliquant un holding doté d'un conseil d'administration unique et une action commune en Bourse, a-t-il expliqué, mais en conservant un siège et un comité exécutif distinct pour chaque groupe.

S'il a évoqué des collusions jusque dans les plus hautes instances nippones (sans vouloir rentrer dans le détail pour ne pas mettre le Liban, où il a trouvé refuge, dans une position difficile), M. GHOSN a cependant exonéré le Premier ministre japonais Shinzo ABE de ses accusations, le croyant "pas impliqué". Le parquet de Tokyo a immédiatement réagi en qualifiant les critiques de l'ancien dirigeant de l'Alliance Renault-Nissan "unilatérales" et "inacceptables". Sa fuite du Japon constitue "un mépris flagrant" de la loi japonaise "pour éviter les conséquences des délits qu'il a commis", ont estimé les procureurs. La ministre japonaise de la Justice Masako MORI en personne s'est exprimée après la conférence de presse, rappelant qu'"on ne peut pas arrêter quelqu'un sans un dossier dont la solidité est évaluée de façon indépendante par le juge". La ministre a également nié les accusations de non-respect des droits humains, par lesquelles M. GHOSN justifie son évasion du Japon.

Rappelons que l'intéressé fait l'objet dans l'Archipel de quatre inculpations au total : deux pour "abus de confiance aggravé" et deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (aussi poursuivi sur ce volet), notamment des montants qu'il devait toucher après sa retraite estimés par la justice à 9,23 milliards de yens (74 millions d'euros) de 2010 à 2018. Hier, l'intéressé a promis de fournir des "documents" prouvant son innocence.

Le parquet libanais a convoqué ce jeudi M. Carlos GHOSN, après une demande d'arrestation d'Interpol et une requête déposée par des avocats concernant une visite en Israël de l'ancien président-directeur général de Renault-Nissan. M. GHOSN a été convoqué pour un "interrogatoire qui se tiendra jeudi (...) afin d'écouter son témoignage au sujet de la notice rouge" communiquée à Interpol par le Japon, où l'homme d'affaires, en fuite, est visé par des accusations de malversations financières, selon l'agence ANI.

S'il a largement dénoncé les méthodes de la justice nippone, l'ancien dirigeant, également visé par plusieurs procédures judiciaires en France, s'est dit prêt à se présenter "à la justice française" s'il était convoqué, affirmant n'avoir "rien à se reprocher" et ne demander "rien au gouvernement français". "Au contraire, c'est ce que je demande", a-t-il déclaré. "Ce que je ne demande pas, c'est qu'on m'accuse sans m'interroger - ce qui a été fait largement".

L'alliance n'est plus "qu'une mascarade" selon M. GHOSN

Selon lui, l'alliance Renault-Nissan n'est désormais qu'une "mascarade", et son existence n'est plus que de façade. La valorisation de Nissan "a baissé de plus de 10 milliards de dollars", soit "40 millions de dollars par jour" depuis son arrestation, a-t-il assuré. Quant à la valorisation de Renault, elle a baissé "de plus de cinq milliards d'euros, ce qui signifie 20 millions d'euros par jour". Depuis novembre 2018, l'action du constructeur français a perdu environ 34 % de sa valeur et celle de Nissan environ 38 %.

"Il peut y avoir du succès pour l'alliance sans moi", a cependant estimé M. GHOSN. "Mais elle doit suivre un certain nombre de règles, elle ne fonctionnera pas en employant la méthode du consensus". Selon l'ancien dirigeant, "il faut regarder les résultats, la croissance, la rentabilité et les bénéfices...". Et d'ajouter : "si je regarde ce qui s'est passé au cours des 13 derniers mois, je ne suis pas rassuré en ce qui concerne le futur de l'alliance". Concernant Renault et l'alliance, "je ferais très différemment de ce qui est fait aujourd'hui", a-t-il aussi affirmé. A la suite de la conférence de presse, le titre du constructeur français a clôturé en recul de 0,41 % à 42,64 euros dans un marché parisien en légère progression.

"Je défendrai mes droits à la retraite"

Par ailleurs M. GHOSN a assuré qu'il comptait "réclamer en justice" ses droits envers Nissan et Renault, notamment ses droits à la retraite. Il a assuré ne pas avoir démissionné de ses fonctions à la tête du constructeur français, mais s'être simplement "retiré" après son arrestation au Japon, qualifiant de "forfaiture" le fait de prétendre le contraire. "J'ai demandé à partir à la retraite et je défendrai mes droits en tant que personne qui a travaillé autant d'années, qui a rendu autant de services et qui y a droit", a-t-il martelé.

