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M. Jean-Bernard LÉVY

M. Jean-Bernard LÉVY (Articles de presse associés à la biographie)

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Correspondance économique La succession du président-directeur général d'EDF Jean-Bernard LEVY serait engagée

Correspondance économique - Date de parution : 07/07/2022

C'est l'une des annonces majeures du discours de politique générale de la Première ministre Elisabeth BORNE : l'Etat a l'intention de renationaliser à 100 % l'énergéticien EDF, dont il détient pour l'heure 83,88 %. Ouvert en 2005, le capital du groupe non détenu par l'Etat actionnaire se répartit actuellement entre 15,03 % aux mains d'actionnaires institutionnels et individuels, 1,06 % pour les salariés du groupe, et 0,03 % en auto-détention. Selon la cheffe du gouvernement, une telle évolution doit permettre à l'électricien, endetté à hauteur de 44 milliards d'euros à fin 2021, "de renforcer sa capacité à mener dans les meilleurs délais des projets ambitieux et indispensables pour notre avenir énergétique". EDF est en effet face à un mur d'investissements (grand carénage du parc nucléaire, construction de nouveaux EPR, nécessité de rattraper le retard dans les énergies renouvelables...), alors même que sa situation financière est très fragilisée.

Les difficultés encore accrues ces dernières semaines par la mise à l'arrêt contrainte de 12 réacteurs nucléaires sur 56 (en raison notamment d'un problème de corrosion), et la décision de l'Etat de l'obliger à vendre d'avantage d'électricité à bas prix à ses concurrents (pour limiter la hausse des tarifs). EDF a estimé en mai que la baisse de sa production nucléaire devrait lui coûter 18,5 milliards d'euros d'excédent brut d'exploitation pour l'exercice en cours. Fin mars, l'Etat avait d'ailleurs participé à hauteur de 2,7 milliards d'euros à une recapitalisation de 3,1 milliards, pour renforcer les finances du groupe en prévision d'une année chahutée. Les récents déboires sont de plus venus d'ajouter aux difficultés sur le chantier EPR de Flamanville (plus de dix ans de retard pour un coût plus que triplé), et dans une moindre mesure d'Hinkley Point en Grande-Bretagne. Les analystes de Citi anticipent maintenant que la dette du groupe atteindra les 65 milliards d'euros d'ici la fin 2022.

Mi-juin, la ministre de la Transition énergétique Agnès PANNIER-RUNACHER avait évoqué l'hypothèse d'une renationalisation, tout en soulignant que la question n'était "pas tranchée" (cf. CE du 15/06/2022). Mais le scénario d'une renationalisation totale, porté par certains candidats d'opposition pendant la campagne présidentielle, n'est pas le schéma qui prévalait jusqu'ici. L'idée défendue depuis le projet Hercule, rebaptisé "Grand EDF", était plutôt une nationalisation des activités nucléaires, afin de les sanctuariser, avec d'autre part un "EDF vert" regroupant des activités commerciales et de distribution (Enedis), ainsi que les énergies renouvelables. Dans un tel schéma, cette dernière entité aurait au contraire vu son capital ouvert à des investisseurs privés à hauteur de 30 %. Mais le projet Hercule, outre des négociations dans l'impasse avec Bruxelles, s'est toujours heurté à l'opposition des syndicats et d'une grande partie de la classe politique, qui y voyaient une forme de démantèlement du groupe. Un tel découpage aurait nécessité l'accord du Parlement pour se concrétiser, ce qui semble aujourd'hui très improbable au regard de la composition de l'Assemblée nationale.

La succession du président-directeur général Jean-Bernard LEVY serait engagée

La transition énergétique passe par le nucléaire", a martelé hier Mme BORNE, alors que l'Etat vise la construction de 6 à 14 EPR dans les décennies à venir. "Nous devons avoir la pleine maîtrise de notre production d'électricité et de sa performance". Il est clair que le financement du futur programme électronucléaire national, officialisé en février par le président Emmanuel MACRON à Belfort, a pesé lourd dans la décision de l'exécutif. Dans le scénario médian d'un récent rapport gouvernemental, la construction des 3 paires d'EPR2 - soit 6 réacteurs - est évaluée à 51,7 milliards d'euros hors coûts de financement (cf. CE du 21/02/2022).

Conséquence de la nouvelle donne, l'Etat aurait d'ores et déjà lancé le processus de succession du président-directeur général d'EDF Jean-Bernard LEVY, croyaient savoir "Les Echos" hier soir. "Concrètement, ce dernier pourrait donc ne pas aller au terme de son mandat (prévu en mai 2023, NDLR). Du côté de l'Etat, un cabinet de recrutement a été mandaté pour lui trouver un ?remplaçant", a rapporté le site d'information économique, citant une source proche du dossier. M. LEVY, qui a succédé à M. Henri PROGLIO, est à la tête de l'énergéticien public depuis novembre 2014. Nommé par M. François HOLLANDE, il avait été renouvelé dans ses fonctions par M. Emmanuel MACRON en 2019.

