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M. Eric LOMBARD

M. Eric LOMBARD (Articles de presse associés à la biographie)

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Correspondance économique Le directeur général de la Caisse des dépôts, M. Eric LOMBARD, a défendu devant les sénateurs la création d'un grand pôle public financier

Correspondance économique - Date de parution : 20/06/2019

Le directeur général de la Caisse des dépôts (CDC), M. Eric LOMBARD, était auditionné hier pour la première fois devant les deux commissions - Finances et Affaires économiques - du Sénat. Il est notamment revenu sur l'intérêt stratégique de la création d'un grand pôle financier public autour de La Banque Postale et de CNP Assurances, mais aussi sur les projets 2019 du groupe dans le cadre de la Banque des territoires et de la direction des retraites et de la solidarité.

M. LOMBARD a tenu à expliquer aux sénateurs "le sens du projet" de rapprochement de La Banque Postale et de CNP Assurance pour créer "un pôle financier public au service des territoires". "Le modèle de CNP Assurances devait impérativement être conforté par rapport aux enjeux du secteur", a assuré le directeur général de la Caisse des dépôts, rappelant que le groupe ne dispose pas d'un réseau de distribution en propre. Il a également souligné le prolongement et le renforcement d'"un partenariat majeur" avec BPCE jusqu'en 2030 (cf. CE du 10/06/2019). Pour La Poste, la création de ce pôle public permet de renforcer son service financier et d'accélérer sa diversification.

Quant à la Caisse des dépôts, M. LOMBARD a assuré que ce pôle financier public préservera "nos résultats" et permettra "de gagner en force de frappe" en s'appuyant sur le maillage territorial des bureaux de Poste qui représentent 17 000 points de contact. "Cela va créer une cohérence entre les outils publics au service des citoyens", a expliqué M. LOMBARD prenant l'exemple des futures maisons "France Service". La Caisse des dépôts a prévu d'y investir 30 millions d'euros dans un plan pluriannuel qui doit permettre d'en créer 500 nouvelles pour désenclaver les territoires ruraux. Au final, M. LOMBARD voit trois synergies à la réalisation de ce grand pôle public : la transformation numérique des territoires, le développement de la ville intelligente via notamment la structuration de la logistique urbaine et la silver économy avec les services à la personne.

Une Banque des territoires en vitesse de croisière

Le directeur général de la Caisse des dépôts est revenu sur l'action de la Banque des territoires lancée en mai 2018 qui intervient à la fois sous forme de conseil, de crédits d'ingénierie, de prêts et d'investissement en capital au service des collectivités, mais aussi comme opérateur via CDC Habitat (plus de 500 000 logements gérés). M. LOMBARD a focalisé son intervention sur trois programmes nationaux : le Grand plan d'investissement (GPI) géré en partie par la Caisse avec le Commissariat général à l'investissement qui a investi 8 milliards d'euros pour 1520 projets engagés à fin 2018 ; le plan Action ceur de ville avec 222 conventions signées avec les 222 villes choisies pour moderniser et revitaliser les centres-villes, rénover l'habitat social ou encore les équipements publics. M. LOMBARD a insisté sur "l'exemplarité" de ce plan en raison de la méthode utilisée : adaptation du soutien à la spécificité des villes et des demandes des élus, mais aussi multiplication des échanges de bonnes pratiques à l'instar de la rencontre entre les 22 maires à Poitiers en décembre dernier. Enfin, le troisième programme Territoires d'industrie, doté de 100 millions d'euros par an, est destiné à l'aménagement local nécessaire pour accueillir des industries.

En 2019, la CDC prévoit d'investir 820 millions en fonds propres, l'effet de levier estimé s'élève à 7. La Caisse des dépôts a l'ambition en 2019 de rendre son offre de prêt plus attractive pour les collectivités. La CDC a ainsi proposé à l'Etat de diversifier la gamme de financement avec notamment des maturités très longues : le Premier ministre a annoncé la mise en place prochaine d'une nouvelle enveloppe de 5 milliards d'euros dont 1 milliard pour des prêts qui servent à financer la construction de classes (Edu prêt), 2 milliards pour la mobilité du quotidien (Mobi prêt) et 2 milliards pour le financement des réseaux d'eau et d'assainissement (Aqua prêt), mais aussi la "compétence coûteuse pour les collectivités très demandée par les élus", la Gemapi (Gestion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations).

S'agissant du logement social, les encours de prêts s'élèvent à 150 milliards pour 290 000 prêts distribués en 2018. Sur les trois dernières années, la Caisse a délivré 14 milliards par an de nouveaux financements au secteur. M. LOMBARD a souligné que toutes les mesures contenues dans le premier plan logement lancé en avril 2018 sont toutes opérationnelles, notamment le dispositif d'allongement de dette auquel les organismes ont recouru pour plus de 16 milliards d'euros, mais aussi le prêt de haut de bilan 2.0 pour renforcer leurs fonds propres. Le deuxième plan logement prévoit une enveloppe de 4 milliards d'euros de nouveaux prêts à taux fixe et 1 milliard d'euros d'éco-prêt supplémentaire. La Caisse innove également avec le renforcement de quasi-fonds propres des bailleurs via la souscription de titres participatifs pour 800 millions d'euros.