Dans une lettre reçue par Renault le 23 janvier 2019, M. GHOSN avait écrit qu'il faisait part de sa décision de "mettre un terme à ses mandats" de président du conseil d'administration et de directeur général de Renault. Ses déclarations d'hier présagent donc d'une bataille juridique pour faire valoir qu'il demandait en fait à partir à la retraite et non qu'il annonçait sa démission, avec en jeu le versement de sa "retraite chapeau". Le constructeur au losange avait pour sa part annoncé en avril que son ancien dirigeant ne pouvait prétendre à un tel avantage, faute d'être encore présent comme mandataire social au moment de faire valoir ses droits à la retraite.

Correspondance économique L'ancien président du directoire de l'alliance Renault-Nissan Carlos GHOSN a dénoncé un "coup monté" à son encontre, lors de sa conférence de presse à Beyrouth

Correspondance économique - Date de parution : 09/01/2020

Pour sa première apparition publique depuis son arrestation au Japon, l'ancien président du directoire de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Carlos GHOSN a dénoncé hier un "coup monté" à son encontre, lors d'une très attendue conférence de presse à Beyrouth en présence de 150 journalistes triés sur le volet. Combatif, volontiers accusateur envers ceux qu'il considère comme les artisans de sa chute, l'industriel n'a eu de cesse de clamer son innocence, et s'est employé à la démontrer en produisant divers documents. "Présumé coupable" par le système judiciaire japonais dès son arrestation en 2018, il n'avait selon lui "d'autre choix" que de fuir face à des accusations "sans fondements" et "aucun espoir" d'un procès équitable.

"Jamais eu de projet de fusion"

M. GHOSN a notamment dénoncé la "collusion" entre Nissan et le procureur japonais, présentant son arrestation comme le fruit d'un "complot" alors qu'il s'apprêtait à rendre l'alliance entre Renault et Nissan "irréversible". Selon lui, des déséquilibres dans le rapport de force liés au bras de fer autour de la loi Florange ont déclenché la "défiance" du camp japonais. Face aux réticences de Renault, l'Etat français avait effectué en 2015 une montée surprise au capital du constructeur, sous l'impulsion de M. Emmanuel MACRON alors ministre de l'Economie, pour contraindre le groupe à appliquer le principe du droit de vote double. Dans l'opération, Nissan s'était retrouvé en position de faiblesse au sein de l'alliance, avec 15 % du capital mais aucun droit de vote, face aux 20 % de l'Etat français. Pour M. GHOSN, le refus d'octroyer des droits de vote au constructeur nippon a marqué le début de la crise. "Certains se sont dit que pour se débarrasser de l'influence de Renault sur Nissan, il fallait se débarrasser de moi, et ils avaient raison", a résumé M. GHOSN.

L'industriel a également nié avoir jamais voulu organiser une "fusion" pure et simple. Il a affirmé que la chose lui était toujours apparue impossible, en ce qu'elle aurait abouti à un ensemble "impossible à diriger" en raison des réticences japonaises. Le dirigeant envisageait davantage un schéma impliquant un holding doté d'un conseil d'administration unique et une action commune en Bourse, a-t-il expliqué, mais en conservant un siège et un comité exécutif distinct pour chaque groupe.

S'il a évoqué des collusions jusque dans les plus hautes instances nippones (sans vouloir rentrer dans le détail pour ne pas mettre le Liban, où il a trouvé refuge, dans une position difficile), M. GHOSN a cependant exonéré le Premier ministre japonais Shinzo ABE de ses accusations, le croyant "pas impliqué". Le parquet de Tokyo a immédiatement réagi en qualifiant les critiques de l'ancien dirigeant de l'Alliance Renault-Nissan "unilatérales" et "inacceptables". Sa fuite du Japon constitue "un mépris flagrant" de la loi japonaise "pour éviter les conséquences des délits qu'il a commis", ont estimé les procureurs. La ministre japonaise de la Justice Masako MORI en personne s'est exprimée après la conférence de presse, rappelant qu'"on ne peut pas arrêter quelqu'un sans un dossier dont la solidité est évaluée de façon indépendante par le juge". La ministre a également nié les accusations de non-respect des droits humains, par lesquelles M. GHOSN justifie son évasion du Japon.

Rappelons que l'intéressé fait l'objet dans l'Archipel de quatre inculpations au total : deux pour "abus de confiance aggravé" et deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (aussi poursuivi sur ce volet), notamment des montants qu'il devait toucher après sa retraite estimés par la justice à 9,23 milliards de yens (74 millions d'euros) de 2010 à 2018. Hier, l'intéressé a promis de fournir des "documents" prouvant son innocence.

