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M. Nicolas SARKOZY

M. Nicolas SARKOZY (Articles de presse associés à la biographie)

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Bulletin Quotidien L'ancien président de la République Nicolas SARKOZY appelle au rassemblement autour de M. Emmanuel MACRON

Bulletin Quotidien - Date de parution : 13/04/2022

Comme en 2017, l'ancien président de la République Nicolas SARKOZY est sorti de son silence deux jours après le premier tour de l'élection présidentielle, pour apporter de nouveau, sans surprise, son soutien à M. Emmanuel MACRON au second tour de la présidentielle, sans avoir soutenu Mme Valérie PECRESSE avant le premier tour.

Le chef de l'Etat l'a peu après remercié "de sa confiance et de son soutien" en soulignant qu'"il faut rassembler très largement".

Pour justifier sa décision, M. Nicolas SARKOZY est allé plus loin que l'appel au barrage à l'extrême droite en invoquant "la fidélité aux valeurs de la droite républicaine" ou encore "la valorisation du travail" par le président sortant, ainsi que son engagement européen "clair et sans ambiguïté". Cette fidélité aux valeurs de droite et "à notre culture de gouvernement" doit selon lui "nous conduire à répondre à l'appel au rassemblement d'Emmanuel MACRON en vue de l'élection présidentielle", allusion implicite au "dépassement politique" évoqué au début du mois d'avril par M. Emmanuel MACRON.

Quoique attendue, cette prise de position prend le contrepied des Républicains, qui ont martelé lundi n'être "fongibles ni dans le macronisme, ni dans le lepénisme" (cf. BQ du 12/04/2022). "L'opposition ne peut être réduite à une confrontation entre la majorité présidentielle et les partis extrêmes", a réagi le président du Sénat, M. Gérard LARCHER, alors que le fossé entre M. Nicolas SARKOZY et LR ne cesse de se creuser.

Si l'aile droite de LR a rejeté l'idée de l'ancien président de la République, d'autres élus de la formation de droite l'on approuvée, notamment M. Guillaume LARRIVE, député de l'Yonne, qui l'a déjà évoquée (cf. BQ du 11/04/2022), alors que l'hypothèse d'un groupe parlementaire proche de l'ancien président de la République, et partie intégrante de la majorité présidentielle, continue d'être évoquée (cf. BQ des 11/04/2022 et 12/04/2022).

Par ailleurs, le maire de Nice, l'ancien ministre Christian ESTROSI, proche de M. Nicolas SARKOZY, qui a quitté LR et rejoint Horizons, apportant son soutien à M. Emmanuel MACRON, a appelé à un "gouvernement d'union républicaine" qui intègrerait des représentants des partis ayant "clairement appelé à voter" pour le chef de l'Etat au second tour de la présidentielle. Dans "un esprit de dépassement", un tel gouvernement pourrait intégrer des représentants du Parti socialiste, du Parti communiste ou des Ecologistes, dont les candidats Anne HIDALGO, Fabien ROUSSEL ou Yannick JADOT ont dès dimanche soir appelé à voter Emmanuel MACRON pour faire barrage à Mme Marine LE PEN. M. ESTROSI a notamment cité le cas de M. François REBSAMEN, le maire socialiste de Dijon, qui aurait "vocation à jouer un rôle" dans une telle équipe gouvernementale.

L'UDI appelle à voter pour M. Emmanuel MACRON

Comme cela était attendu, les centristes de l'UDI, qui soutenaient Mme Valérie PECRESSE au premier tour, ont appelé hier à voter pour le président sortant Emmanuel MACRON (cf. BQ du 11/04/2022). Le bureau national du parti présidé par M. Jean-Christophe LAGARDE, député de Seine a adopté cette position à "l'unanimité".

L'UDI souhaite "un mandat très différent du premier plutôt que le risque de l'effondrement que porte le programme d'extrême droite". "Rien dans son programme ne ressemble à nos valeurs ni aux projets que nous portons" a indiqué la formation centriste, évoquant "ses positions sur l'Europe", "sa proximité de toujours avec les régimes autoritaires" ou "ses propositions économiques démagogiques".

