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Mme Sylvie GOULARD

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Bulletin Quotidien Le Parlement européen rejette la candidature de Mme Sylvie GOULARD

Bulletin Quotidien - Date de parution : 11/10/2019

Les députés européens ont rejeté hier la candidature de Mme Sylvie GOULARD à un poste de commissaire européen.

C'est la première fois qu'un candidat présenté par la France pour un poste de commissaire est recalé par le Parlement européen.

Le Parlement européen devait juger si les candidats présentés par les Etats membres ont les compétences requises pour le portefeuille qui leur a été confié par la présidente de la Commission et s'ils offrent toutes les garanties d'intégrité et d'indépendance.

Selon plusieurs élus, c'est essentiellement sur le plan de l'éthique que Mme GOULARD n'a pas réussi à convaincre.

La candidature de Mme GOULARD a été rejetée à une très forte majorité : 82 voix contre, 29 pour et une abstention. Seuls les élus libéraux de Renew Europe (RE) ont soutenu sa candidature.

Elle est la troisième candidate refusée par le Parlement, après le conservateur Hongrois Laszlo TROCSANYI (PPE) et la socialiste roumaine Rovana PLUMB.

Après une première audition, les députés européens avaient demandé à Mme GOULARD de répondre à des questions par écrit, ce qui n'avait pas levé leurs réserves, et les avait conduit à demander une nouvelle audition (cf. BQ du 10/10/2019).

Les élus ont considéré que Mme GOULARD n'offrait pas ces garanties à cause des enquêtes menées par la justice française et par l'office anti-fraude de l'UE (Olaf) sur sa participation à un système d'emplois fictifs présumés pour son ancien parti centriste, le MoDem, en rémunérant un assistant parlementaire en France avec des fonds européens.

Au Parlement, certains avaient été surpris par le choix de Mme Sylvie GOULARD, sous le coup d'une enquête qui l'a conduite à démissionner de son poste de ministre des Armées en juin 2017, un mois après sa nomination.

Eurodéputée de 2009 à 2017, elle avait été avertie à plusieurs reprises par ses anciens collègues des problèmes que posait sa candidature, mais elle a refusé de retirer sa candidature et Renew Europe, sa famille politique (libérale centriste), a voulu aller jusqu'au vote hier.

"Le Groupe PPE (Parti populaire européen, droite) prend très au sérieux l'intégrité de nos institutions et nous ne pouvions donc pas la soutenir", a expliqué la néerlandaise Esther de LANGE, vice-présidente de ce groupe, le plus important du Parlement. "C'est l'arrogante transgression de cette évidence qui a fait chuter Sylvie GOULARD", a commenté M. Arnaud DANJEAN, vice-président PPE de l'assemblée.

Les élus français du groupe Renew Europe, soutiens de Mme Sylvie GOULARD, ont accusé le président du groupe PPE, l'Allemand Manfred WEBER, d'être à l'origine de cet échec, dénonçant une "attitude revancharde". La candidature de M. WEBER à la présidence de la Commission avait été refusée par le président de la République, M. Emmanuel MACRON.

Dès l'annonce du vote négatif du Parlement européen, toute l'opposition a reproché au chef de l'Etat d'avoir affaibli la position française à Bruxelles en voulant imposer Mme GOULARD, qui avait démissionné du gouvernement pour la même affaire d'emplois fictifs au MoDem que M. François BAYROU, qui avait lui-même vivement critiqué le choix du président de la République.

Le rejet de la candidature de l'ancienne ministre des Armées constitue un revers pour le président de la République, mais également pour la présidente de la Commission, Mme Ursula von der LEYEN.

La dirigeante allemande a en effet choisi l'ancienne ministre française malgré les mises en garde sur ses problèmes et lui a confié un énorme portefeuille regroupant le Marché intérieur, l'Industrie, la Défense, l'Espace, le Numérique et la Culture, doté de budgets de plusieurs dizaines de milliards d'euros.

Le président de la République, M. Emmanuel MACRON, a rejeté la responsabilité du choix de la candidate française sur la présidente de la nouvelle Commission. "J'ai proposé trois noms à Ursula von der LEYEN. Elle m'a dit : je veux travailler avec Sylvie GOULARD", a-t-il déclaré. "J'ai besoin de comprendre ce qui s'est joué, de ressentiments, peut-être de petitesses. J'aime que quand les engagements sont pris, ils soient tenus", a-t-il poursuivi, ajoutant que Mme von der LEYEN lui aurait assuré avoir obtenu l'accord des groupes du PPS, du Parti socialiste européen et de RE.

Ses autres choix à l'époque étaient, selon une source bruxelloise, la ministre de la Défense Florence PARLY et l'ancienne ministre Ségolène ROYAL. Le nom du négociateur du Brexit Michel BARNIER a aussi circulé.

Le chef de l'Etat veut avant tout sauver ses projets de réformes dans l'UE, dont il a fait un de ses arguments politiques en France. "C'est objectivement dur, car on se bat depuis des mois pour remettre de l'influence française dans l'UE", a commenté une source française à Bruxelles, qui déplore "des jeux d'appareil" alors que Paris vise une alliance PS, PPE, Verts.