Le parquet libanais a convoqué ce jeudi M. Carlos GHOSN, après une demande d'arrestation d'Interpol et une requête déposée par des avocats concernant une visite en Israël de l'ancien président-directeur général de Renault-Nissan. M. GHOSN a été convoqué pour un "interrogatoire qui se tiendra jeudi (...) afin d'écouter son témoignage au sujet de la notice rouge" communiquée à Interpol par le Japon, où l'homme d'affaires, en fuite, est visé par des accusations de malversations financières, selon l'agence ANI.

S'il a largement dénoncé les méthodes de la justice nippone, l'ancien dirigeant, également visé par plusieurs procédures judiciaires en France, s'est dit prêt à se présenter "à la justice française" s'il était convoqué, affirmant n'avoir "rien à se reprocher" et ne demander "rien au gouvernement français". "Au contraire, c'est ce que je demande", a-t-il déclaré. "Ce que je ne demande pas, c'est qu'on m'accuse sans m'interroger - ce qui a été fait largement".

L'alliance n'est plus "qu'une mascarade" selon M. GHOSN

Selon lui, l'alliance Renault-Nissan n'est désormais qu'une "mascarade", et son existence n'est plus que de façade. La valorisation de Nissan "a baissé de plus de 10 milliards de dollars", soit "40 millions de dollars par jour" depuis son arrestation, a-t-il assuré. Quant à la valorisation de Renault, elle a baissé "de plus de cinq milliards d'euros, ce qui signifie 20 millions d'euros par jour". Depuis novembre 2018, l'action du constructeur français a perdu environ 34 % de sa valeur et celle de Nissan environ 38 %.

"Il peut y avoir du succès pour l'alliance sans moi", a cependant estimé M. GHOSN. "Mais elle doit suivre un certain nombre de règles, elle ne fonctionnera pas en employant la méthode du consensus". Selon l'ancien dirigeant, "il faut regarder les résultats, la croissance, la rentabilité et les bénéfices...". Et d'ajouter : "si je regarde ce qui s'est passé au cours des 13 derniers mois, je ne suis pas rassuré en ce qui concerne le futur de l'alliance". Concernant Renault et l'alliance, "je ferais très différemment de ce qui est fait aujourd'hui", a-t-il aussi affirmé. A la suite de la conférence de presse, le titre du constructeur français a clôturé en recul de 0,41 % à 42,64 euros dans un marché parisien en légère progression.

"Je défendrai mes droits à la retraite"

Par ailleurs M. GHOSN a assuré qu'il comptait "réclamer en justice" ses droits envers Nissan et Renault, notamment ses droits à la retraite. Il a assuré ne pas avoir démissionné de ses fonctions à la tête du constructeur français, mais s'être simplement "retiré" après son arrestation au Japon, qualifiant de "forfaiture" le fait de prétendre le contraire. "J'ai demandé à partir à la retraite et je défendrai mes droits en tant que personne qui a travaillé autant d'années, qui a rendu autant de services et qui y a droit", a-t-il martelé.

Dans une lettre reçue par Renault le 23 janvier 2019, M. GHOSN avait écrit qu'il faisait part de sa décision de "mettre un terme à ses mandats" de président du conseil d'administration et de directeur général de Renault. Ses déclarations d'hier présagent donc d'une bataille juridique pour faire valoir qu'il demandait en fait à partir à la retraite et non qu'il annonçait sa démission, avec en jeu le versement de sa "retraite chapeau". Le constructeur au losange avait pour sa part annoncé en avril que son ancien dirigeant ne pouvait prétendre à un tel avantage, faute d'être encore présent comme mandataire social au moment de faire valoir ses droits à la retraite.

Correspondance économique M. Carlos GHOSN va briguer un nouveau mandat de président-directeur général de Renault avec le soutien de l'Etat

Correspondance économique - Date de parution : 13/02/2018

Soutenu par l'Etat, le président-directeur général de Renault Carlos GHOSN, dont le mandat arrive à terme au printemps, s'apprête à en briguer un nouveau à la tête du constructeur automobile, a-t-on appris hier auprès du ministère français de l'Economie et des Finances. Lors d'un conseil d'administration de Renault prévu après-demain, "il y aura un vote de résolution proposant le renouvellement de Carlos GHOSN. Nous, Etat, on devrait évidemment voter pour cette résolution", a confirmé un porte-parole de Bercy.

Cette source a précisé que l'Etat français (15,01 % du capital de Renault) avait demandé deux contreparties au dirigeant : "la première c'était de désigner quelqu'un pour éventuellement lui succéder chez Renault, dans un processus progressif, numéro deux, puis P-.D.G...". A ce titre rappelons que le directeur délégué à la compétitivité Thierry BOLLORE serait favori pour être proposé jeudi comme "dauphin" de M. GHOSN (cf. CE du 12/02/2018). Une autre source proche du constructeur estimait hier "probable" que le conseil d'administration de jeudi "acte la résolution du renouvellement de mandat de M. GHOSN et la nomination d'un numéro deux".