Les sénateurs centristes et Indépendants soutiennent le chef de l'Etat

Réunis en fin d'après-midi, le groupe UC du Sénat, que préside M. Hervé MARSEILLE, sénateur des Hauts-de-Seine, a également appelé "à voter sans ambiguïté Emmanuel MACRON le 24 avril". Pour le groupe Union Centriste, "le programme économique, budgétaire et européen de Marine LE PEN est funeste" et "ses fréquentations internationales dangereuses".

"Pour affronter les défis très lourds qui nous attendent, un dialogue équilibré avec le Parlement, l'écoute des corps intermédiaires, une relation de confiance avec les collectivités territoriales doivent assurer les meilleures conditions d'un quinquennat utile pour la France et les Français", estime le groupe centriste dans un communiqué.

Les sénateurs du groupe Les Indépendants, que préside l'ancien ministre Claude MALHURET, sénateur de l'Allier, ont eux aussi appelé à voter "sans hésitation en faveur d'Emmanuel MACRON". "En tant que sénateurs, nous veillerons à ce que son projet se fasse au bénéfice de l'ensemble des Français pour gommer les fractures territoriales et sociales, et en faveur de la construction européenne", ont-ils indiqué, alors que le nom de M. MALHURET est parfois évoqué pour un poste ministériel en cas de réélection de M. MACRON. "L'arrivée au pouvoir du Rassemblement national serait une catastrophe pour la France. Les compromissions de Marine LE PEN avec Vladimir POUTINE, son opposition viscérale à la construction européenne, son projet fondé sur la division des Français et sur un programme économique aberrant, représente une grave menace pour notre pays. Nous ne devons pas l'accepter" a indiqué le groupe des Indépendants.

Correspondance économique Le chiffrage des propositions avancées par MM. François FILLON, Alain JUPPE, Bruno LE MAIRE et Nicolas SARKOZY pour réduire l'emploi public, selon une étude de l'Institut Montaigne

Correspondance économique - Date de parution : 03/11/2016

quelques semaines de la Primaire de la droite et du centre, l'Institut Montaigne propose un "grand décryptage" des mesures des sept candidats en lice. Dans le cadre de notre rubrique "Problèmes d'actualité" nous publions, ci-dessous, le chiffrage des propositions formulées par MM. François FILLON, Alain JUPPE, Bruno LE MAIRE et Nicolas SARKOZY pour réduire l'emploi public.

Principaux enjeux

Au 31 décembre 2014, la France comptait 5,4 millions d'agents travaillant dans la fonction publique, dont 2,4 millions dans la fonction publique d'Etat, 1,9 million dans les collectivités territoriales et 1,1 million dans le secteur hospitalier, pour un total de 220,1 milliards d'euros de dépenses de personnel.

Pour les candidats, la réduction d'emplois publics peut être réalisée de différentes manières : le principal levier est le non-remplacement d'un départ à la retraite d'un agent titulaire. D'autres instruments peuvent être sollicités : le non renouvellement d'un contrat pour les agents non titulaires sous contrat de droit public, la réforme - ou suppression pure et simple - du statut des fonctionnaires.

Cette réduction ne peut s'effectuer indifféremment dans les trois fonctions publiques : il n'est en effet pas possible d'imposer directement d'objectif de réduction des effectifs aux collectivités territoriales, auxquelles la Constitution reconnait le principe de "libre administration".

Le risque de conflit social à grande échelle ne peut, enfin, être négligé pour ce type de mesures (...).

M. François FILLON : supprimer environ 500 000 emplois publics sur le quinquennat

M. François FILLON propose la suppression d'environ 500 000 emplois publics sur la durée du mandat, soit une moyenne de 100 000 emplois supprimés par an. Nous estimons à 14 milliards d'euros le montant de l'économie pouvant être réalisée, tout en interrogeant la faisabilité de la proposition. La suppression de 500 000 emplois sur cinq ans est en effet une réduction très rapide, qui conduira probablement à un recours plus important, au moins temporairement à des contractuels qui viendrait diminuer le montant d'économies envisagé (...).

