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M. Valéry GISCARD D'ESTAING

M. Valéry GISCARD D'ESTAING (Articles de presse associés à la biographie)

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Bulletin Quotidien Parution du livre : "Valéry Giscard d'Estaing ; les ambitions déçues" par M. Mathias BERNARD (Armand Colin)

Bulletin Quotidien - Date de parution : 19/05/2014

"La vie politique de Valéry Giscard d'Estaing est faite de contrastes saisissants qui lui donnent une dimension sinon tragique, du moins cruelle. Elle ne correspond pas au récit héroïque qu'affectionnent les Français. De Gaulle, Mitterrand et même Jacques Chirac ont consacré leur vie politique à conquérir le pouvoir. S'ils ont exercé tôt des responsabilités politiques majeures, c'est en triomphant de ces épreuves qu'ils sont parvenus, à la fin de leur vie, à la magistrature suprême" écrit l'auteur... Rien de tel dans le parcours de Giscard ajoute M.<Mathias BERNARD..."Son histoire est celle d'un homme bien né, dont la fulgurante -- et presque irrésistible -- ascension a eu son revers : une défaite subie à la force de l'âge qui s'apparente à une chute dont il ne s'est jamais vraiment relevé"... S'appuyant sur un large éventail de sources inédites, cette biographie historique entend "dépasser les visions partielles et caricaturales du plus jeune président de la République mué en vétéran de la politique"... "Ses ambitions déçues sont aussi celles des Français qui, après avoir adhéré au rêve de la modernisation et de la croissance, ont été confrontés à la remise en cause de leur modèle social". Précisons que M. BERNARD, normalien et agrégé histoire, professeur des universités, est président de l'université Blaise Pascal-Clermont II.

Bulletin Quotidien Le président de la République, M. Emmanuel MACRON, salue l'action du président Valéry GISCARD d'ESTAING

Bulletin Quotidien - Date de parution : 04/12/2020

Le président de la République, M. Emmanuel MACRON, a rendu hier soir un hommage au président Valéry GISCARD d'ESTAING, décédé mercredi soir (cf. BQ du 03/12/2020).

M. MACRON a décrété un jour de deuil national mercredi prochain en hommage à l'ancien président Valéry GISCARD d'ESTAING, "figure centrale de l'histoire de notre République. Le chef de l'Etat a précisé que l'ancien président et sa famille ne souhaitaient pas, "par pudeur", un hommage national, contrairement à celui qui avait été organisé pour Jacques Chirac en 2019. "Le 2 février prochain, jour de sa naissance, un hommage solennel sera organisé au Parlement européen de Strasbourg", a ajouté M. MACRON. Le chef de l'Etat a précisé que "les Français qui le souhaitent pourront écrire quelques mots d'hommage dans nos Mairies et à Paris, au Musée d'Orsay, ce haut lieu de culture que nous lui devons". "Au moment où se tourne, avec la mort du président Giscard d'Estaing, une page de l'Histoire de notre pays, soyez sûrs que je mettrai avec vous tout en œuvre pour faire vivre cette flamme du progrès et de l'optimisme qui ne cessa de l'animer", a-t-il déclaré en concluant son adresse télévisée. "J'appartiens à une génération qui est née sous sa présidence et qui sans doute n'a pas toujours mesuré à quel point Valéry Giscard d'Estaing avait pour elle changer la France", a témoigné M. MACRON. Il a notamment cité "la défense des femmes et leur promotion à de hautes responsabilités, le divorce par consentement mutuel, la majorité civile à 18 ans, l'interruption volontaire de grossesse". "Si nos vies sont plus libres, c'est aussi à son courage et à son audace que nous le devons", selon lui. Le président défunt "a présidé à une profonde mutation de notre pays, passant d'une large période d'après-guerre et des Trente Glorieuses à des temps de défis et de rude concurrence mondiale. Il a fait entrer la France dans une modernité sociale, institutionnelle mais aussi dans une Europe en plein élan, dans une mondialisation en plein essor qui vivait déjà ses premiers déséquilibres", a-t-il ajouté. Rappelant son action après sa défaite en 1981 face à François Mitterrand, M. Emmanuel MACRON a estimé que, après avoir "recueilli nos suffrages", Valéry Giscard d'Estaing "finit par conquérir notre admiration, nos coeurs même".