Un acteur de référence du futur pôle public de retraite

Enfin, M. LOMBARD a mis en avant deux chantiers destinés à lutter contre les inégalités : la mise en euvre du Mon compte formation (CPF) issue de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel confiée à la Caisse. La future plateforme doit permettre à tout candidat de réaliser sa démarche en ligne de bout en bout, de la recherche d'une formation jusqu'au paiement en passant par l'inscription. Le second chantier porte sur la réforme des retraites. Le directeur général a rappelé le rôle et l'expertise de la Caisse qui gère d'ores et déjà un retraité sur cinq, quatre régimes sur cinq de la fonction publique, et différents types (répartition, capitalisation, points...). "La Caisse a vocation à devenir un acteur de référence du futur pôle public de retraite", a glissé M. LOMBARD sans préciser le rôle que pourrait jouer la CDC dans le cadre de la réforme qui doit être mise en oeuvre. [...]

Correspondance économique Plusieurs noms, dont celui de M. Eric LOMBARD, sont plus particulièrement évoqués pour devenir directeur général de la Caisse des dépôts et consignations

Correspondance économique - Date de parution : 06/10/2017

Le choix du prochain directeur général de la Caisse des dépôts et consignations entre dans sa phase finale et le nom du successeur de M. Pierre-René LEMAS devrait être connu d'ici la fin de la semaine prochaine. De nombreuses personnalités ont été approchées durant ces derniers mois, et fait nouveau pour un poste de cette importance dans le fonctionnement de l'Etat, plusieurs auraient décliné.

Si rien n'a filtré sur une décision qui appartiendra au président de la République, plusieurs noms sont plus particulièrement évoqués ces derniers jours et notamment ceux de MM. Eric LOMBARD, 59 ans, diplômé HEC, ancien président-directeur général de Generali France, ancien directeur général de BNP Assurance, trésorier de l'association Les Gracques, Stéphane BRIMONT, 49 ans, ancien élève de l'Ecole Polytechnique, ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forêts, actuel président France et Benelux de Macquarie Infrastructure et Real Assets, ancien chief operating officer de la branche Energie Europe de GDF Suez, ancien conseiller budgétaire de M. Jean-Pierre RAFFARIN à l'Hôtel Matignon, Frédéric LAVENIR, 57 ans, diplômé HEC et ancien élève de l'ENA, inspecteur général des finances, actuel administrateur directeur général de CNP Assurances, ancien directeur des ressources humaines de BNP Paribas, ancien directeur adjoint du cabinet de M. Dominique STRAUSS-KAHN à Bercy, Jean-Pierre MENANTEAU, 53 ans, diplômé de l'ESSEC, ancien élève de l'ENA, inspecteur général des finances, qui vient de quitter la direction générale du groupe Humanis, ancien directeur des finances et des affaires juridiques de la SNCF, ancien directeur de la stratégie et des finances de la Caisse des dépôts.

D'autres noms ont été évoqués comme celui de M. Philippe WAHL, 61 ans, ancien élève de l'ENA, ancien maître des requêtes au Conseil d'Etat, actuel président-directeur général du groupe La Poste, ancien directeur général pour la France et le Benelux de Royal Bank of Scotland, ancien directeur général de la CNCE, mais qui conduit une importante transformation du groupe postal et dont le départ serait problématique, ou de M. Xavier MUSCA, 57 ans, ancien élève de l'ENA, inspecteur général des finances, actuel directeur général délégué et second dirigeant effectif du Crédit Agricole, ancien directeur du Trésor, ancien secrétaire général de l'Elysée aux côtés de M. Nicolas SARKOZY qui avait en son temps envisagé de lui confier ce poste, mais qui ne serait plus sur les rangs aujourd'hui.

Si le chef de l'Etat voulait pour la première fois nommer une femme à ce poste, on cite plus particulièrement les noms de Mmes Marguerite BERARD-ANDRIEU, née en 1977, collègue de M. MACRON dans la promotion "Léopold Sedar Senghor" de l'ENA, inspectrice des finances, actuelle directrice générale chargée des pôles "Finances, stratégie, affaires juridiques, secrétariat du conseil" et membre du directoire de BPCE, ancienne directrice de cabinet de M. Xavier BERTRAND au ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé, ancienne conseillère technique à l'Elysée aux côtés du président SARKOZY, Agnès PANNIER-RUNACHER, née en 1974, diplômée HEC, ancienne élève de l'ENA, inspectrice des finances, actuelle directrice générale déléguée de la Compagnie des Alpes, ancienne directrice des finances et de la stratégie de portefeuille du FSI, qui était membre de la commission nationale d'investiture chargée de désigner les candidats En Marche ! aux dernières élections législatives, Sandrine LAGUMINA, née en 1967, ancienne élève de l'ENA, conseillère d'Etat, ancienne directrice générale adjointe d'Engie, ancienne conseillère technique au cabinet de M. Laurent FABIUS à Bercy.


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