La faisabilité d'une telle proposition doit être évaluée à l'aune des estimations de départ en retraite dans la fonction publique, estimée à 106 000 pour les années à venir par la Cour des comptes. A partir du coût moyen d'un agent public entrant (31 000 euros), il est effectivement possible d'estimer le gain financier du non-remplacement de 500 000 départs à la retraite à 14 milliards d'euros (...).

M. Alain JUPPE : supprimer 300 000 emplois publics, hors éducation, police, justice et défense

M. Alain JUPPE propose la suppression de 300 000 emplois publics, soit le non-remplacement de 60 000 départs à la retraite par an dans la fonction publique. Nous estimons à 7,74 milliards d'euros l'économie pouvant être réalisée sur la durée du mandat, contre une estimation de 9 à 12 milliards d'euros par M. Alain JUPPE.

Deux éléments interrogent la faisabilité de la proposition d'Alain JUPPE :

1. hors secteurs sanctuarisés, il sera nécessaire de ne pas remplacer entre 75 % et 88 % des départs à la retraite, soit un ratio bien supérieur à celui mis en euvre à l'occasion de la révision générale des politiques publiques de 2008 ;

2. il n'est pas possible d'imposer directement cet objectif aux collectivités territoriales.

Pour autant, à la lumière des expériences étrangères, l'objectif fixé ne semble pas inaccessible, à condition de veiller à éviter les effets de second tour (augmentation de l'externalisation) et de préciser le périmètre sanctuarisé (...).

M. Bruno LE MAIRE : supprimer 500 000 emplois publics et supprimer le statut de la fonction publique territoriale

M. Bruno LE MAIRE propose la suppression de 500 000 emplois publics dans la fonction publique d'Etat et dans la fonction publique territoriale sur la durée du mandat, soit une moyenne de 100 000 emplois supprimés par an, ce qui permettrait, selon son chiffrage, une économie de 17 milliards d'euros. Cette mesure serait mise en euvre notamment grâce à une réforme du statut de la fonction publique qui ne s'appliquerait plus qu'à un nombre limité d'agents (magistrats, forces de sécurité, enseignants), la suppression du statut de la fonction publique territoriale et le non-remplacement des départs en retraite. Ce montant se décompose en 4 milliards d'euros d'économie à réaliser sur la dépense de personnel de l'Etat, ce qui semble raisonnable mais 10,5-11 milliards d'euros sur la fonction publique territoriale ce qui semble surestimé et 2,3 milliards d'euros liés à la suppression des emplois publics aidés.

La suppression de 500 000 emplois sur cinq ans semble une réduction très rapide, qui conduira probablement à un recours plus important, au moins temporairement à des contractuels qui viendrait diminuer le montant d'économies envisagé. L'objectif de 17 milliards d'euros d'économies paraît ambitieux (...).

M. Nicolas SARKOZY : supprimer 300 000 emplois publics, hors forces de sécurité

M. Nicolas SARKOZY propose la suppression de 300 000 emplois publics sur la durée du mandat, soit 60 000 par an, à travers le non-remplacement des départs à la retraite, pour une économie estimée à 7 milliards d'euros. A partir du coût moyen d'un agent public entrant, il est possible d'estimer le gain financier du non-remplacement de 300 000 départs à la retraite à 8,4 milliards d'euros. Dans un second temps, le chiffrage de la proposition doit être corrélé à sa faisabilité, qui est déterminée par le nombre de départs à la retraite, que nous estimons à 106 000 par an.

Toutefois, dans la mesure où M. Nicolas SARKOZY entend sanctuariser certaines politiques publiques, la proposition ne pourra s'appliquer que sur 92 299 à 96 000 départs à la retraite par an, ce qui implique un taux de non-remplacement des départs à la retraite oscillant entre 62,4 % à 65 %".

