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Mme Isabelle KOCHER

Mme Isabelle KOCHER (Articles de presse associés à la biographie)

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Correspondance économique Le conseil d'administration d'Engie a entériné le départ de la directrice générale Isabelle KOCHER

Correspondance économique - Date de parution : 07/02/2020

Comme attendu, le conseil d'administration d'Engie s'est prononcé hier soir contre le renouvellement de la directrice générale Isabelle KOCHER, dont le mandat expire en mai. La dirigeante était en porte-à-faux avec le conseil d'administration et son président Jean-Pierre CLAMADIEU depuis plusieurs mois, mais avait bénéficié ces derniers jours d'une vague de soutiens, notamment politiques. "A l'issue d'un processus de décision s'appuyant sur un bilan détaillé de son mandat, le conseil d'administration a considéré que l'approfondissement de la stratégie nécessitait un nouveau leadership", a fait savoir l'énergéticien.[...]

"Nous reconnaissons qu'elle a été une très bonne initiatrice de la transformation de l'entreprise", a confié hier M. CLAMADIEU dans un entretien au site des "Echos" publié après l'annonce. "La sortie des activités d'exploration-production et des centrales à charbon est à mettre à son crédit". Mais "le conseil a jugé que nous avons pris du retard en quatre ans dans le domaine des activités de génération d'électricité et d'infrastructures gazières, qui représentent aujourd'hui 80 % de nos profits", a-t-il développé. Et d'évoquer aussi les incertitudes sur l'avenir des centrales nucléaires du groupe en Belgique au-delà de 2025. "En France, le gaz n'a pas la place qu'il devrait dans la transition énergétique", a aussi regretté M. CLAMADIEU.

Pour la suite, Engie entend "simplifier son organisation et clarifier ses options stratégiques". Le groupe a aussi fait part de sa volonté de "conforter son modèle de croissance dans le domaine des énergies renouvelables et des solutions clients", ce qui s'inscrit dans la continuité de la stratégie portée par Mme KOCHER ces dernières années. Le groupe doit également "répondre à deux enjeux essentiels que sont la place du nucléaire dans le mix énergétique de la Belgique et celle du gaz dans le mix énergétique français", a-t-il souligné.

Les directeurs généraux adjoints Judith HARTMANN, Paulo ALMIRANTE et Claire WAYSAND assureront le pilotage opérationnel "de manière collégiale" dans l'attente de la nomination du successeur de Mme KOCHER

Le vote des représentants de l'Etat (actionnaire à 24 % d'Engie) était déterminant concernant le renouvellement ou non de Mme KOCHER. Ces derniers se sont finalement prononcés en faveur du départ de la dirigeante, arrivée en mai 2016 à la direction générale du groupe. L'intérim sera assuré, non par M. CLAMADIEU, mais "de manière collégiale" par un triumvirat composé de la directrice financière Judith HARTMANN, du directeur général adjoint en charge des opérations Paulo ALMIRANTE et de Mme Claire WAYSAND, inspectrice générale des finances et directrice générale adjointe, secrétaire générale du groupe. Dans les faits, c'est cette dernière qui assumera le mandat de directrice générale par intérim.

Plus tôt dans la journée, le ministre de l'Economie Bruno LE MAIRE avait fait part de l'attachement de l'Etat à la dissociation des fonctions de présidence et de direction générale à la tête d'Engie. "Cela vaut pour des postes durables, ça vaut même pour les fonctions d'intérim", avait-il expliqué, démentant par ailleurs tout projet de démantèlement du groupe. Un tel scénario de "vente par appartements" fait l'objet de rumeurs insistantes depuis plusieurs mois, en particulier concernant une cession des infrastructures gazières. Certains partisans du maintien de Mme <KOCHER>, dont le président du Conseil régional des Hauts-de-France Xavier BERTRAND, avait dénoncé ces derniers jours sa possible éviction comme une manière d'ouvrir la voie à un telle opération redoutée par les syndicats.

Dans son entretien avec "Les Echos", M. CLAMADIEU s'est montré tout aussi catégorique, estimant que "le débat sur le démantèlement du groupe n'a pas lieu d'être" et que "les infrastructures gazières telle que GRDF ou GRTgaz, en particulier, sont au coeur du groupe et indispensables à son équilibre financier". "Nous avons avec la loi Pacte obtenu le droit de céder des participations dans Engie mais ce n'est absolument pas à l'ordre du jour", a par ailleurs indiqué M. LE MAIRE en amont de la réunion du conseil d'administration.[...]

Mme KOCHER était la seule femme à la tête d'une entreprise du CAC 40. Pour lui succéder à terme, un profil de dirigeante serait donc privilégié. M. CLAMADIEU a été mandaté pour mener les recherches, avec l'appui du comité des nominations, des rémunérations, et de la gouvernance présidé par Mme Françoise MALRIEU. "Il faudra plusieurs mois pour choisir son successeur", a déclaré le président d'Engie au site des "Echos".

Rappelons que parmi les noms de candidates potentielles circulent ceux de Mmes Catherine GUILLOUARD, ancienne administratrice civile, présidente-directrice générale de la RATP, qui fut également directrice financière d'Eutelsat et directrice générale déléguée de Rexel, ainsi qu'administratrice d'Engie de 2015 à 2019 ; Christel BORIES, présidente-directrice générale d'Eramet, présidente du comité stratégique de filière (CSF) Mines et métallurgie du Conseil national de l'industrie, ancienne directrice générale déléguée d'Ipsen ; Mme Marie-Ange DEBON, ancienne conseillère référendaire à la Cour des comptes, ancienne directrice générale adjointe de Thomson, qui a récemment quitté ses fonctions de directrice générale adjointe de Suez, chargée de la France, de l'Italie et de l'Europe Centrale et Orientale, chargée des business units Eau et Recyclage & Valorisation en France ; ou encore Mme Sandra LAGUMINA, présidente du conseil d'administration de l'Agence France-Muséums, directrice générale en charge de la gestion d'actifs de Meridiam, ancienne membre du comité exécutif d'Engie, ancienne directrice générale adjointe d'Engie, en charge de la supervision des business units Elengy, GRDF, GRTgaz, Storengy, Chine et GTT.