Rappelons que les relations ont semblé se tendre, ces derniers mois, entre le gouvernement et M. LEVY. Des tensions illustrées par le recours déposé par ce dernier contre l'Etat pour contester le relèvement du plafond de l'Arenh (cf. CE du 13/05/2022). L'industriel, comme les syndicats, ont toujours décrié la stratégie gouvernementale de mettre à profit le groupe pour amortir la flambée des prix de l'électricité, au détriment de ses finances. Un EDF entièrement revenu dans le giron de l'Etat serait de fait un outil plus malléable, face à une situation appelée à durer.

Hier, l'annonce a déclenché une volatilité du titre EDF en bourse, appelé à être retiré de la côte pour procéder à la nationalisation. En recul de 5 % avant l'annonce de Mme BORNE, il a ensuite bondi de 8 %, pour repartir à la baisse et finalement clôturer en très forte progression de 14,53 % à 8,98 euros (contre 35 euros lors des premiers pas en bourse du groupe en 2005).

Alors que la Première ministre n'a pas précisé hier quelle forme prendra concrètement l'opération (les observateurs tablent sur une offre publique simplifiée), "il y a besoin d'une vraie réflexion pour donner du sens à la nationalisation", relevait en février le secrétaire général de la CGT Philippe MARTINEZ, interrogé sur ce qui n'était alors qu'une hypothèse. "Petit à petit l'entreprise EDF a été détricotée, donc c'est quoi le contour d'une entreprise publique d'énergie ? Et puis quels moyens on lui donne ? Quel est le coeur de métier d'une entreprise comme EDF ? C'est refaire venir des compétences, réinternaliser des produits, avoir une entreprise cohérente", avait-il réagi sur Boursorama.

"Les problèmes d'EDF sont avant tout la sous-capitalisation et la sous-rémunération. Ce n'est pas parce qu'on renationalise qu'on renforce la structure en fonds propres d'EDF, cela ne résout pas son problème financier structurel", a estimé pour sa part M. Alexandre GRILLAT, de la Fédération CFE Energies. "Nationaliser l'entreprise avec un statut juridique de société anonyme, c'est de l'incohérence", dit en outre M. Sébastien MENESPLIER, de la CGT Mines-Energie. Le syndicat appelle à en faire un Epic (établissement public à caractère industriel), à "sortir l'électricité du marché" et "arrêter le dispositif de l'Arenh". A l'inverse, il craint que cette renationalisation soit le prélude à "un nouveau projet de réforme", après la longue bataille menée autour du projet de restructuration porté par le gouvernement et la direction, à ce stade suspendu.

Correspondance économique Le président-directeur général d'EDF Jean-Bernard LEVY annonce un recours contre l'Etat qui l'oblige à vendre plus d'électricité aux fournisseurs alternatifs

Correspondance économique - Date de parution : 13/05/2022

M. Jean-Bernard LEVY, président-directeur général d'EDF, a annoncé un "recours gracieux" contre la décision du gouvernement d'instrumentaliser l'énergéticien publique pour contenir la hausse des tarifs réglementés de l'électricité. L'industriel demande ainsi "un retrait" de la récente mesure qui l'oblige à vendre plus d'électricité à bas coût à ses concurrents.

Rappelons que le volume d'électricité nucléaire vendue par EDF aux fournisseurs alternatifs a été augmenté dans le cadre du mécanisme de l'Arenh ("accès régulé à l'électricité nucléaire historique", passant de 100 à 120 TWh pour 2022. Les fournisseurs alternatifs ont dès lors moins de complément à acheter sur le marché, à un prix bien plus élevé, ce qui influe sur la facture finale. Cette hausse du plafond de l'Arenh a été formalisée par décret le 11 mars, avec un prix du mégawattheure relevé pour l'occasion de 42 à 46,2 euros. Une telle mesure a permis de contenir la hausse des tarifs à 4 % cette année pour le consommateur. Mais elle a un coût pour l'électricien public, qui estime l'impact sur son EBITDA à -10,2 milliards d'euros pour 2022.

"Tant le prix que les conditions des attributions nous pénalisent considérablement", a fait valoir hier M. LEVY. Un porte-parole d'EDF a ensuite assuré que le groupe prendrait "toutes mesures de nature à préserver ses droits qui lui paraîtront utiles " en relation avec le décret du 11 mars, ainsi "qu'avec les trois arrêtés qui complètent le dispositif en cause", et se réservait "la possibilité de saisir les juridictions administratives compétentes".

"Nous prenons acte de la décision de Jean-Bernard Lévy", a-t-on réagi à Bercy, tout en rappelant que "la mesure prise par le gouvernement en début d'année a permis aux Français d'éviter une augmentation de 40 % de l'électricité", dans un contexte de flambée sur les marchés. Pour adoucir la mesure, l'Etat a également renfloué EDF à hauteur de 2,7 milliards d'euros en mars via une nouvelle augmentation de capital.