Bulletin Quotidien Les candidats à la primaire de la droite et du centre ont déposé la liste des parlementaires leur ayant apporté leur parrainage

Bulletin Quotidien - Date de parution : 12/09/2016

"... M. Nicolas SARKOZY a déposé les parrainages de plus de 20 000 militants, selon son entourage, et déposé les signatures de 103 parlementaires (65 députés, 30 sénateurs, et 8 députés).

M. Nicolas SARKOZY a déposé une liste comptant 103 parlementaires : 65 députés, 30 sénateurs et 8 députés au Parlement européen. Ce sont :

M. Christian JACOB, député de Seine-et-Marne, président du groupe LR au Palais-Bourbon, maire de Provins, ancien ministre ; Stéphanie PERNOD-BAUDON députée de l'Ain, conseillère régionale d'Auvergne-Rhône-Alpes ; Marine BRENIER députée des Alpes-Maritimes, adjointe au maire de Cannes ; MM. Bernard BROCHAND, député des Alpes-Maritimes, ancien maire de Cannes ; Eric CIOTTI député et président du conseil départemental des Alpes-Maritimes ; Charles-Ange GINESY député et conseiller départemental des Alpes-Maritimes, maire de Péone ; Mme Colette GIUDICELLI,sénatrice et conseillère départementale des Alpes-Maritimes ; MM. Jean-Claude GUIBAL, député des Alpes-Maritimes, maire de Menton ; Lionnel LUCA député des Alpes-Maritimes, maire de Villeneuve-Loubet ; Louis NEGRE, sénateur des Alpes-Maritimes, maire de Cagnes-sur-Mer, premier vice-président de la Métropole Nice Côte d'Azur, président du Groupement des autorités responsables des transports et de la Fédération des industries ferroviaires, Mme Dominique SASSONE-ESTROSI, sénatrice et conseillère départementale des Alpes-Maritimes ; MM. François BAROIN, sénateur de l'Aube, maire de Troyes, président de l'AMF, ancien ministre ; Gérard MENUEL, député de l'Aube ; Jean-Claude GAUDIN, sénateur des Bouches-du-Rhône, maire de Marseille, président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, ancien ministre ; Bruno GILLES, sénateur des Bouches-du-Rhône, maire du 3ème secteur de Marseille ; Renaud MUSELIER, député au Parlement européen, premier vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, ancien ministre ; Bernard REYNES, sénateur des Bouches-du-Rhône, maire de Chateaurenard ; Alain MARLEIX, député du Cantal,conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, ancien ministre ; Yves FROMION, député du Cher ; Sauveur GANDOLFI-SCHEIT, député de Haute-Corse, maire de Biguglia ; Alain HOUPERT, sénateur de la Côte d'Or ; Alain SUGUENOT, député de la Côte d'Or, maire de Beaune ; Patrick LABAUNE, député et président du conseil départemental de la Drôme ; Olivier MARLEIX, député d'Eure-et-Loir, maire d'Anet ; Jean-Paul FOURNIER, sénateur du Gard, maire de Nîmes ; Mme Vivette LOPEZ, sénatrice du Gard, maire de Mus ; MM. Yves FOULON, député de la Gironde, maire d'Arcachon ; Jean-François MAYET, sénateur de l'Indre ; Mmes Angélique DELAHAYE, députée au Parlement européen, maire de Saint-Martin-le-Beau (Indre-et-Loire) ; Claude GREFF, députée d'Indre-et-Loire, conseillère régionale du Centre-Val-de-Loire, ancienne ministre ; MM. Jean-Pierre BARBIER, député et président du conseil départemental de l'Isère ; Alain MOYNE-BRESSAND,député de l'Isère, maire de Crémieux ; Mme Marie-Christine DALLOZ, députée et présidente du conseil départemental du Jura ; MM. Maurice LEROY, député (UDI) et président du conseil départemental du Loir-et-Cher, ancien ministre ; Dino CINIERI, député de la Loire, conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes ; Mme Françoise GROSSETETE, députée au Parlement européen ; MM. Yves NICOLIN, député de al Loire, maire de Roanne ; Jean-Pierre VIGIER, député de la Haute-Loire, conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, maire de Lavoûte-Chilhac ; Laurent WAUQUIEZ, député de la Haute-Loire, président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, président par intérim des Républicains, ancien ministre ; André TRILLARD, sénateur de Loire-Atlantique, maire de Saint-Gildas-des-Bois ; Jean-Pierre DOOR, député du Loiret, maire de Montargis ; Jean BIZET, sénateur de la Manche, président de la commission des Affaires européennes du Sénat ; René-Paul SAVARY, sénateur et président du conseil départemental de la Marne ; Mme Catherine VAUTRIN, députée de la Marne, présidente de Reims-Métropole, ancienne ministre ; MM. Luc CHATEL, député de al Haute-Marne, ancien ministre ; Charles GUENE, sénateur de la Haute-Marne, maire de Vaux-sous-Aubigny ; Marc-Philippe DAUBRESSE, député du Nord, maire de Lambersart, vice-président de la Métropole européenne de Lille, chargé de l'aménagement du territoire (depuis 2014) ;, ancien ministre ; Bernard GERARD, député du Nord, maire de Marcq-en-Baroeul ; Sébastien HUYGUES,député du Nord, conseiller régional des Hauts-de-France ; Vincent LEDOUX, député du Nord, maire de Roncq ; Edouard COURTIAL, député et président du conseil départemental de l'Oise, ancien ministre ; Jean-François MANCEL, député de l'Oise ; Eric WOERTH, député de l'Oise, maire de Chantilly, secrétaire général de LR, ancient ministre ; Daniel FASQUELLE, deputé du Pas-de-Calais, maire du Touquet ; Brice HORTEFEUX, député au Parlement européen, conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, ancien ministre ; René DANESI, sénateur du Haut-Rhin, maire de Tagsdorf ; Mme Catherine TROENDLE, sénatrice du Haut-Rhin, Ranspach-le-Bas ; MM. Philippe COCHET, député du Rhône, maire de Caluire-et-Cuire ; Georges FENECH, député du Rhône ; Michel FORISSIER, sénateur du Rhône, maire de Meyzieu ; Christophe GUILLOTEAU, député et président du conseil départemental du Rhône ; Philippe MEUNIER, député du Rhône, conseille régional d'Auvergne-Rhône-Alpes ; Alain JOYANDET, sénateur de la Haute-Saône, conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté, ancien ministre ; Mmes Sophie DION, députée et conseillère départementale de la Haute-Savoie ; Virginie DUBY-MULLER, députée et conseillère départementale de la Haute-Savoie ; M. Pierre CHARON, sénateur et conseiller de Paris ; Mme Rachida DATI, députée au Parlement européen, conseillère de Paris, maire du 7ème arrondissement ; MM. Philippe DOMINATI, sénateur de Paris ; Claude GOASGUEN, député et conseiller de Paris, maire du 16ème arrondissement, ancien ministre ; Philippe GOUJON, député et conseiller de Paris, maire du 15ème arrondissement ; Mme Françoise GUEGOT, députée de Seine-Maritime, conseillère régionale de Normandie ; M. Michel HOUEL, sénateur de Seine-et-Marne, maire de Crécy-la-Chapelle ; Mme Valérie LACROUTE, députée de Seine-et-Marne, maire de Nemours ; MM. David DOUILLET, député des Yvelines, conseiller régional d'Ile-de-France, ancien ministre ; Alain GOURNAC, sénateur des Yvelines ; Pierre LEQUILLER, député des Yvelines, conseiller régional d'Ile-de-France ; Alain GEST, député de la Somme, président d'Amiens-Métropole ; Jean-Michel COUVE, député du Var ; Mme Christiane HUMMEL, sénatrice du Var, maire de Lavalette-du-Var ; MM. Philippe VITEL, député du Var, conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Yannick MOREAU, député de la Vendée, maire d'Olonne-sur-Mer ; Mme Marie-Louise FORT, députée de l'Yonne, maire de Sens ; MM. Guillaume LARRIVE, député de l'Yonne ; Damien MESLOT, député du Territoire de Belfort, maire de Belfort ; Serge DASSAULT, président du Groupe Marcel Dassault, sénateur de l'Essonne ; Franck MARLIN, député de l'Essonne, maire (rad) d'Etampes ; Patrick BALKANY, député des Hauts-de-Seine, maire de Levallois-Perret ; Jean-Jacques GUILLET, député des Hauts-de-Seine, maire de Chaville ; Patrick JUVIN, député au Parlement européen, maire de La Garenne-Colombes ; Roger KAROUTCHI, sénateur des Hauts-de-Seine, président de la Délégation sénatoriale à la prospective, ancien ministre ; Jacques KOSSOWSKI, député des Hauts-de-Seine, maire de Courbevoie ; Mme Constance LE GRIP, députée au Parlement européen ; MM. Patrick OLLIER, député des Hauts-de-Seine, maire de Rueil-Malmaison, président de la Métropole du Grand Paris, ancien ministre ; Sylvain BERRIOS, député du Val-de-Marne, maire Saint-Maur-des-Fossés ; Francis DELATTRE, sénateur du Val d'Oise, maire de Franconville ; François SCELLIER,député du Val d'Oise ; Didier ROBERT, sénateur de la Réunion ; Daniel GIBBES, député de Saint-Barthélémy et Saint-Martin ; Pierre FROGIER, sénateur de Nouvelle-Calédonie ; Maurice PONGA, député au Parlement européen ; Mme Jacky DEROMEDI, sénatrice représentant les Français établis hors de France ; MM. Christophe-André FRASSA, sénateur représentant les Français établis hors de France ; et Alain MARSAUD, député représentant les Français établis hors de France.