Outre la désignation d'un futur successeur potentiel, la deuxième chose réclamée par l'Etat à M. GHOSN est "une feuille de route pour consolider l'alliance Renault-Nissan, pour qu'elle se traduise par une meilleure intégration des deux entreprises, toujours dans le même but, préparer l'avenir", selon cette source de Bercy. Sur ce point, le travail n'est pas encore terminé, a précisé cette source : "on travaille toujours avec Carlos <GHOSN> sur la définition de cette feuille. On n'a pas encore tous les éléments qui nous conviennent sur la meilleure intégration des deux entreprises".

Au global, l'Etat ne cache pas sa satisfaction quant au bilan de M. <GHOSN> à la tête du constructeur au losange, lequel a affiché des ventes records l'an dernier (3,76 millions de véhicules) et revendique le rang de numéro un mondial de l'automobile au sein de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi (10,6 millions d'unités en 2017), devant l'allemand Volkswagen et le japonais Toyota. "Ce serait difficile de ne pas être satisfait. L'entreprise est sur une bonne voie. Elle est numéro un mondial", estimait-on hier Bercy, même si des désaccords existent avec le dirigeant. Ainsi, la rémunération de M. GHOSN (7 millions d'euros en 2016) n'avait pas été approuvée par l'Etat en assemblée générale l'an dernier.

Le ministère de l'Economie insiste désormais pour préparer "l'après", alors que M. GHOSN aura 64 ans en mars, et que l'alliance franco-japonaise repose aujourd'hui en grande partie sur sa personnalité (en plus de ses fonctions au sein de Renault, il est également président de Nissan et de Mitsubishi Motors). Bercy souhaite notamment conserver l'ancrage français du groupe et estime que nommer un français comme numéro deux chez Renault "n'est pas neutre" et représente "une bonne façon de garder cet ancrage". Chez Renault, on estime que M. BOLLORE présenterait plusieurs atouts au poste de directeur général, en ce qu'il "connaît l'automobile, sait travailler avec les Japonais et connaît le fonctionnement de l'Alliance". A la Bourse de Paris, l'action du constructeur a progressé hier de 3,02 % à 85,07 euros dans un marché lui-même orienté à la hausse.

Correspondance économique M. Carlos GHOSN va briguer un nouveau mandat de président-directeur général de Renault avec le soutien de l'Etat

Correspondance économique - Date de parution : 13/02/2018

Soutenu par l'Etat, le président-directeur général de Renault Carlos GHOSN, dont le mandat arrive à terme au printemps, s'apprête à en briguer un nouveau à la tête du constructeur automobile, a-t-on appris hier auprès du ministère français de l'Economie et des Finances. Lors d'un conseil d'administration de Renault prévu après-demain, "il y aura un vote de résolution proposant le renouvellement de Carlos GHOSN. Nous, Etat, on devrait évidemment voter pour cette résolution", a confirmé un porte-parole de Bercy.

Cette source a précisé que l'Etat français (15,01 % du capital de Renault) avait demandé deux contreparties au dirigeant : "la première c'était de désigner quelqu'un pour éventuellement lui succéder chez Renault, dans un processus progressif, numéro deux, puis P-.D.G...". A ce titre rappelons que le directeur délégué à la compétitivité Thierry BOLLORE serait favori pour être proposé jeudi comme "dauphin" de M. GHOSN (cf. CE du 12/02/2018). Une autre source proche du constructeur estimait hier "probable" que le conseil d'administration de jeudi "acte la résolution du renouvellement de mandat de M. GHOSN et la nomination d'un numéro deux".

Outre la désignation d'un futur successeur potentiel, la deuxième chose réclamée par l'Etat à M. GHOSN est "une feuille de route pour consolider l'alliance Renault-Nissan, pour qu'elle se traduise par une meilleure intégration des deux entreprises, toujours dans le même but, préparer l'avenir", selon cette source de Bercy. Sur ce point, le travail n'est pas encore terminé, a précisé cette source : "on travaille toujours avec Carlos <GHOSN> sur la définition de cette feuille. On n'a pas encore tous les éléments qui nous conviennent sur la meilleure intégration des deux entreprises".

Au global, l'Etat ne cache pas sa satisfaction quant au bilan de M. <GHOSN> à la tête du constructeur au losange, lequel a affiché des ventes records l'an dernier (3,76 millions de véhicules) et revendique le rang de numéro un mondial de l'automobile au sein de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi (10,6 millions d'unités en 2017), devant l'allemand Volkswagen et le japonais Toyota. "Ce serait difficile de ne pas être satisfait. L'entreprise est sur une bonne voie. Elle est numéro un mondial", estimait-on hier Bercy, même si des désaccords existent avec le dirigeant. Ainsi, la rémunération de M. GHOSN (7 millions d'euros en 2016) n'avait pas été approuvée par l'Etat en assemblée générale l'an dernier.