De très nombreux hommages ont été rendus hier à l'ancien chef de l'Etat.

Le Premier ministre, M. Jean CASTEX, a salué "un homme de progrès" et de "liberté", dont "les réformes de société restent d'une profonde actualité". Outre une "politique économique et sociale marquée par le volontarisme et la solidarité", il fit "progresser de façon significative la construction européenne et le rayonnement international de la France" a déclaré le chef du gouvernement.

"C'est le président réformateur" et c'est "dans le domaine des libertés, beaucoup d'avancées" a déclaré le président du Sénat, M. Gérard LARCHER, notant que l'ancien président de la République avait "une vision, une vision européenne, une vision d'une France au centre qui parfois a pu faire discordance avec la famille gaulliste". Hier matin, à l'ouverture de la séance dans l'hémicycle du palais du Luxembourg, les sénateurs debout ont rendu hommage à l'ancien chef de l'Etat. "Au nom du Sénat tout entier, je souhaite rendre hommage dans notre hémicycle à un homme d'Etat au parcours exceptionnel qui a profondément transformé notre pays", a déclaré le président de la Haute Assemblée, avant de retracer ce parcours, rappelant notamment les mesures prises "en faveur des femmes". "C'est sous son septennat qu'il y a les questions au gouvernement", rappelant que M. GISCARD d'ESTAING était "attaché au bicamérisme. Il demeure le seul président de la République à être intervenu au sein même de cet hémicycle. C'était le 27 mai 1975, c'était le centenaire du Sénat de la République" a ajouté M. Gérard LARCHER.

"Avec la disparition du président GISCARD d'ESTAING, c'est une très haute figure de la vie publique française, un modernisateur et un Européen convaincu qui s'en va. Membre de droit du Conseil constitutionnel, le président GISCARD d'ESTAING avait initié une réforme majeure de celui-ci, en permettant qu'à partir de 1974, il soit saisi non plus seulement par le président de la République, le Premier ministre ou les présidents des assemblées mais aussi par 60 députés ou sénateurs, ouvrant ainsi les saisines à l'opposition et accroissant de manière décisive la garantie des libertés" a déclaré le président du Conseil constitutionnel, l'ancien Premier ministre et ancien président de l'Assemblée nationale Laurent FABIUS.

"La France lui doit de généreuses réformes, un engagement européen sans faille. J'ai mené avec lui une campagne européenne en 1989. Derrière la magnifique machine intellectuelle, il y avait aussi un homme sensible" a quant à lui déclaré l'ancien Premier ministre Alain JUPPE, membre du Conseil constitutionnel.

Mme Valérie PECRESSE, présidente du conseil régional d'Ile-de-France, ancienne ministre, et Mme Rachida DATI, maire (LR) du 7ème arrondissement, ancienne ministre ont souhaité que le nom de l'ancien président de la République soit donné au Musée d'Orsay, dont il avait lancé les travaux.

Le président de l'Assemblée des Départements de France, l'ancien ministre Dominique BUSSEREAU, président du conseil départemental et ancien député (LR) de la Charente-Maritime, qui fut l'un des dirigeants des "Jeunes Giscardiens", a rendu hommage à l'Européen visionnaire", au président "libéral et moderniste (...) attaché à la France, à sa modernisation, et à son rayonnement". Les présidents des régions ont rendu un hommage à celui qui fut président du conseil régional d'Auvergne de 1986 à 2004, faisant de "la région un levier essentiel de modernisation de notre pays"

Grand européen et ami de l'Allemagne

"Avec Valéry GISCARD d'ESTAING, la France a perdu un homme d'Etat, l'Allemagne un ami et nous avons tous perdu un grand Européen", a regretté la chancelière allemande Angela MERKEL, qui s'est dite "toujours reconnaissante" pour leurs discussions partagées.

"Nous pleurons Valéry GISCARD d'ESTAING. Il a rendu d'énormes services à l'amitié franco-allemande et a eu une influence décisive sur celle-ci, également grâce à son amitié particulière avec Helmut SCHMIDT", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, M. Heiko MAAS. "Il nous manquera en tant que grand Français et grand Européen", a-t-il ajouté.