..."

Correspondance économique Le programme économique et social de M. Nicolas SARKOZY

Correspondance économique - Date de parution : 24/08/2016

Nous présentons ci-dessus les principales propositions du programme économique et social de M. Nicolas SARKOZY contenues dans son livre "Tout pour la France" qu'il publie aujourd'hui.

Durée du travail

"Nous rétablirons la liberté de donner des heures supplémentaires et nous confirmerons leur défiscalisation (...) Mais il faudra aller plus loin (...) Chaque entreprise aura désormais le droit de déterminer librement le temps de travail de ses salariés, et donc le moment où l'on passera des heures normales aux heures supplémentaires. (...) Il n'y aura plus de durée unique du travail hebdomadaire. Chacun fera au mieux de ses intérêts ou de sa situation. Il n'existera que deux conditions. La première sera d'obtenir l'accord des salariés de l'entreprise concernée (...), pas simplement de leurs représentants. (...) S'agissant de la durée du temps de travail, le référendum d'entreprise deviendra donc la norme quand il n'y aura pas eu d'accord avec les représentants syndicaux". "La seconde contrainte est celle de la rémunération. J'y tiens tout particulièrement. (...) La liberté de choisir le temps de travail sera couplée avec l'obligation de payer chaque heure travaillée. (...) Je sais que, dans ma famille politique, certains ne partagent pas cette idée et souhaitent que les salariés restent payés 35 heures, même s'ils passent à plus de 35 heures par semaine. J'y suis totalement opposé".

"Enfin, je souhaite que nous adoptions un tout nouveau raisonnement s'agissant de l'allègement des charges. (...) Plus on travaillera, plus il y aura d'allègements de charges.

