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M. Luc RÉMONT

M. Luc RÉMONT

(Article de presse associé à la biographie)

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Correspondance économique M. Luc REMONT, directeur général des opérations internationales de Schneider Electric, devrait devenir président-directeur général d'EDF en remplacement de M. Jean-Bernard LEVY

Correspondance économique - Date de parution : 30/09/2022

Le président de la République Emmanuel MACRON a choisi M. Luc REMONT, directeur général des opérations internationales de Schneider Electric, ancien collaborateur de MM. Francis MER, Nicolas SARKOZY, Hervé GAYMARD et Thierry BRETON à Bercy, pour prendre la présidence-direction générale d'EDF en remplacement de M. Jean-Bernard LEVY.

La présidente de l'Assemblée nationale Yaël BRAUN-PIVET et le président du Sénat Gérard LARCHER sont saisis de ce projet de nomination, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce dans les conditions prévues par l'article 13 de la Constitution, a-t-il été précisé.

Né en septembre 1969, ancien élève de l'Ecole polytechnique (1988), diplômé de l'Ecole nationale supérieure des techniques avancées (ENSTA Paris) et titulaire d'un DEA en reconnaissance des formes et applications de l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV), ingénieur en chef de l'armement, M. Luc REMONT fut ingénieur, chargé des systèmes spatiaux d'observation de la terre à la direction des missiles et de l'espace de la Délégation générale pour l'armement-DGA (1993-1996), avant de rejoindre la direction du Trésor, où il fut successivement adjoint (1996-1998) puis chef du bureau "Aide au développement, institutions multilatérales de développement" (1998-2000) et chef du bureau "Transports et urbanisme" (2000-2002). Secrétaire général du Comité des investissements à caractère économique et social d'avril 2000 à mai 2002, il fut conseiller technique (participations) (mai-juin 2002), puis conseiller technique (participations publiques) (juillet 2002-mars 2004) au cabinet de M. Francis MER au ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, avant d'être conseiller technique (participations publiques et privatisations) au cabinet de M. Nicolas SARKOZY au ministère d'Etat, ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie d'avril à novembre 2004. Directeur adjoint du cabinet de M. Hervé GAYMARD, toujours au ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie (décembre 2004-février 2005), il occupa ces mêmes fonctions au cabinet de son successeur, M. Thierry BRETON, de mars 2005 à mai 2007. Managing director chez Merrill Lynch à Paris (2007-2009), il fut nommé en mars 2009, directeur des activités corporate & investment banking (CIB) de Bank of America-Merril Lynch, pour la France et le Benelux de 2009 à 2011, puis pour la France, la Belgique et le Luxembourg à partir de 2011. Il fut parallèlement, à partir de mai 2011, président de Bank of America-Merrill Lynch France. Nommé en juillet 2014 président de Schneider Electric France, M. Luc REMONT est depuis avril 2017 directeur général des opérations internationales du groupe Schneider Electric. Il est par ailleurs administrateur de Worldline et fut administrateur de Naval Group de 2014 à 2020. Il fut également président du Groupement des industries de l'équipement électrique (Gimelec) de 2015 à 2018.

Le mandat de M. LEVY, arrivé en 2014 à la tête d'EDF, devait prendre fin au plus tard le 18 mars 2023, compte tenu de la limite d'âge de 68 ans fixée par les statuts de la société. Mais la recherche d'un remplaçant s'était accélérée avec l'annonce de la renationalisation prochaine à 100 % d'EDF, sur fonds de rapports tendus avec l'Elysée. A plusieurs reprises depuis la rentrée, MM. LEVY et MACRON s'étaient renvoyés la balle par médias interposés concernant les difficultés actuelles de la filière nucléaire. Le premier contestait également la mise à contribution du groupe pour contenir la hausse des tarifs de l'électricité via un relèvement du volume de l'Arenh (soit la quantité d'électricité vendue à bas coût par le groupe à ses concurrents). EDF avait même déposé cet été un recours contentieux auprès du Conseil d'Etat, ainsi qu'une demande indemnitaire de plus de 8 milliards d'euros auprès de l'Etat.

Nombreux chantiers

Le successeur de M. LEVY va prendre la tête d'un groupe dont la dette pourrait atteindre 60 milliards d'euros à la fin de l'année. Il aura comme grands chantiers le futur programme électronucléaire annoncé par M. MACRON en février à Belfort (construction de 6 EPR2 avec option pour 8 autres), l'achèvement du programme de "grand carénage" (prolongation des réacteurs au-delà de 40 ans), mais aussi le rattrapage du retard en matière d'énergies renouvelables. Parallèlement, une course contre la montre est enclenchée pour relancer les 26 réacteurs à l'arrêt sur le territoire, notamment à la suite de la détection de problèmes de corrosion. L'approvisionnement électrique national est en jeu, d'autant que la sécheresse a fragilisé le potentiel des barrages hydroélectriques cet été.

Et la question de la réorganisation d'EDF - sujet sensible sur le plan social et politique - devrait aussi se reposer de plus belle une fois la renationalisation effective. Tout cela sur fonds de crise de l'énergie, et alors que le premier EPR français à Flamanville n'est toujours pas entré en service. Hier, un représentant du personnel CFE-CGC de Schneider Electric ne tarissait pas d'éloges au sujet de M. REMONT, parlant d'un "bon manager, très apprécié des équipes". "C'est quelqu'un d'assez exemplaire, de très humain, il a vite compris les complexités de l'entreprise", a affirmé cette source. "Chez Schneider, les négociations ne se font pas au forceps. Il n'a jamais imposé une vision différente. Sur toutes les situations un peu compliquées, on a toujours réussi à trouver un terrain d'entente".

Pour le syndicaliste, M. REMONT a par ailleurs "su faire revenir la croissance" en France. "Il a un super réseau, un carnet d'adresses pas mal qui pouvait aider dans le business", grâce à son passage en cabinets ministériels. Mais au sein d'EDF, le nouveau président-directeur général devra composer avec la puissante CGT, qui voit avec méfiance certains aspect de son profil. "C'est un pur produit de la finance, pas un industriel. Aucune expérience d'un secteur d'une complexité incroyable !", a ainsi regretté une source syndicale. "On n'a pas de jugement sur telle ou telle personne, parce que ce qui est pour nous la priorité, c'est quelle feuille de route ?", a indiqué pour sa part M. Fabrice COUDOUR, secrétaire fédéral de la FNME-CGT. "On jugera sur pièces. Il faudra qu'il nous fasse la démonstration qu'il veut travailler avec les syndicats, avec la CGT et avec une ligne, on l'espère, qui réponde à ce qu'on porte depuis des mois et à l'intérêt de tous les citoyens", a ajouté M. COUDOUR, dont le syndicat assimilait les précédentes tentatives de réorganisation du groupe à un "démantèlement". Hier à Paris, le titre EDF a stagné à 11,91 euros dans un marché en recul de 1,53 %.


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