Egalement opposés au relèvement de l'Arenh, les syndicats d'EDF ont déjà saisi de leur côté le Conseil d'Etat. La haute juridiction administrative a confirmé en référé la décision gouvernementale, estimant qu'il n'y avait pas urgence à suspendre le dispositif. Cependant le dossier reste à trancher sur le fond. "On joue la montre pour faire du politiquement correct", estimait hier le secrétaire fédéral de la FNME-CGT Fabrice COUDOUR, voyant dans cette démarche "une manière d'enjamber la période des élections législatives" et de gagner du temps avant d'engager un recours sur le fond. Hier à Paris, le titre EDF a clôturé en recul de 3,29 % à 8,28 euros dans un marché lui-même en baisse.

Une réforme structurelle "nécessaire rapidement"

Plus largement, l'idée d'une réforme d'EDF demeure d'actualité, alors que M. Emmanuel MACRON a récemment évoqué une renationalisation du groupe. Si le projet de réorganisation "Hercule", rebaptisé "Grand EDF", n'a pu aboutir faute d'accord avec Bruxelles, "je pense que sur une partie des activités les plus régaliennes, l'Etat doit reprendre du capital, ce qui va d'ailleurs avec une réforme plus large du premier électricien français", avait déclaré le chef de l'Etat lors de la campagne présidentielle. "Il faut une réforme structurelle à EDF et il le faut plutôt rapidement", a plaidé hier M. <LEVY devant les inquiétudes de nombreux actionnaires minoritaires. "Nous attendons que notre pays se soit prononcé dans la séquence présidentielle puis législative que nous vivons aujourd'hui avant de relancer les réformes structurelles sur lesquelles nous ouvrirons un dialogue avec le gouvernement".

Contrat de 800 millions d'euros avec la Banque européenne d'Investissement pour la transition énergétique

EDF et la Banque européenne d'Investissement (BEI) ont par ailleurs signé un contrat portant sur 800 millions d'euros de prêt destiné à cofinancer un programme de raccordement des énergies renouvelables et des bornes de recharge dans les territoires français. Le groupe avait sollicité l'institution européenne pour le compte de sa filiale Enedis, gestionnaire du réseau électrique basse et moyenne tension en France.

Enedis est engagé dans un programme d'installation de 11 465 km de nouvelles lignes de distribution, avec les équipements de transformation associés, pour raccorder les énergies renouvelables (principalement panneaux solaires) et les bornes de recharge électriques pour véhicules (équipement des copropriétés, en voirie et sur autoroute). Ce programme a un coût d'1,67 milliard d'euros sur 2022-2024 et le prêt de la BEI en représente la moitié.

La BEI assure déjà, dans le contexte de la transition énergétique, plusieurs opérations de financement pour EDF, notamment les deux futurs champs éoliens offshore de Fécamp et Courseulles-sur-mer, en Normandie, et des projets solaires en Afrique subsaharienne. L'établissement cumule ainsi 2,9 milliards d'euros d'exposition avec EDF. Il soutient "des projets innovants à fort potentiel qui contribuent à la réalisation des objectifs de l'UE, au premier rang desquels figure la lutte contre le réchauffement climatique", a-t-il été souligné.

Correspondance économique Le président-directeur général d'EDF Jean-Bernard LEVY a présenté son plan de "sursaut" de la filière nucléaire à l'Assemblée nationale

Correspondance économique - Date de parution : 19/12/2019

Le président-directeur général d'EDF Jean-Bernard LEVY a présenté hier devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale le plan "Excell", établi sur demande du gouvernement en réponse au rapport accablant sur l'EPR de Flamanville rendu par M. Jean-Martin FOLZ. Comme il l'avait déjà fait vendredi, le dirigeant a présenté les trois axes majeurs de ce plan de "sursaut" de la filière nucléaire nationale : améliorer la qualité industrielle, les compétences et la gouvernance des grands projets du secteur (cf. CE du 16/12/2019).

Il s'agira notamment de "rassembler les acteurs sur les meilleures pratiques au sein du Gifen (Groupement des industriels français de l'énergie nucléaire, NDLR)", a expliqué M. LEVY, à travers "une révision en profondeur de la relation client-fournisseur qui est aujourd'hui déséquilibrée". "Les intérêts ne sont pas assez alignés et les relations contractuelles vont être revues", a-t-il aussi affirmé.

"Excell" sera supervisé par un délégué général à la qualité industrielle et aux compétences, lequel sera recruté dans l'industrie française mais pas dans le nucléaire, M. LEVY souhaitant tirer profit des "meilleures pratiques issues d'autres industries". L'enjeu est vital, alors qu'EDF doit présenter au gouvernement avant la mi-2021 un plan pour le "nouveau nucléaire", fondé sur une nouvelle version de l'EPR aux coûts et temps de construction optimisé. De ce projet industriel découlera la décision de l'Etat de lancer ou non la construction de 6 nouveaux réacteurs sur le territoire. "Nous avons reçu un certain nombre de questions et des groupes de travail ont été formés à la demande des ministères concernés afin de préparer les éléments de décisions pour mi-2021", a confirmé hier M. LEVY. "Nous avons aussi lancé des appels d'offres pour pouvoir établir des devis, ce qui a suscité de l'émotion dans les médias mais est parfaitement normal". Si le feu vert était donné, il y aurait "au mieux un ou deux" de ces nouveaux EPR en fonctionnement en 2035, "compte tenu des délais de travaux préparatoires", a expliqué le président-directeur général d'EDF. Et l'ensemble des tranches ne serait "pas disponible avant 2040".