L'élection du président Valéry GISCARD d'ESTAING intervint alors que le chancelier Willy BRANDT, dont les relations avec Georges POMPIDOU, avaient été distantes, était remplacé par le ministre fédéral des Finances, Helmut SCHMIDT, social-démocrate, qui avait pour coutume de déclarer, en parlant des entreprises : "les bénéfices d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain". Ce sont Valéry GISCARD d'ESTAING, qui se réclamait de Jean MONNET et avait toujours affirmé son attachement à la construction européenne, et Helmut SCHMIDT, qui avaient de forts liens d'amitié, qui furent à l'origine de la création du Système Monétaire Européen (SME), avec une valeur de référence, l'ECU (nom proposé par Valéry GISCARD d'ESTAING et approuvé par Helmut SCHMIDT), préfigurateur de l'euro, et le projet d'une Banque centrale européenne.

En 1986, Valéry GISCARD d'ESTAING et Helmut SCHMIDT fondèrent le comité pour l'Union monétaire en Europe, dont les propositions furent reprises par la Commission européenne, alors présidée par M. Jacques DELORS.

Les deux hommes d'Etat furent également à l'origine de la création du Conseil européen, et du G5 (qui se réunit pour la première fois à la Guadeloupe), devenu G7.

Le président GISCARD d'ESTAING obtint que les membres du Parlement européen soient élus au suffrage universel.

Le premier scrutin étant organisé en juin 1979, et marqué par la victoire de la liste conduite par Simone VEIL, ministre sans interruption depuis 1974, dans les gouvernements de Jacques CHIRAC et Raymond BARRE, qui devint la première présidente du Parlement européen, avec l'appui marqué d'un giscardien "historique", l'ancien ministre Michel PONIATOWSKI.

Plaidant en permanence en faveur d'un renforcement et d'une "accélération" de l'Union européenne, il se vit confier, en 2001, la présidence de la Convention chargée d'élaborer une Constitution européenne. Le texte, très long et souvent difficilement compréhensible, fut rejeté lors du référendum de 2005, en France, mais également dans d'autres pays, mettant fin au rêve de Valéry GISCARD d'ESTAING d'être le premier président de l'Europe.

La presse allemande, à l'image du "Spiegel", salue cet "européen convaincu" ayant formé dans les années 1970, un "duo franco-allemand exemplaire" avec le chancelier allemand de l'époque, le social-démocrate Helmut SCHMIDT.

Bulletin Quotidien Décès de l'ancien président de la République, M. Valéry GISCARD d'ESTAING

Bulletin Quotidien - Date de parution : 03/12/2020

M. Valéry GISCARD d'ESTAING, ancien président de la République, membre de l'Académie française, membre de droit du Conseil constitutionnel, est décédé hier soir, à l'âge de 94 ans.

L'ancien chef de l'Etat Nicolas SARKOZY a fait part de sa "grande tristesse", saluant "un homme qui a fait honneur à la France, un homme pour qui j'ai éprouvé de l'admiration et avec qui j'ai toujours eu plaisir à débattre". "Valéry Giscard d'Estaing aura toute sa vie oeuvré au renforcement des liens entre les nations européennes, cherché et réussi à moderniser la vie politique et consacré sa grande intelligence à l'analyse des problématiques internationales les plus complexes", a affirmé M. Nicolas SARKOZY dans un message posté sur les réseaux sociaux.

Parmi les autres réactions, le président de l'Assemblée nationale Richard FERRAND a salué celui qui "a apporté modernité et audaces" à la France. Le Haut-commissaire au Plan, président du MoDem, M. François BAYROU a salué en Valéry GISCARD d'ESTAING un président qui "a fait souffler un grand vent de modernité sur la société française", estimant qu'il "dominait presque naturellement par sa prestance, sa distinction, sa langue, la vivacité de son intuitions".