M. Emmanuel MACRON, pour qui l'Europe est une priorité, veut avant tout, comme il l'a précisé jeudi, sauver le mandat promis à Mme Sylvie GOULARD pour la France, un vaste portefeuille du Marché intérieur, comprenant la politique industrielle, le numérique, la défense et le spatial. Il compte sur ce levier pour relancer une politique industrielle de grands projets européens, après deux années où ses tentatives de relance ont piétiné, dans une Europe divisée. La réticence de l'Allemagne l'a empêché en particulier de mettre en place un important budget de la zone euro pour relancer l'économie. L'idée de nouveaux programmes type Airbus devrait être au menu de sa rencontre avec Angela MERKEL dimanche soir à l'Elysée, puis mercredi 16 octobre à Toulouse, où ils visiteront le siège de l'avionneur européen.

Mme Ursula von der LEYEN a pressé jeudi la France, la Hongrie et la Roumanie de lui donner de nouveaux noms. "Nous devons maintenant organiser sans délai la suite du processus avec le Parlement afin que l'Europe soit rapidement en mesure d'agir", a-t-elle déclaré, sans commenter la déclaration du président de la République.

M. Emmanuel MACRON doit désormais désigner un nouveau candidat, mais il n'est pas acquis que ce dernier se voit confier le même portefeuille. Les groupes politiques, qui ont jugé que les attributions confiées à Mme GOULARD était trop nombreuses, plaident en faveur d'une redistribution.

Le Parlement européen doit voter l'investiture de la nouvelle commission le 24 octobre, lors de sa session plénière à Strasbourg, mais l'hypothèse d'un report du scrutin était évoquée hier.

Bulletin Quotidien L'ancienne ministre Sylvie GOULARD a été choisie par le président Emmanuel MACRON pour siéger à la Commission européenne

Bulletin Quotidien - Date de parution : 29/08/2019

Le président de la République Emmanuel MACRON a annoncé hier la désignation de Mme Sylvie GOULARD, sous-gouverneure de la Banque de France, comme commissaire européen. Cette dernière, après avoir rappelé dans un communiqué que "la nomination du collège des commissaires est soumise à une procédure comportant notamment un vote d'approbation du Parlement européen, après l'audition de chaque commissaire proposé devant la commission parlementaire compétente", a indiqué avoir demandé au gouverneur de la Banque de France François VILLEROY de GALHAU, de lui accorder un "congé jusqu'à la fin de cette procédure", ce qu'il a accepté.

Née en décembre 1964, licenciée en droit, diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris, Mme Sylvie GOULARD fut nommée secrétaire des affaires étrangères en 1989, à sa sortie de l'ENA (promotion "Liberté, Egalité, Fraternité"). Affectée à la direction des affaires juridiques au ministère des Affaires étrangères (1989-1993), elle fut ensuite détachée au titre de la mobilité au Conseil d'Etat (1993-1996) avant d'être chargée de mission de coopération avec le Service de planification allemand au Centre d'analyse et de prévision du ministère des Affaires étrangères (1996-1999). Nommée en 1999 chargée de mission au Centre d'études et de recherches internationales-CERI de la Fondation nationale des sciences politiques, elle fut membre du groupe des conseillers politiques de la Commission européenne (2001-2004). Entre 2006 et 2010, elle fut présidente du Mouvement européen France. En décembre 2007, elle fut parallèlement désignée membre du Comité d'orientation sur les questions européennes chargé de préparer la présidence française de l'Union européenne au second semestre 2008, et membre du comité de pilotage de la mission de réflexion sur l'avenir de la stratégie européenne pour la croissance et l'emploi, dite stratégie de Lisbonne. Députée européenne de 2009 à 2017, elle était inscrite au groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE). Elle fut ministre des Armées, de mai à juin 2017, date à laquelle elle décida de démissionner dans le cadre de l'affaire des assistants du MoDem. Mme Sylvie GOULARD est depuis janvier 2018, second sous-gouverneur de la Banque de France.

L'audition de Mme GOULARD au Parlement européen s'annonce risquée

A Bruxelles, l'annonce du choix de Mme GOULARD n'a laissé personne indifférent. Elle est une fine spécialiste de l'UE aux compétences reconnues, notamment dans les domaines de l'économie et de la défense. Elle a un carnet d'adresses bien rempli, en Belgique et au-delà, fruit de 30 ans dans les arcanes de Bruxelles comme conseillère politique à la Commission, puis en tant qu'eurodéputée, de 2009 à 2017. Excellente germaniste (un atout de taille dans la capitale européenne), elle parle aussi couramment l'anglais et l'italien. Inspirée par l'ex-élu Daniel COHN-BENDIT, Mme GOULARD est une proche de M. Mario MONTI, ancien président du Conseil italien et ancien commissaire européen responsable du Marché intérieur.

