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M. Renaud MUSELIER

M. Renaud MUSELIER

(Article de presse associé à la biographie)

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Bulletin Quotidien A la suite du soutien apporté par La République en Marche à sa candidature, M. Renaud MUSELIER ne pourra pas recevoir l'investiture LR pour les régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Bulletin Quotidien - Date de parution : 03/05/2021

Annoncé hier par le Premier ministre, le retrait de la liste LaREM pour les régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur, au profit du président sortant Renaud MUSELIER a nourri depuis lors une certaine discorde dans les rangs des Républicains.

Rappelons que la semaine dernière M. MUSELIER avait appelé à un vaste rassemblement autour de sa candidature estimant "de bon sens " que la majorité présidentielle lui apporte son soutien. "Je suis LR et je me retrouve politiquement dans la droite et le centre. Mais je vais sortir politiquement du carcan des appareils politiques (...) Compte tenu de l'enjeu, je veux fabriquer la meilleure équipe possible pour la région et nous choisirons les meilleurs d'où qu'ils viennent", assurait alors l'ancien ministre soutenu par le maire (LR) de Nice Christian ESTROSI, ancien président du Conseil régional qui s'est dit "totalement associé à ces mains tendues, ces bras ouverts par Renaud MUSELIER" (cf. BQ du 30/04/2021). Position également partagée par M. Hubert FALCO, maire (LR) de Toulon, inquiet de voir passer la région sous pavillon RN.

Et c'est le Premier ministre Jean CASTEX lui-même qui s'est donné la peine de répondre très "favorablement" au nom de la majorité présidentielle à cette "initiative" dans "Le Journal du Dimanche", en évoquant une fusion des deux listes et en affirmant que "cette union va bien au-delà d'accords d'appareils", allant jusqu'à parler d'un "exemple de la recomposition politique". Désignée jusqu'alors chef de file des Marcheurs pour les régionales en Paca, la secrétaire d'Etat aux personnes handicapées Sophie CLUZEL "et des représentants de la majorité parlementaire vont intégrer le dispositif conduit" par M. MUSELIER, a cru bon préciser le Premier ministre à l'instar de la principale intéressée qui sera candidate dans le Var. Pour autant, M. MUSELIER a refusé de confirmer une fusion des listes, se contentant de répéter sa réaction formulée sur Twitter : il "prend acte" et "se félicite" de l'annonce du Premier ministre.

"Coup de poignard dans le dos", "baiser du Judas"...

Du côté de l'état-major des Républicains, la réaction a été des plus rapides avec une déclaration de M. Christian JACOB pour qui M. MUSELIER "ne pourra pas bénéficier de l'investiture LR". Le président de LR a dénoncé dans un communiqué les "petites maneuvres électorales en Paca" et souligné que "la peur de perdre des uns, ajouté au cynisme des autres, n'a jamais fondé une ligne politique" et que dès lors "le premier tour doit être celui de la clarté et de la fidélité à ses convictions, ses engagements et ses alliés naturels". Opposé à toute alliance avec LaREM M. Eric CIOTTI, député des Alpes-Maritimes mais également président de la commission nationale d'investiture LR pour ces régionales, a exprimé sur les réseaux sociaux "son immense tristesse face à ce coup de poignard dans le dos". Un sentiment partagé selon lui par des militants et des électeurs "trahis dans leurs convictions" à l'instar de la députée (LR) européenne Nadine MORANO qui a comparé cet accord politique à un "baiser de Judas".

Invité hier matin de l'émission politique de BFMTV, M. Xavier BERTRAND, tête de liste pour les régionales dans les Hauts-de-France et candidat à la prochaine élection présidentielle, a également fustigé cet accord électoral et critiqué le positionnement de M. MUSELIER qui selon lui "fait une erreur, une terrible erreur, car seul il pouvait gagner". Pour l'ancien ministre, qui se plait à rappeler que "les Républicains n'ont pas vocation d'être les supplétifs d'En Marche", il apparaît évident que "cet accord est irresponsable, car il fait du Rassemblement national le seul opposant".

Mais les Républicains pourraient-ils aligner une autre liste face à celle de M. MUSELIER ? "Il faut qu'il y ait une présence des sortants et des Républicains", a distillé M. David LISNARD, maire de Cannes, sur BFM TV, "on verra ce qui se passe dans les prochaines heures". "Si mardi cette alliance se concrétisait, alors ce sera sans moi", a renchéri le député du Vaucluse Julien AUBERT, toujours sur BFM, en référence à la réunion de la commission d'investiture des Républicains.