Le ministère de l'Economie insiste désormais pour préparer "l'après", alors que M. GHOSN aura 64 ans en mars, et que l'alliance franco-japonaise repose aujourd'hui en grande partie sur sa personnalité (en plus de ses fonctions au sein de Renault, il est également président de Nissan et de Mitsubishi Motors). Bercy souhaite notamment conserver l'ancrage français du groupe et estime que nommer un français comme numéro deux chez Renault "n'est pas neutre" et représente "une bonne façon de garder cet ancrage". Chez Renault, on estime que M. BOLLORE présenterait plusieurs atouts au poste de directeur général, en ce qu'il "connaît l'automobile, sait travailler avec les Japonais et connaît le fonctionnement de l'Alliance". A la Bourse de Paris, l'action du constructeur a progressé hier de 3,02 % à 85,07 euros dans un marché lui-même orienté à la hausse.

Correspondance économique M. Carlos GHOSN cède la direction générale de Nissan pour se concentrer sur Renault et le redressement de Mitsubishi Motors

Correspondance économique - Date de parution : 24/02/2017

Une page se tourne pour Nissan. Hier, le président-directeur général de Renault, de Nissan, président du conseil d'administration de Mitsubishi Motors, M. CARLOS GHOSN a décidé de céder la direction générale de Nissan, qu'il avait prise 16 ans plus tôt, pour se concentrer sur Renault et le redressement de Mitsubishi Motors. Agé de 62 ans, M. GHOSN conservera néanmoins la présidence du conseil d'administration de Nissan. A ce poste, "je vais continuer de superviser et guider l'entreprise", a-t-il déclaré.

Rappelons que Nissan est entré au capital de son compatriote Mitsubishi Motors Corporation (MMC) à hauteur de 34 % en mai dernier (cf. CE du 13/05/2016). Mitsubishi Motors est en pleine restructuration après un scandale de maquillages de données sur ses véhicules, une affaire qui aurait pu la mettre à terre si Nissan n'avait pas volé à sa rescousse. En prenant un tiers du capital de l'entreprise en vertu d'un accord annoncé en mai, Nissan entend accompagner une restructuration bénéfique pour les deux. Mitsubishi Motors dispose de technologies qui peuvent être utiles à Nissan, notamment pour les véhicules électriques.

Le passage de relais à M. Hiroto SAIKAWA, qui sera effectif le 1er avril, n'est pas vraiment une surprise. Le dirigeant japonais, présent dans le groupe depuis 1977, avait été promu coprésident-directeur général en octobre dernier (cf. CE du 21/10/2016), quand Mitsubishi Motors avait rejoint l'alliance Renault-Nissan. M. SAIKAWA, qui préside aussi l'Association des constructeurs d'automobiles japonais et a été membre du conseil d'administration de Renault entre 2006 et 2016, exercera désormais seul le poste de directeur général.

Arrivé en 1999 au Japon pour redresser Nissan, M. Carlos GHOSN avait été nommé directeur général en 2000, puis président-directeur général en 2003. Surnommé le "tueur de coûts", il a transformé un groupe au bord de la faillite en une société très rentable au chiffre d'affaires annuel de près de 100 milliards d'euros, ce qui lui vaut une certaine vénération dans l'archipel. Le moment est bien choisi : 2017 marque l'aboutissement de son plan à moyen terme "Power 88", son mandat de président-directeur général arrivait à terme en juin, et ses ambitions, outre la direction du français Renault, sont désormais de bâtir une entité mondiale avec l'apport de Mitsubishi Motors, dont il a pris la tête du conseil d'administration. "Ce changement programmé va me permettre de consacrer plus de temps et d'énergie pour gérer l'évolution stratégique et opérationnelle de l'alliance ainsi que son expansion", a expliqué M. GHOSN.

Correspondance économique M. Carlos GHOSN cède la direction générale de Nissan pour se concentrer sur Renault et le redressement de Mitsubishi Motors

Correspondance économique - Date de parution : 24/02/2017

Une page se tourne pour Nissan. Hier, le président-directeur général de Renault, de Nissan, président du conseil d'administration de Mitsubishi Motors, M. CARLOS GHOSN a décidé de céder la direction générale de Nissan, qu'il avait prise 16 ans plus tôt, pour se concentrer sur Renault et le redressement de Mitsubishi Motors. Agé de 62 ans, M. GHOSN conservera néanmoins la présidence du conseil d'administration de Nissan. A ce poste, "je vais continuer de superviser et guider l'entreprise", a-t-il déclaré.