Interrogé sur les causes profondes des difficultés rencontrées sur le chantier de Flamanville 3, M. LEVY a cité - outre les conclusions du rapport de Jean-Martin FOLZ qui chargent le groupe - des décisions préparées puis gelées "pendant un quinquennat entier", avec un caractère "intermittent" des décisions gouvernementales en matière de nucléaire. Selon l'industriel, le lancement "trop précipité" de Flamanville s'est aussi inscrit dans un contexte de rivalité avec Areva, qui a fait "beaucoup de tort à la filière". De plus, "la gouvernance n'a pas été au début à la mesure des enjeux, jusqu'en 2015 où j'ai mis en place une véritable direction de programme et un chef de projet", a rappelé M. LEVY. "C'est arrivé tard et n'a pallié qu'une partie des difficultés".

Le Brexit ne présente pas de "risques importants" pour le chantier d'Hinkley Point

Pour souligner la pertinence de l'EPR, le dirigeant a insisté une nouvelle fois sur le fait que deux réacteurs de ce type fonctionnent actuellement sans problème en Chine. Les députés s'interrogeant sur la différence entre les chantiers chinois et les difficultés rencontrées en France et en Finlande, M. LEVY a rappelé que les réacteurs de Taichan 1 et Taichan 2 ont été construits en simultanéité avec 20 autres chantiers nucléaires dans l'Empire du milieu, là où il n'y avait rien eu de semblable en France "depuis le milieu des années 90". Dès lors, les compétences, notamment en matière de soudures, ont profité en Chine de cette multiplicité de projets. L'industriel a écarté du même coup l'hypothèse d'un plus grand laxisme des autorités de sûreté chinoises. "Je n'ai pas connaissance du moindre sujet ou la sécurité aurait été mise en cause en Chine", a-t-il affirmé, jugeant en revanche que l'existence de 20 chantiers a là encore permis aux instances de contrôle du pays une "plus grande réactivité". "Nous ne nous sommes pas non plus assez élevés contre le fait d'avoir des changements de réglementation en cours de chantier en France", a aussi admis M. LEVY, pointant un manque de "stabilité".

Par ailleurs, concernant les récents développements politiques outre-Manche, le président-directeur général d'EDF a dit ne pas voir dans le futur Brexit "un risque important" pour le projet EPR d'Hinkley Point. A deux conditions néanmoins : qu'il n'y ait pas de modification substantielle au traité Euratom (ce qui a déjà été négocié avec le gouvernement de Theresa MAY, a-t-il rappelé) ; et que la libre circulation et le détachement des personnes impliquées sur le chantier ne soit pas remise en cause (ce qui a fait l'objet de garanties écrites du gouvernement britannique, a également affirmé M. LEVY).

Correspondance économique Jean-Bernard LEVY : les défis de son nouveau mandat de président-directeur général d'EDF

Correspondance économique - Date de parution : 17/05/2019

Les actionnaires d'EDF ont voté à près de 98 % pour la reconduction du président-directeur général Jean-Bernard LEVY

Comme attendu, le président-directeur général d'EDF Jean-Bernard LEVY a été renouvelé dans ses fonctions pour un mandat de quatre ans lors de l'assemblée générale du groupe qui s'est tenue hier. Les actionnaires ont voté à 97,94 % en faveur de sa reconduction, proposée par l'Elysée en février, et validée par le Parlement en début de mois (cf. CE du 03/05/2019). M. LEVY est actuellement âgé de 64 ans, mais l'âge limite pour présider EDF avait été repoussé de 65 à 68 ans en 2005 à la faveur d'une modification des statuts du groupe.

Par ailleurs, comme nous l'annoncions, l'assemblée générale a validé les nominations en qualité d'administrateurs pour quatre ans de Mme Anne RIGAIL, directrice générale d'Air France et directrice générale adjointe d'Air France-KLM ; M. Bruno CREMEL, ancien inspecteur des finances, general partner de Partech Ventures ; M. Gilles DENOYEL, ancien inspecteur des finances, président de Dexia et de Dexia Crédit Local ; et M. Philippe PETITCOLIN, administrateur-directeur général de Safran, vice-président du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas).

A l'issue d'un conseil d'administration tenu plus tard dans la journée, M. LEVY a été nommé président-directeur général d'EDF "par intérim" dans l'attente de la publication d'un décret du président de la République.