Rajoutant de l'huile sur le feu M. Thierry MARIANI, ancien membre des Républicains, passé au Rassemblement national pour lequel il est candidat tête de liste en Provence-Alpes-Côte d'Azur, a invité Les Républicains en désaccord avec la stratégie de M. MUSELIER à le rejoindre. Une déclaration qui semblait d'une certaine manière faire écho aux propos de M. CIOTTI qui s'était plu vendredi dans les colonnes de "Valeurs Actuelles" à rappeler que "l'on ne peut pas s'allier avec un parti que l'on combat et qui a beaucoup abîmé notre pays" en parlant de La République en Marche, tout en énumérant des propositions partagées par le RN qui doivent, selon lui "être au ceur du programme de la droite républicaine" ("référendum pour limiter considérablement l'immigration", sortie "de certaines conventions internationales qui nous privent de notre souveraineté juridique" construction de "places de prison pour qu'on exécute les peines"...). Et l'ancien président (LR) du Conseil départemental des Alpes-Maritimes de souligner aux termes d'une formule ambivalente que "ce qui nous différencie globalement du Rassemblement national, c'est notre capacité à gouverner".

Rappelons que selon plusieurs sondages effectués avant cette annonce d'hier, M. MARIANI arriverait en tête du premier tour aux régionales en Paca mais serait devancé au second par M. MUSELIER. Une étude de l'Ifop mi-avril pour "La Tribune" et Europe 1 avait cependant suggéré qu'une alliance LR-LaREM dès le premier tour permettrait au duo de devancer le RN et de gagner au second, y compris dans l'hypothèse d'une triangulaire avec une union de la gauche et des écologistes.

Le cas de figure d'un potentiel accord avec LaREM ne se limite pas à la seule région Provence-Alpes-Côte d'Azur

Interrogé, hier matin sur Europe 1, quant à la possibilité de multiplier ce type d'alliances dans d'autres régions où le RN est en position de force, comme les Hauts-de-France, le porte-parole du gouvernement, M. Gabriel ATTAL, s'est borné à répondre que "chaque situation locale est différente". "On peut travailler avec des personnes qui viennent d'autres horizons politiques dès lors qu'on a des valeurs communes et un programme" a ajouté M. ATTAL, lui-même issu du Parti socialiste. Et de toute évidence, le cas de figure d'un potentiel accord avec LaREM ne se limite pas à la seule région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ainsi à l'aune des résultats du premier tour de scrutin, des rapprochements pourraient voir le jour notamment dans le Grand-Est, et ce, notamment si le président sortant LR Jean ROTTNER se trouve en difficulté face au Rassemblement national (RN) conduit par M. Laurent JACOBELLI donné en tête dans plusieurs sondages pour ce premier tour alors que la majorité présidentielle sera représentée par Mme Brigitte KLINKERT, ministre déléguée chargée de l'Insertion (cf. infra). Il en est de même dans la région Centre-Val de Loire entre M. Nicolas FORISSIER député (LR) de l'Indre et M. Marc FESNEAU, ministre des Relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne qui devrait accueillir sur sa liste la conseillère régionale sortante et ex-LR Dominique COTILLON. Enfin, à l'instar du rapprochement aux dernières municipales à Bordeaux, aucun scénario n'est exclu entre l'ancien maire (LR) de Bordeaux Nicolas FLORIAN et la ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens combattants et ancienne maire (MoDem) de Mont-de-Marsan Geneviève DARRIEUSSECQ.

A l'inverse, en Bourgogne-Franche-Comté, la tête de liste LR-UDI, M. Gilles PLATRET, maire (LR) de Chalon-sur-Saône et vice-président LR, a conclu un accord avec le parti de M. Nicolas DUPONT-AIGNAN, allié du RN pour la présidentielle de 2017, en confiant la tête de la liste départementale dans la Nièvre à M. Pascal LEPETIT, responsable des fédérations régionales de Debout la France et ancien membre du Front national, sans que les instances de LR ne trouvent à redire (cf. BQ du 30/04/2021). "On ne peut pas crier au loup en Paca et ne rien dire sur la Bourgogne-Franche-Comté", s'est insurgé le président de la fédération LR de l'Ain, M. Damien ABAD, président du groupe Les Républicains (LR) à l'Assemblée nationale. De tout évidence, le débat qui se tiendra demain, lors du conseil stratégique de LR, auquel assistera notamment, M. MUSELIER s'annonce quelque peu mouvementé.


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