Le problème pourrait venir de ce que Mme GOULARD est toujours liée à une affaire judiciaire en cours : celle des emplois fictifs présumés des assistants des eurodéputés MoDem, parti qu'elle a depuis quitté. Cette affaire l'avait contrainte à quitter son poste de ministre des Armées en juin 2017, un mois seulement après être entrée en gouvernement, en même temps que le président du MoDem François BAYROU et Mme Marielle de SARNEZ. Cette affaire a donné lieu depuis à l'ouverture d'une information judiciaire, mais Mme GOULARD n'a jusqu'à présent pas été convoquée. "Grosse gêne ! Ce qui l'empêche d'être ministre en France est négligeable à l'échelle européenne !", n'a pas tardé à s'exclamer l'eurodéputé écologiste Yannick JADOT. Mme GOULARD est de surcroît critiquée par certains pour avoir collaboré à un think tank américain pour une rémunération supérieure à 10 000 euros par mois alors qu'elle était eurodéputée. M. Ian BROSSAT, porte-parole du PCF, a ainsi dénoncé le fait que l'on ait longtemps "vendu l'Union européenne comme un moyen de faire contrepoids aux Etats-Unis. Devinez qui nous nommons Commissaire européene ? Une ancienne députée européenne qui fut payée 10 000 euros par mois par un think tank américain". "Un mélange des genres dommageable", a dénoncé sur Twitter M. Guillaume BALAS, du mouvement Génération.s, eurodéputé jusqu'en mai dernier.

Pour la délégation socialiste française, choisir Mme GOULARD pour siéger à la Commission est "un risque inutile pris par le président de la République française quant à l'influence de la France sur la scène européenne". Ce "risque" n'est autre que celui de voir cette nomination "retoquée" par le Parlement européen. Il y a un précédent : la Slovène Alenka BRATUSEK recalée en 2014. Les eurodéputés l'avaient jugée trop faible durant son audition. Qui plus est, elle n'était pas parvenue à justifier des propos anti-européens qu'elle avait tenus en Slovénie. Le Parlement avait aussi obligé le Britannique Johnathan HILL à repasser un second oral. Pendant l'audition initiale, il n'avait pas convaincu de ses capacités à prendre en charge le portefeuille des Services financiers. Quant à M. MOSCOVICI, il avait eu à répondre à des questions écrites supplémentaires pour se faire accepter, notamment liées à la situation budgétaire en France. Ainsi, les auditions peuvent bel et bien mener au retrait d'un candidat ou au remaniement des portefeuilles. Les auditions devraient se tenir du 30 septembre au 8 octobre.

Au Parlement européen, Mme GOULARD compte beaucoup d'amis, mais aussi des ennemis. Rappelons que pendant ses deux mandats d'eurodéputés, elle était l'une des membres les plus en vue du groupe de l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe (ALDE), l'ancêtre du groupe Renew Europe (RE) dominé aujourd'hui par les eurodéputés de La République en Marche (LaREM). A ce titre, elle est toujours admirée par certains, mais en agace aussi d'autres. Ceux-ci n'ont pas oublié sa tentative, finalement avortée, de briguer en 2016 la présidence de l'hémicycle contre la tête de file du groupe centriste Guy VERHFOSTADT, en faisant alors valoir la nécessité d'une candidature féminine. Une tentative qui avait notamment illustré son caractère réputé impétueux, voire "autoritaire" selon ses détracteurs. Ceci alors que la France en a déjà hérissé plus d'un avec l'épisode malheureux des propos de Mme Nathalie LOISEAU en juin dernier sur ses futurs collègues.

Paris souhaiterait un portefeuille économique

Il revient à la présidente de la Commission, Mme Ursula von der LEYEN, de procéder à la distribution des portefeuilles aux différents commissaires potentiels (probablement avant le 15 septembre). Depuis son élection de justesse en juillet, l'ancienne ministre allemande s'est déjà rendue à Berlin, en France, en Pologne, en Croatie, en Espagne et en Italie.

Dès le début de la semaine, elle a commencé à s'entretenir avec certains candidats, notamment pour réfléchir à l'équation complexe de la répartition des portefeuilles. Paris a d'ores et déjà affiché sa préférence pour un portefeuille économique, comme celui du commerce ou de la concurrence. Mais la France n'est pas la seule à s'exprimer dans ce sens : la Belgique et la Pologne souhaiteraient également un "grand" poste de ce genre. Or dans la capitale européenne, certains échos laissent penser que Mme GOULARD pourrait plutôt hériter du portefeuille du climat (crucial alors que la question environnementale préoccupe de plus en plus largement les esprits, mais moins prisé par Paris), notamment car une autre Française tiendra les rênes de la Banque centrale européenne et occupera donc une place primordiale sur la scène économique : Mme Christine LAGARDE.

Mme GOULARD devra participer à une audition de trois heures face à la commission parlementaire responsable du portefeuille qui lui aura été assigné. Après ces auditions, les commissions responsables préparent leur évaluation des compétences des candidats. Ces évaluations sont ensuite finalisées par la Conférence des présidents du Parlement européen. Une fois que toutes les auditions ont eu lieu, le Parlement doit approuver l'entièreté du Collège des commissaires avant qu'il puisse prendre ses fonctions. Ce vote devrait se tenir le 22 ou le 23 octobre prochain, pendant la session plénière du Parlement européen à Strasbourg [...]


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