Trois "chantiers majeurs" pour le nouveau mandat

En introduction de l'assemblée générale d'hier, le dirigeant reconduit a évoqué les trois "défis" représentant les "chantiers majeurs" de son nouveau mandat. Le premier porte sur la réforme de la régulation nucléaire actuelle, qu'EDF ne cesse de dénoncer en réclamant une refonte du dispositif de l'Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique). Ce dernier oblige l'énergéticien à revendre à ses concurrents jusqu'à 100 térawattheures (TWh) de son électricité nucléaire produite en France, au prix (inchangé depuis 2011) de 42 euros le mégawattheure. M. LEVY rappelle de longue date que l'Arenh a déjà largement rempli sa mission - permettre l'émergence de fournisseurs alternatifs - et représente maintenant pour EDF une source de fragilité économique majeure et injustifiée. Hier encore, il a indiqué travailler avec l'Etat pour mettre en place une nouvelle "régulation équitable et durable".

En parallèle, M. Jean-Bernard LEVY devra mener de front le chantier d'une possible réorganisation du groupe, alors que l'Etat attend de sa part des propositions en ce sens d'ici la fin de l'année. "Il ne s'agit pas, en aucun cas, d'un démantèlement", a répété hier le dirigeant, alors que l'épouvantail d'une scission alimente les craintes des syndicats. "Il s'agit le cas échéant de permettre aux différentes activités d'EDF, qui se développent à des rythmes et selon des modalités de financement diversifiées, de trouver les moyens d'assurer croissance et performance", a-t-il réaffirmé, comme il l'avait déjà fait récemment devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale (cf. CE du 02/05/2019). Rappelons que le scénario le plus fréquemment évoqué verrait les activités nucléaires du groupe être "sanctuarisées" via une renationalisation au moins partielle, et isolées des autres activités d'EDF dans les énergies renouvelables, les services, la fourniture d'électricité et la distribution.

Enfin, troisième et dernier défi : proposer un nouveau réacteur EPR optimisé, notamment en termes de couts, alors que l'exécutif entend statuer à la mi-2021 sur le lancement d'un nouveau programme électronucléaire (entendre : la construction de nouveaux réacteurs sur le territoire). "Notre filière nucléaire est un atout aujourd'hui et il faut que ça le reste demain, sachons ne pas la gâcher par des atermoiements", a plaidé une nouvelle fois hier M. LEVY.

Si le dirigeant n'a pas spontanément évoqué le difficile chantier EPR de Flamanville, plusieurs actionnaires ont tenu à exprimer leurs craintes sur le sujet. "Nous appliquerons de façon très rigoureuse les décisions que l'autorité de sûreté aura été amenée à prendre", a assuré M. LEVY alors que l'ASN doit se prononcer sur huit soudures difficilement accessibles, qui, si elles devaient être reprises, entraîneraient d'importants travaux et de nouveaux retards. Un actionnaire a ainsi évoqué un "surcoût de 2 milliards" en cas de dépassement de calendrier de deux ans supplémentaires. Rappelons que le réacteur de troisième génération devait initialement être démarré en 2012. Le coût du chantier s'élève actuellement à 10,9 milliards d'euros, près de quatre fois le montant prévu à l'origine. Hier M. LEVY a répondu ne pas "rentrer du tout" dans ces chiffres de 2 milliards, en évitant toutefois de spéculer sur le sujet.

Hasard du calendrier, le président de l'ASN Bernard DOROSZCZUK a indiqué hier à l'Assemblée nationale que le gendarme du nucléaire se prononcerait en juin sur les soudures incriminées. Un groupe d'experts de l'ASN avait conclu en avril qu'EDF ne pouvait les laisser en l'état, comme il le souhaite, et devrait engager des travaux. L'Autorité organise préalablement, le 29 mai, une audition au cours de laquelle le groupe présentera sa "position argumentée".

Correspondance économique Les parlementaires se sont prononcés en faveur de la reconduction de M. Jean-Bernard LEVY à la présidence-direction générale d'EDF

Correspondance économique - Date de parution : 03/05/2019

M. Jean-Bernard LEVY, président-directeur général d'EDF, a été auditionné hier par la commission des Affaires économiques du Sénat, préalablement à un vote des sénateurs sur sa reconduction pour un second mandat de quatre ans à la tête de l'énergéticien public, sur proposition du président de la République, et en application de l'article 13 de la Constitution. Une audition et un vote similaire avaient déjà eu lieu mardi de la part de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale (cf. CE du 02/05/2019). Les sénateurs se sont prononcés en faveur du renouvellement de M. LEVY par 8 voix pour, 5 bulletins blancs et une abstention ; les députés par 20 voix pour, 2 voix contre et 4 abstentions.

Lors de son audition, M. LEVY, qui réfléchit actuellement à une nouvelle organisation du groupe comme lui a demandé l'Etat, a réaffirmé qu'EDF resterait "une entreprise intégrée", "avec son pacte social". "Nous avons à regarder si une nouvelle organisation des actifs permettrait à EDF de mieux jouer son rôle d'investisseur pour la transition énergétique et pour le pouvoir d'achat des ménages et des entreprises", a-t-il expliqué devant la commission des Affaires économiques du Sénat.