Correspondance économique La directrice générale d'Engie, Mme Isabelle KOCHER, défend son bilan avant le conseil d'administration du 26 février qui doit décider de renouveler ou non son mandat

Correspondance économique - Date de parution : 03/02/2020

Alors que le sort de la directrice générale d'Engie, Mme Isabelle KOCHER, doit être tranché lors du prochain conseil d'administration du 26 février prochain, celle-ci défend, dans une interview au "Journal du Dimanche", son bilan et notamment le repositionnement du groupe sur les services énergétiques et les énergies renouvelables.

"Les résultats sont là. L'entreprise est en croissance, le cours de bourse également, nos carnets de commande sont pleins", explique Mme KOCHER qui rappelle au passage que lorsqu'elle a pris ses fonctions en mai 2016, le groupe était "en décroissance forte et surendetté".

Ainsi, Mme KOCHER assure avoir été "surprise" d'apprendre qu'un cabinet (Korn Ferry) avait été mandaté pour évaluer ses compétences mais affirme avoir accepté l'exercice. "Cette évaluation est positive et confirme que j'ai le profil adéquat pour diriger Engie", commente sa directrice générale au "Journal du Dimanche". Alors que son mandat s'arrête en mai prochain, Mme KOCHER affiche son envie de continuer : "Je suis très motivée pour poursuivre ma mission" et "je ne me place pas" dans la perspective d'un départ, déclare-t-elle.

Néanmoins, Mme KOCHER explique que l'évaluation a montré qu'il y avait "des points qui peuvent être améliorés" : elle a ainsi proposé au conseil d'administration, des pouvoirs plus étendus pour son président. "Le rôle du président d'Engie doit être central dans cette nouvelle phase de développement et la directrice générale que je suis le comprend, le souhaite et le juge parfaitement pertinent", écrit Mme KOCHER dans un courrier aux administrateurs d'Engie, révélé par "Les Echos". La dirigeante indique avoir travaillé avec le président du conseil d'administration, M. Jean-Pierre CLAMADIEU, à "une évolution de nos rôles et responsabilités". Elle évoque notamment une "modification du règlement intérieur" permettant par exemple au président de se voir soumettre toutes les nominations au comité exécutif.

L'Etat, actionnaire à 23,6 % d'Engie, aura un rôle clé dans la décision de la renouveler ou non à la direction générale du groupe. "Nous voulons que la stratégie soit claire et nous voulons le faire en concertation étroite avec la gouvernance d'Engie", déclarait le ministre de l'Economie et des Finances M. Bruno LE MAIRE interrogé depuis Davos par BFM Business le 23 janvier dernier. "Nous sommes en train d'examiner les résultats d'Engie pour pouvoir faire un bilan de l'activité d'Isabelle Kocher à la tête d'Engie, présenter ce bilan à la fin du mois de février et le seul point sur lequel nous nous prononcerons, c'est le bilan et les perspectives pour Engie", expliquait M. LE MAIRE.

Mme KOCHER considère avoir le soutien de l'exécutif : "rien dans mes relations avec l'Etat ne me permet de penser le contraire", déclare-t-elle dans l'interview au "Journal du Dimanche". "Nous sommes le bras armé industriel de la politique française voulue par le président de la République sur le climat. Emmanuel Macron a pris des positions très courageuses et mis notre pays en situation de leadership sur la lutte contre le réchauffement climatique. Engie est devenu le pendant industriel de ce leadership".

Correspondance économique Le nom de Mme Isabelle KOCHER, directrice générale déléguée d'Engie, cité pour la présidence-direction générale de ce groupe

Correspondance économique - Date de parution : 14/12/2015

[...] Les pouvoirs publics vont devoir trancher sur la gouvernance du groupe à partir de 2016. Trois solutions sont possibles :

- Mme Isabelle KOCHER, actuelle directrice générale déléguée, pourrait remplacer M. Gérard MESTRALLET à la présidence-direction générale en mai prochain.

- On pourrait aussi modifier les statuts afin de dissocier la présidence (non exécutive) et la direction générale. Dans cette hypothèse, la limite d'âge serait repoussée et M. MESTRALLET pourrait rester encore un an ou deux afin d'épauler Mme KOCHER. Rappelons qu'un tel schéma avait été envisagé lors des discussions en 2014 autour de la succession de M. MESTRALLET, dont le mandat s'achève en mai 2016, alors qu'il aura atteint la limite d'âge de 67 ans. L'Etat (actionnaire à 33 % du groupe) s'y était alors opposé. Mais Mme KOCHER aurait depuis fait savoir qu'elle ne serait pas défavorable à une telle cohabitation pour une période transitoire d'un ou deux ans.

- Un troisième scénario verrait la même dissociation des fonctions de directeur général et président, mais cette fois avec un autre président que M. MESTRALLET.

C'est le ministre de l'Economie Emmanuel MACRON qui mène les discussions du côté de l'Etat actionnaire. Il devrait s'entendre sur une des trois options précitées avec le conseil d'administration d'Engie d'ici la fin de l'année. Mme Isabelle KOCHER doit s'entretenir avec M. MACRON mercredi matin.


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