Rappelons que Nissan est entré au capital de son compatriote Mitsubishi Motors Corporation (MMC) à hauteur de 34 % en mai dernier (cf. CE du 13/05/2016). Mitsubishi Motors est en pleine restructuration après un scandale de maquillages de données sur ses véhicules, une affaire qui aurait pu la mettre à terre si Nissan n'avait pas volé à sa rescousse. En prenant un tiers du capital de l'entreprise en vertu d'un accord annoncé en mai, Nissan entend accompagner une restructuration bénéfique pour les deux. Mitsubishi Motors dispose de technologies qui peuvent être utiles à Nissan, notamment pour les véhicules électriques.

Le passage de relais à M. Hiroto SAIKAWA, qui sera effectif le 1er avril, n'est pas vraiment une surprise. Le dirigeant japonais, présent dans le groupe depuis 1977, avait été promu coprésident-directeur général en octobre dernier (cf. CE du 21/10/2016), quand Mitsubishi Motors avait rejoint l'alliance Renault-Nissan. M. SAIKAWA, qui préside aussi l'Association des constructeurs d'automobiles japonais et a été membre du conseil d'administration de Renault entre 2006 et 2016, exercera désormais seul le poste de directeur général.

Arrivé en 1999 au Japon pour redresser Nissan, M. Carlos GHOSN avait été nommé directeur général en 2000, puis président-directeur général en 2003. Surnommé le "tueur de coûts", il a transformé un groupe au bord de la faillite en une société très rentable au chiffre d'affaires annuel de près de 100 milliards d'euros, ce qui lui vaut une certaine vénération dans l'archipel. Le moment est bien choisi : 2017 marque l'aboutissement de son plan à moyen terme "Power 88", son mandat de président-directeur général arrivait à terme en juin, et ses ambitions, outre la direction du français Renault, sont désormais de bâtir une entité mondiale avec l'apport de Mitsubishi Motors, dont il a pris la tête du conseil d'administration. "Ce changement programmé va me permettre de consacrer plus de temps et d'énergie pour gérer l'évolution stratégique et opérationnelle de l'alliance ainsi que son expansion", a expliqué M. GHOSN.

Correspondance économique M. Carlos GHOSN, président-directeur général de Renault et de Nissan, pourrait prendre en plus de ses fonctions la présidence de Mitsubishi Motors

Correspondance économique - Date de parution : 20/10/2016

A la suite de l'entrée de Nissan au capital de son compatriote Mitsubishi Motors Corporation (MMC) à hauteur de 34 % en mai dernier (cf. CE du 13/05/2016), la direction de MMC souhaiterait nommer M. Carlos GHOSN, président-directeur général de Nissan et de Renault, à la présidence de MMC afin qu'il restructure le groupe, selon le journal financier nippon "Nikkei" sans citer ses sources. Sa nomination devrait être approuvée en décembre par les actionnaires et administrateurs de Mitsubishi Motors.

Notons que l'actuel directeur général de MMC Osamu MASUKO devrait rester en poste en tant que tel, même si les terminologies et rôles effectifs au Japon sont un peu différents de ceux appliqués en France.

L'arrivée de M. GHOSN à la tête de MMC n'est pas une surprise selon les observateurs. En décidant d'investir dans MMC, le dirigeant de Nissan était certain d'assurer d'avoir la main sur les orientations de Mitsubishi Motors, même si l'intéressé a plusieurs fois tenu à minimiser son rôle afin de ne pas créer d'inquiétudes sur sa capacité à tout gérer de front.

Mitsubishi Motors est en pleine restructuration après un scandale de maquillages de données sur ses véhicules, une affaire qui aurait pu la mettre à terre si Nissan n'avait pas volé à sa rescousse. En prenant un tiers du capital de l'entreprise en vertu d'un accord annoncé en mai, Nissan entend accompagner une restructuration bénéfique pour les deux. Mitsubishi Motors dispose de technologies qui peuvent être utiles à Nissan, notamment pour les véhicules électriques.

Preuve de la popularité de M. GHOSN, cette nouvelle a fait bondir l'action de Mitsubishi Motors de 7,85 % à la Bourse de Tokyo. Les investisseurs japonais ont une image plutôt positive de la façon dont M. GHOSN gère les sociétés qu'il dirige, louant une stratégie jugée claire et une volonté de réduire les dépenses pour améliorer la rentabilité, quitte à sacrifier des petits fournisseurs, ce qui lui a parfois été reproché dans le cas de Nissan. De fait, la montée de l'action reflète l'espoir que M. GHOSN réussira chez Mitsubishi Motors comme chez Nissan, entreprise qu'il a redressée alors qu'elle était en péril quand Renault a décidé en 1999 d'en prendre le contrôle partiel.