Ce projet de réorganisation, baptisé "Hercule", a soulevé l'inquiétude de syndicats et de certains élus, qui s'inquiètent d'un potentiel démantèlement de l'entreprise. "Notre souci, c'est que nous avons une dette d'ores et déjà importante, alors que nous avons devant nous aujourd'hui et demain un niveau d'investissements qui n'est pas compatible avec notre niveau de dette", a fait valoir M. LEVY. La dette d'EDF dépasse en effet les 33 milliards d'euros, au moment où le groupe doit massivement investir, notamment pour prolonger la vie de son parc nucléaire et se développer dans les énergies renouvelables. "Il s'agit de voir si peut-être, avec par exemple deux bilans, nous pourrions augmenter nos capacités d'endettement et donc d'investissement", a détaillé le dirigeant. "Si nous organisons différemment nos actifs et nos passifs, peut-être arriverons nous à démontrer que nous pouvons mieux déployer nos investissements au bénéfice de la collectivité".

Correspondance économique Le président de la République Emmanuel MACRON envisage de renouveler M. Jean-Bernard LEVY en qualité de président-directeur général d'EDF

Correspondance économique - Date de parution : 15/02/2019

Le président de la République Emmanuel MACRON envisage, sur proposition du Premier ministre Edouard PHILIPPE, de renouveler M. Jean-Bernard LEVY en qualité de président-directeur général d'Electricité de France (EDF). L'Etat proposera au conseil d'administration et à la prochaine assemblée générale ordinaire qu'il soit reconduit comme administrateur puis comme président-directeur général d'EDF. Les commissions des Affaires économiques de l'Assemblée nationale et du Sénat devront se prononcer sur cette proposition.

Né en mars 1955, ancien élève de l'Ecole polytechnique (1973), ingénieur en chef des télécommunications, M. Jean-Bernard LEVY fut notamment responsable du département "lignes et transmissions", à la direction opérationnelle des télécommunications d'Angers de 1979 à 1982. Adjoint au chef de service pour l'informatique et les politiques de personnel au service du personnel de la direction générale des télécommunications (1982-1986), il fut ensuite conseiller technique (1986-1987), avant d'être conseiller pour les affaires internationales et industrielles au cabinet de M. Gérard LONGUET alors ministre délégué aux Postes et Télécommunications (1987-1988). Directeur des télécommunications spatiales chez Matra Marconi Space de juin 1988 à avril 1993, puis directeur du cabinet de M. Gérard LONGUET au ministère de l'Industrie, des Postes et des Télécommunications (1993-1994), il fut conseiller auprès de M. José ROSSI à ce même ministère (1994). Il rejoignit alors le groupe Matra-Hachette, devenu Lagardère, où il fut directeur à la direction générale (1994-1998). Il se vit parallèlement confier les fonctions de président-directeur général de Matra Communication, qu'il occupa de 1995 à 1998. Directeur général de la société de bourse Oddo et Compagnie (1998-1999), il en fut associé gérant de 1999 à 2002, étant parallèlement président du collège des gérants d'Oddo Pinatton Corporate (2000-2002). Directeur général adjoint de Vivendi Universal, d'août 2002 à avril 2005, M. LEVY devint ensuite président du directoire de Vivendi Universal, devenu en avril 2006, Vivendi. Il prit parallèlement la présidence du conseil de surveillance de Groupe Canal+ et la présidence-direction générale de SFR, respectivement en février et mars 2012 jusqu'en juin de la même année. Il fut ensuite président-directeur général de Thales de décembre 2012 à octobre 2014. Depuis novembre 2014, M. Jean-Bernard LEVY est président-directeur général d'EDF. Il est par ailleurs président d'Edison SpA (Italie), d'EDF Energy Holdings (Royaume-Uni), président du conseil de surveillance de Framatome, mais également administrateur de Dalkia, vice-président d'Eurelectric, président du Conseil français de l'énergie, et administrateur de France Industrie.

Correspondance économique M. Jean-Bernard LEVY expose au Parlement son projet pour EDF

Correspondance économique - Date de parution : 26/11/2014

M. Jean-Bernard LEVY, jusqu'ici à la tête de Thales, et dont la nomination comme président-directeur général d'EDF doit être validée aujourd'hui en Conseil des ministres, a passé hier son grand oral devant les commissions des Affaires économiques du Sénat et de l'Assemblée. Sa nomination a été validée en soirée par les deux chambres. Dans le détail : 22 parlementaires se sont prononcés "pour" et un "contre" au Sénat comme à l'Assemblée nationale, deux députés s'étant abstenus.

Au préalable, M. LEVY, qui assure déjà la présidence-direction générale d'EDF par intérim depuis lundi, a présenté son projet pour le groupe aux parlementaires. Il a d'ores et déjà identifié des obstacles et des objectifs clairs, alors que l'énergéticien aborde, selon ses propres termes, une ère de mutations sans précédent. "Je me sens un ingénieur et un industriel. J'ai passé plus de dix ans dans le secteur public, de France Télécom aux cabinets ministériels, mais j'ai aussi la fibre de l'entreprise, ayant dirigé trois grands groupes français, Matra, Vivendi et Thales, engagés dans la bataille de la compétition internationale" a fait valoir M. LEVY à cette occasion.