Né en février 1926 à Coblence (Allemagne), fils d'Edmond GISCARD d'ESTAING, directeur des finances au haut-commissariat de France en Rhénanie, ancien maire de Chanonat et de May GISCARD d'ESTAING, née BARDOUX, M. Valéry GISCARD d'ESTAING bénéficie dans son ascendance d'une famille à la forte hérédité politique. Un grand-père parlementaire, Jacques BARDOUX, un arrière-grand-père, Agénor BARDOUX, lui aussi parlementaire et ministre de l'instruction publique de 1877 à 1879 sous Mac-Mahon, et même un royal ancêtre, Louis XV, forment une lignée prestigieuse qui ne pouvait éloigner le jeune Valéry GISCARD d'ESTAING de l'ambition d'exercer les plus hautes responsabilités de l'Etat. Doublement bachelier à 15 ans, il se retrouve deux ans plus tard, résistant dans Paris soumis aux Allemands. En 1944, il prend part à la Libération de Paris et est, le 26 août 1944, dans la marée humaine sur les Champs-Elysées. Ancien élève de l'Ecole polytechnique, ancien élève de l'ENA (promotion "Europe"), il rejoint l'inspection générale des finances en 1951.

Descendant d'une famille puissante, doté d'une expérience guerrière et de diplômes prestigieux, marié en 1952 à Mme Anne-Aymone SAUVAGES de BRANTES, alliée aux SCHNEIDER et à Albert FABRE-LUCE, il s'avance très vite vers une prometteuse carrière politique en devenant à 29 ans en 1955 directeur adjoint de cabinet du président du Conseil Edgar FAURE. Dépourvu de l'investiture d'Edgar FAURE, il sollicitera l'année suivante l'onction du suffrage universel lors des élections législatives, succédant à son grand-père, Jacques BARDOUX (qui avait abandonné à son petit-fils son siège au Palais-Bourbon), comme député du Puy-de-Dôme. Secrétaire d'Etat en 1959 dans le cabinet Debré, premier gouvernement de la Vème République auprès d'Antoine PINAY, il demeurera au même poste, en 1960, auprès de Wilfried BAUMGARTNER, nouveau ministre des Finances. Le 19 janvier 1962, il succèdera à M. BAUMGARTNER comme ministre des Finances à part entière. C'est à cette époque que naît le courant des "giscardiens". Un groupe parlementaire républicain indépendant sera constitué dans la foulée des élections législatives de 1962.

L'ascension de Valéry GISCARD d'ESTAING connaît pourtant un coup d'arrêt brutal le 8 janvier 1956. Le plan de stabilisation économique élaboré en 1963 est tenu pour responsable de la mise en ballottage du général de GAULLE, le 5 décembre 1965. L'ancien Premier ministre, Michel DEBRE est rappelé aux affaires par le président de la République. Désavoué, Valéry GISCARD d'ESTAING quitte le pouvoir. L'année suivante, à la suite des élections législatives de mars 1967 et sa reconduction comme député du Puy-de-Dôme, il est élu à la présidence de la commission des finances à l'Assemblée nationale. La même année, alors que le cri du général de GAULLE "Vive le Québec libre" stupéfie le monde, il stigmatise, dans une déclaration à la presse, le 17 août, "l'exercice solitaire du pouvoir". A compter de ce moment, le président des Républicains indépendants devient la bête noire des gaullistes. Sa stratégie, blâmer sans aller jusqu'à la crise, s'exprime plus que jamais à l'occasion de Mai 68, qui lui donnera l'occasion de dénoncer "le gouvernement qui n'a su ni rétablir l'autorité, ni remettre la France au travail". Un nouveau pas sera franchi à l'occasion du référendum sur la régionalisation de 1969 : il refuse d'approuver le référendum voulu par le général de Gaulle, une position qui, pour les gaullistes, le rangera du côté du "non" et fera dire à François MAURIAC que Valéry GISCARD d'ESTAING a fourni au général de GAULLE "l'occasion de se suicider en plein bonheur".