Correspondance économique M. Carlos GHOSN, président-directeur général de Renault et de Nissan, pourrait prendre en plus de ses fonctions la présidence de Mitsubishi Motors

Correspondance économique - Date de parution : 20/10/2016

A la suite de l'entrée de Nissan au capital de son compatriote Mitsubishi Motors Corporation (MMC) à hauteur de 34 % en mai dernier (cf. CE du 13/05/2016), la direction de MMC souhaiterait nommer M. Carlos GHOSN, président-directeur général de Nissan et de Renault, à la présidence de MMC afin qu'il restructure le groupe, selon le journal financier nippon "Nikkei" sans citer ses sources. Sa nomination devrait être approuvée en décembre par les actionnaires et administrateurs de Mitsubishi Motors.

Notons que l'actuel directeur général de MMC Osamu MASUKO devrait rester en poste en tant que tel, même si les terminologies et rôles effectifs au Japon sont un peu différents de ceux appliqués en France.

L'arrivée de M. GHOSN à la tête de MMC n'est pas une surprise selon les observateurs. En décidant d'investir dans MMC, le dirigeant de Nissan était certain d'assurer d'avoir la main sur les orientations de Mitsubishi Motors, même si l'intéressé a plusieurs fois tenu à minimiser son rôle afin de ne pas créer d'inquiétudes sur sa capacité à tout gérer de front.

Mitsubishi Motors est en pleine restructuration après un scandale de maquillages de données sur ses véhicules, une affaire qui aurait pu la mettre à terre si Nissan n'avait pas volé à sa rescousse. En prenant un tiers du capital de l'entreprise en vertu d'un accord annoncé en mai, Nissan entend accompagner une restructuration bénéfique pour les deux. Mitsubishi Motors dispose de technologies qui peuvent être utiles à Nissan, notamment pour les véhicules électriques.

Preuve de la popularité de M. GHOSN, cette nouvelle a fait bondir l'action de Mitsubishi Motors de 7,85 % à la Bourse de Tokyo. Les investisseurs japonais ont une image plutôt positive de la façon dont M. GHOSN gère les sociétés qu'il dirige, louant une stratégie jugée claire et une volonté de réduire les dépenses pour améliorer la rentabilité, quitte à sacrifier des petits fournisseurs, ce qui lui a parfois été reproché dans le cas de Nissan. De fait, la montée de l'action reflète l'espoir que M. GHOSN réussira chez Mitsubishi Motors comme chez Nissan, entreprise qu'il a redressée alors qu'elle était en péril quand Renault a décidé en 1999 d'en prendre le contrôle partiel.

Correspondance économique Brexit : M. Carlos GHOSN veut que le gouvernement britannique s'engage sur des "compensations" à l'imposition d'éventuelles barrières douanières

Correspondance économique - Date de parution : 30/09/2016

Le président-directeur général de Nissan et de Renault Carlos GHOSN a dit hier souhaiter que le gouvernement britannique s'engage sur des "compensations" à l'imposition d'éventuelles barrières douanières dans la foulée du Brexit avant de prendre des décisions engageant l'avenir de l'usine géante de Sunderland (nord), qui est la plus grosse installation industrielle de Nissan en Europe.

"Si je dois décider d'un investissement dans les prochains mois, je ne peux pas attendre jusqu'à la fin du (processus du) Brexit. Il va falloir que je conclue un accord avec le gouvernement britannique", a ajouté M. GHOSN en marge du Mondial de l'automobile à Paris. Cet accord garantirait que "si des barrières douanières sont établies sur les voitures, il y aura une forme de compensation pour les constructeurs automobiles qui exportent vers l'Europe" continentale, a développé M. GHOSN, qui s'exprimait en anglais.

"Si ce principe (d'une compensation) est accepté, nous pourrons aller de l'avant, parce que cela neutralisera certaines de nos inquiétudes", a ajouté M. GHOSN, tout en assurant qu'aucune négociation formelle n'avait eu lieu. "Nous n'avons rien demandé pour l'instant, mais nous sommes en contact puisque le gouvernement britannique se prépare aux négociations du Brexit, parle à tous les investisseurs au Royaume-Uni pour leur demander quels sont leurs préoccupations", a relevé le dirigeant. Il a aussi souligné que "nous aimerions rester. Nous ne sommes pas du genre à dire que nous voulons partir. Nous sommes heureux, nous avons une bonne usine". "Mais nous ne pouvons pas rester si les conditions ne le justifient pas", a-t-il prévenu.

Dans une interview publiée hier sur le site "Les Echos", M. Carlos GHOSN a déclaré que la "future Alliance dépasserait les 10 millions de voitures au niveau mondial. L'objectif d'intégrer le Top 3 mondial serait atteint. La place de numéro un mondial n'est pas une priorité. Mais sur le fond, c'est tout à fait atteignable... En 2016 et 2017, cela se jouerait à quelques milliers de voitures. Notre mouvement est offensif. Mitsubishi est loin de son potentiel, Nissan continue de progresser, et Renault est en pleine phase de croissance".