Ce dernier s'est d'abord dit conscient que les prix modérés de l'électricité en France (35 % inférieurs à nos voisins européens et deux fois moins chers qu'en Allemagne), représentent un réel avantage pour le pays, lequel jouit "d'un système énergétique de tout premier ordre". Il a rappelé que le groupe investit 9 milliards d'euros par an et assure un rôle essentiel dans le "développement équilibré des territoires, notamment grâce à ERDF". De même, "EDF est un employeur de référence, une des entreprises favorites des français et des ingénieurs", qui accueille chaque année "6700 alternants" et a décidé récemment de "relever son niveau d'embauche pour former la nouvelle génération d'opérateurs, d'ingénieurs et de techniciens, dans le nucléaire mais aussi les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique".

L'"opportunité" de la transition énergétique

Pour M. LEVY, la transition énergétique "représente une opportunité essentielle pour EDF", dont il entend faire "un acteur majeur". Il a comparé la révolution à venir à la transition numérique, en ce que toutes deux ouvrent des "occasions enthousiasmantes pour innover". "Mon projet serait qu'EDF soit d'abord un acteur majeur du marché des services énergétiques, qui connaissent une croissance de 5 à 10 % par an en Europe, notamment grâce à la filiale Dalkia (dont EDF a pris le contrôle total des activités françaises avant l'été, NDLR), qui lui permettra d'être présent sur l'ensemble de la chaîne de valeurs".

M. LEVY a aussi affirmé ses ambitions dans les énergies renouvelables, alors que la filiale EDF ENR fait déjà du groupe "l'un des dix leaders mondiaux dans le domaine". Il a noté le "socle historique" en la matière, que représente déjà "le formidable parc hydraulique d'EDF, relayé par ses investissements dans le solaire et le photovoltaïque". Mais la transition énergétique est aussi " l'occasion d'optimiser et de renouveler le parc nucléaire". A ce titre, "le grand carénage est un programme très important, qui entraînera des bénéfices économiques majeurs pour le pays dans le respect des prescriptions de l'Autorité de sûreté nucléaire" a fait valoir le futur dirigeant d'EDF.

Le rééquilibrage tarifaire au nombre des priorités

M. LEVY a identifié cinq grands enjeux pour l'énergéticien. Premier d'entre eux : "assainir la situation économique du groupe", un "objectif difficile mais primordial pour qu'EDF reste l'un des tout premiers énergéticiens mondiaux". Il a ainsi dénoncé les "retards préoccupants sur la trajectoire réelle des tarifs de l'électricité par rapport aux trajectoires qui avaient été prévues en accord avec l'Etat". Pour lui, les difficultés ont porté sur le marché de détail (gel de tarifs, formule de calcul), mais aussi sur le marché de gros avec l'Anreh, dispositif qui oblige EDF à revendre à ses concurrents jusqu'à un quart de l'électricité produite par son parc nucléaire, et dont la réévaluation a été décalée à juillet 2015 en début de mois. "Ces écarts forcent EDF à augmenter sans cesse sa dette" a rappelé M. LEVY, soulignant que "chaque année c'est l'endettement qui paye le dividende des actionnaires" (dont l'Etat à hauteur de 84,5 %). Pour le nouveau président-directeur général, "un rééquilibrage tarifaire de l'électricité s'impose, via notamment une stabilisation de la CSPE (taxe qui finance notamment le développement des énergies renouvelables en garantissant un prix d'achat, NDLR) donc la croissance à deux chiffres est un souci". M. LEVY s'est dit conscient qu'"il y a bien sûr de la part de tout gouvernement des réticences à augmenter les tarifs même si les calculs en montrent la nécessité". Mais il a averti qu'en l'absence d'une "indispensable remontée" de ces derniers, le groupe "n'aura pas avoir les moyens de faire tous les investissements qui sont devant lui".

Autre chantier, "la conduite des projets nucléaires", de l'EPR de Flamanville 3 aux réacteurs d' Hinkley Point au Royaume-Uni, en passant par le partenariat engagé avec la Chine. Sur ce point, M. LEVY n'a pas caché compter sur de bonnes relations avec Areva et M. Philippe VARIN, qui devrait prendre prochainement la présidence du conseil d'administration. "Nous aurons à nous pencher de façon étroite sur l'efficacité du partenariat entre EDF et Areva et l'améliorer" a averti M. LEVY, notamment pour optimiser et faire baisser les coûts des réacteurs EPR". Concernant Flamanville, le président-directeur général de Thales a admis qu'il serait "surpris d'avoir de bonnes nouvelles à annoncer au niveau du devis", alors qu'un nouveau retard d'un an a été récemment annoncé. "Il faut reprendre la main sur les délais. C'est une question cruciale pour le groupe et une question d'honneur national de mettre cette affaire sous contrôle. Le resserrement des liens avec Areva et une gestion plus contrôlée de toutes les parties prenantes doit intervenir".