La victoire du "non" au référendum précipite la démission du général De GAULLE le 27 avril 1969 et ouvre une nouvelle ère à droite. Soutien de Georges POMPIDOU, élu président de la République le 15 juin, il redevient ministre de l'Economie et des Finances, poste qu'il ne quittera plus jusqu'en 1974, année du décès du président POMPIDOU, le 2 avril. Le 8 avril, regardant la France "au fond des yeux", il déclare, à Chamalières, sa candidature à l'élection présidentielle anticipée. Il peut compter sur le soutien de Jacques CHIRAC, qui, sous l'influence de Pierre JUILLET et Marie-France GARAUD, lance "l'Appel des 43", véritable casus belli à l'encontre de Jacques CHABAN-DELMAS. Adoptant la posture de la modernité, il est élu, le 19 mai 1974, à l'âge de 48 ans, 20ème président de la République, au terme d'un second tour très serré qui le voit distancer son rival socialiste, François MITTERRAND, de quelque 400 000 voix. Il doit composer avec une majorité de droite forte de 183 députés gaullistes (UDR, Union pour la défense de la République) et 54 députés issus des Républicains indépendants. Dès sa prise de fonctions à l'Elysée, il prend ses premières mesures symboliques : abaissement de la majorité de 21 à 18 ans, élargissement de la saisine du Conseil constitutionnel, introduction de la notion de "consentement mutuel" dans le divorce, réforme de l'ORTF, création d'un secrétariat d'Etat à la condition féminine. Mais l'adoption, par l'Assemblée nationale le 29 novembre 1974, du projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse, portée par Simone VEIL, alors ministre de la Santé, figure parmi les symboles forts des premières années de son septennat. Pratiquant une politique au centre, il provoque l'incompréhension des gaullistes qui avaient combattu la candidature de Jacques CHABAN-DELMAS en 1974. En 1976, son Premier ministre, Jacques CHIRAC, démissionne le 25 août. Il fait alors appel à Raymond BARRE, alors considéré comme "l'un des meilleurs économistes de France", qu'il nomme à Matignon. La même année, paraît "Démocratie française" dans lequel il expose ses conceptions sur la société libérale. Depuis le premier choc pétrolier de 1973, la France doit peu à peu faire face à la fin des Trente Glorieuses, et adapter son économie à la crise de plus en plus présente.

Mais sa présidence sera surtout marquée par sa relation délétère avec Jacques CHIRAC. Et, pour Valéry GISCARD d'ESTAING, c'est là que se trouve le danger. Son ancien Premier ministre ne cesse de lui lancer des piques ainsi qu'au gouvernement, se posant aux yeux de l'opinion comme une possible voie de recours. "L'Appel de Cochin", lancé de l'hôpital parisien où Jacques CHIRAC est en convalescence depuis son accident de la route en Corrèze le 26 novembre 1978, est à ce titre révélateur de l'état des relations entre les deux hommes. Jacques CHIRAC y fustigeant "le parti de l'étranger", de nombreux observateurs y verront une attaque en règle contre le président de la République. C'est à cette période que Jacques CHIRAC, auréolé de sa victoire à Paris en 1977 contre le candidat de l'Elysée, Michel d'ORNANO, prépare une transformation de l'UDR, devenue RPR. Jacques CHIRAC porté à sa tête, la bataille pour l'élection présidentielle de 1981 ne faisait que commencer.

Les élections législatives de 1978 remportées (alors que la victoire de la gauche était attendue), constituent bel et bien un leurre quant aux chances réelles de voir Valéry GISCARD d'ESTAING se succéder à lui-même en 1981. Le second choc pétrolier, l'affaire des diamants, seront les marqueurs de l'année 1979, tandis que l'opinion commence à exprimer son désamour pour le président de la République. Les sondages, jusqu'alors favorables à l'Elysée, commencent à marquer une évolution à la baisse à partir de décembre 1980. La candidature de François MITTERRAND s'engage alors dans une dynamique qui ne s'arrêtera pas jusqu'au 10 mai 1981, jour de la victoire du candidat socialiste à l'élection présidentielle.

Après son départ de l'Elysée, Valéry GISCARD d'ESTAING assume des responsabilités exécutives locales, en tant que président du conseil régional d'Auvergne de 1986 à 1994, mais échoue dans sa conquête de la mairie de Clermont-Ferrand en 1995 face au socialiste Roger QUILLIOT. Son statut d'ancien président de la République, son appétence pour la construction européenne pour laquelle il oeuvra durant son septennat, lui permettront de peser sur les grands débats nationaux et européens des années 1990 et 2000. Considéré comme possible prétendant à l'Elysée en 1988 et 1995, il ne parviendra pas à créer les conditions d'une nouvelle candidature à la présidence de la République. En 2003, il est élu au fauteuil 16 de l'Académie Française, à la place laissée vacante par Léopold SEDAR SENGHOR.


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