Correspondance économique Brexit : M. Carlos GHOSN veut que le gouvernement britannique s'engage sur des "compensations" à l'imposition d'éventuelles barrières douanières

Correspondance économique - Date de parution : 30/09/2016

Le président-directeur général de Nissan et de Renault Carlos GHOSN a dit hier souhaiter que le gouvernement britannique s'engage sur des "compensations" à l'imposition d'éventuelles barrières douanières dans la foulée du Brexit avant de prendre des décisions engageant l'avenir de l'usine géante de Sunderland (nord), qui est la plus grosse installation industrielle de Nissan en Europe.

"Si je dois décider d'un investissement dans les prochains mois, je ne peux pas attendre jusqu'à la fin du (processus du) Brexit. Il va falloir que je conclue un accord avec le gouvernement britannique", a ajouté M. GHOSN en marge du Mondial de l'automobile à Paris. Cet accord garantirait que "si des barrières douanières sont établies sur les voitures, il y aura une forme de compensation pour les constructeurs automobiles qui exportent vers l'Europe" continentale, a développé M. GHOSN, qui s'exprimait en anglais.

"Si ce principe (d'une compensation) est accepté, nous pourrons aller de l'avant, parce que cela neutralisera certaines de nos inquiétudes", a ajouté M. GHOSN, tout en assurant qu'aucune négociation formelle n'avait eu lieu. "Nous n'avons rien demandé pour l'instant, mais nous sommes en contact puisque le gouvernement britannique se prépare aux négociations du Brexit, parle à tous les investisseurs au Royaume-Uni pour leur demander quels sont leurs préoccupations", a relevé le dirigeant. Il a aussi souligné que "nous aimerions rester. Nous ne sommes pas du genre à dire que nous voulons partir. Nous sommes heureux, nous avons une bonne usine". "Mais nous ne pouvons pas rester si les conditions ne le justifient pas", a-t-il prévenu.

Dans une interview publiée hier sur le site "Les Echos", M. Carlos GHOSN a déclaré que la "future Alliance dépasserait les 10 millions de voitures au niveau mondial. L'objectif d'intégrer le Top 3 mondial serait atteint. La place de numéro un mondial n'est pas une priorité. Mais sur le fond, c'est tout à fait atteignable... En 2016 et 2017, cela se jouerait à quelques milliers de voitures. Notre mouvement est offensif. Mitsubishi est loin de son potentiel, Nissan continue de progresser, et Renault est en pleine phase de croissance".

Correspondance économique M. Carlos GHOSN est reconduit pour deux ans à la présidence direction générale de Nissan Motor Co.Ltd

Correspondance économique - Date de parution : 24/06/2015

Les actionnaires de Nissan ont reconduit hier M. Carlos GHOSN, ingénieur des mines, président-directeur général de Renault, pour deux ans à la présidence direction générale du constructeur japonais Nissan Motor Co.Ltd, une fonction pour laquelle il a perçu 7,45 millions d'euros de rémunération en 2014/15. A l'instar des huit autres administrateurs dont le mandat arrivait à terme, il a de nouveau bénéficié hier du soutien des actionnaires réunis en assemblée générale à Yokohama, banlieue de Tokyo où siège le groupe détenu à plus de 40 % par le français Renault.

Interrogé sur les conséquences pour Nissan de l'influence accentuée de l'Etat français dans les affaires de Renault, M. GHOSN a déclaré "avoir toujours donné la priorité aux avantages de l'alliance, ce qui ne changera pas".

Correspondance économique M. Carlos GHOSN est reconduit pour deux ans à la présidence direction générale de Nissan Motor Co.Ltd

Correspondance économique - Date de parution : 24/06/2015

Les actionnaires de Nissan ont reconduit hier M. Carlos GHOSN, ingénieur des mines, président-directeur général de Renault, pour deux ans à la présidence direction générale du constructeur japonais Nissan Motor Co.Ltd, une fonction pour laquelle il a perçu 7,45 millions d'euros de rémunération en 2014/15. A l'instar des huit autres administrateurs dont le mandat arrivait à terme, il a de nouveau bénéficié hier du soutien des actionnaires réunis en assemblée générale à Yokohama, banlieue de Tokyo où siège le groupe détenu à plus de 40 % par le français Renault.

Interrogé sur les conséquences pour Nissan de l'influence accentuée de l'Etat français dans les affaires de Renault, M. GHOSN a déclaré "avoir toujours donné la priorité aux avantages de l'alliance, ce qui ne changera pas".


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