Parallèlement, le futur dirigeant entend aussi apporter une attention particulière "aux activités en aval". Pour lui, "EDF doit jouer tout son rôle dans les services énergétiques et l'efficacité", citant le compteur Linky comme "une première application prometteuse" en la matière. Concernant les dossiers internationaux, il s'est réjoui des positions fortes du groupe outre-Manche, mais aussi en Belgique, Italie et en Pologne. "Il faut maintenant les conforter et déployer une politique internationale bien centrée, une doctrine en la matière, dans des pays comme la Chine. Il me reviendra de focaliser les efforts de déploiement sur quelques pays stratégiques, alors que cette question a, me semble-t-il, était un peu délaissée ces derniers temps". Le cinquième enjeu majeur réside pour M. LEVY dans la question de la gestion des déchets à longue durée de vie. Evoquant le projet Cigeo de stockage profond de déchets radioactifs, M. LEVY a estimé qu'"il faut rapidement trouver la voie d'un consensus entre l'EDF et l'Andra (l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, NDLR) pour développer une filière française du démantèlement et traitement des déchets qui aujourd'hui n'existe pas réellement, ni en France ni dans le monde".

Enfin, sur le plan managérial, le futur président-directeur général compte "engager un projet de transformation qui impliquera un effort de transparence et de prospective", notamment à travers les plans pluriannuels de l'énergie. "Le dialogue social aura toute sa place" a-t-il garanti aux parlementaires, ajoutant qu'il veillerait "à la transparence due aux actionnaires et en particulier à l'Etat, ainsi qu'à la représentation nationale du groupe".

La nécessité de resserrer les liens avec Areva

"Je veux rassurer sur ce plan là : je souhaite que la période qui s'ouvre soit une période de coopération sincère entre les deux groupes" a insisté le futur dirigeant d'EDF, désireux de "tourner la page d'une période d'hostilité". "Il faut structurer de façon claire la coopération technique et commerciale entre Areva et EDF" a-t-il expliqué. A ce titre, M. LEVY a rappelé l'intention de l'Etat de voir des administrateurs communs siéger aux conseils des deux groupes (rappelons que M. Philippe VARIN, pressenti comme futur président du conseil d'administration d'Areva a également été nommé vendredi administrateur d'EDF). "Si je suis bien informé, il semblerait que d'autres personnes ayant des responsabilités éminentes au sein de l'Etat pourraient jouer un rôle majeur au sein des deux conseils à l'avenir" a dit M. LEVY. Ce dernier n'a eu de cesse, tout au long des deux auditions, d'affirmer son intention de faire "souffler un vent nouveau sur les relations Areva-EDF" en partenariat avec M. VARIN, qu'il a dit connaître personnellement de longue date.

Correspondance économique Le nom de M. Jean-Bernard LEVY évoqué pour succéder à M. Henri PROGLIO à la présidence d'EDF

Correspondance économique - Date de parution : 15/10/2014

Le mandat de M. Henri PROGLIO à la présidence d'EDF ne serait pas renouvelé alors que le choix de son successeur aurait été arrêté

La décision sur le renouvellement ou non du président-directeur général d'EDF Henri PROGLIO, en poste depuis novembre 2009, est attendue de manière imminente, alors qu'un conseil d'administration décisif du groupe doit se tenir demain. Si le mandat de M. PROGLIO est généralement jugé positif et s'il a reçu le soutien de syndicats, de membres du gouvernement et de personnalités de gauche, son mandat ne serait néanmoins pas renouvelé. Le président de la République François HOLLANDE souhaiterait en effet envoyer par là un signe aux écologistes et à sa majorité, tout en ouvrant un nouveau chapitre de la politique énergétique française au lendemain du vote de la loi sur la transition énergétique.

Plusieurs noms ont été évoqués ces derniers jours. Alors que le choix du successeur de M. PROGLIO aurait été arrêté, un nom était plus particulièrement cité ; celui de M. Jean-Bernard LEVY, 59 ans, ingénieur en chef des mines, président-directeur général de Thales depuis décembre 2012, administrateur de DCNS, Vinci et Société Générale, ancien président du directoire de Vivendi de 2005 à 2012, ancien président-directeur général de Matra Communication, ancien collaborateur de MM. Gérard LONGUET et José ROSSI au ministère en charge de l'Industrie, des Postes et des Télécommunications.

Rappelons que d'autres noms ont été évoqués dont celui de M. Philippe CROUZET, 58 ans, ancien maître des requêtes au Conseil d'Etat, président du directoire de Vallourec et administrateur d'EDF depuis 2009, et celui de M. Martin VIAL, 60 ans, ancien conseiller maître à la Cour des comptes, ancien président de La Poste et directeur général d'Europ Assistance Holding jusqu'en mai dernier. En interne, le nom de M. Vincent de RIVAZ, 61 ans, directeur général d'EDF Energy, a également été cité. Enfin, si le nom de M. Jean-Pierre CLAMADIEU, président du comité exécutif du groupe Solvay a circulé avec insistance, celui-ci aurait régulièrement décliné le poste.

Publié dans la "Correpondance économique" du 15 octobre 2015 à 6h15


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