"Avec l'allongement de la durée de la vie - rien moins qu'un trimestre de plus chaque année à la naissance --, le report continu et, au moins, proportionnel de l'âge de la retraite est inéluctable. En effet, comme nous vivons plus longtemps, il faut cotiser soit davantage en montant, soit davantage en durée. Or l'augmentation des cotisations n'est pas envisageable : celles-ci sont déjà si élevées qu'elles pénalisent la compétitivité des entreprises et le pouvoir d'achat des salariés. La seule solution est donc le report de l'âge de départ à la retraite autorisé (...) à 63 ans en 2020, et à 64 ans en 2025". "65 ans soulèvera tellement d'opposition qui voudra le mettre en place négociera en contrepartie un calendrier de mise en euvre lointain, sans compter toutes les contreparties multiples qui seront concédées pour faire accepter aux Français l'âge de 70 ans pour tous ceux qui n'auront pas tous leurs trimestres".

Droit de grève et représentation syndicale

Se félicitant de la loi sur le service minimum dans les transports, M. SARKOZY propose d'étendre "la logique du service minimum à tous les secteurs essentiels pour les Français, à commencer par celui des raffineries, des centrales nucléaires et du secteur aérien.

"Nos organisations syndicales sont trop faibles pour pouvoir assumer des choix forts et constructifs. Il faudra donc tout restructurer et provoquer une profonde réorganisation de notre démocratie sociale. La première décision, et sans doute la plus forte, consistera à supprimer (...) à l'été 2017, le monopole de candidature au premier tour des élections professionnelles des organisations syndicales (...) Dans le même mouvement, nous allons supprimer la possibilité pour un syndicat de nommer des délégués syndicaux quand ils ont été préalablement battus par le suffrage des salariés."

"A cela s'ajoutera notre volonté de privilégier systématiquement l'accord d'entreprise de préférence à tout autre niveau de discussion, et pas seulement s'agissant du temps de travail." Les accords de branche "demeureront l'exception pour les seuls secteurs économiques où les entreprises, se comptant par milliers, ont besoin de normes fixées au niveau de cette dernière".

"Au minimum, l'Etat devra, sans tarder, reprendre le contrôle de l'assurance-chômage qui atteindra en 2018 un endettement de 35 milliards d'euros, soit pas moins de l'équivalent d'une année entière de cotisations ! (...) Il sera toujours temps, une fois les comptes rétablis, d'en confier les clés à ces mêmes partenaires sociaux. Entre-temps, nous n'aurons d'autre alternative que de décider d'un changement radical, en assumant le choix d'une réelle dégressivité des allocations chômage."

Indispensable de mettre en euvre deux réformes pour relancer dès l'été 2017 les créations d'emplois dans le secteur privé, compléments indispensables de la baisse des charges pesant sur les salaires et de la réforme du marché du travail. La première sera de prévoir une dégressivité des indemnités de chômage" qui "diminueront donc de 20 %" au bout de 12 mois et "de nouveau de 20 %" au bout de 18 mois. "Nous serons très fermes dans l'application, qui n'est pas faite aujourd'hui, de l'obligation d'accepter des offres d'emplois raisonnables, c'est-à-dire proches des qualifications de la personne concernée dans la zone géographique où elle réside. (...) Refuser par deux fois un emploi ou une formation qualifiante sans raison sérieuse doit avoir pour conséquence la suspension de toutes allocations. A l'inverse, accepter un travail ne doit jamais engendrer une baisse de revenus par rapport à la situation d'assistance dans laquelle on se trouvait précédemment. En conséquence, la deuxième réforme impérieuse de notre système social consistera à mettre fin à la situation dans laquelle le travail paye moins bien que les revenus d'assistance. Je veux substituer aux différentes aides existantes (RSA, aide au logement, prime d'activité) une aide unique qui aura deux caractéristiques essentielles. Elle sera conditionnée à la reprise d'une activité ou d'une formation, ce qui signifie concrètement qu'on ne pourra pas la percevoir sans faire une démarche active vers la reprise d'un emploi. Elle sera, deuxièmement, plafonnée à 75 % du SMIC".

AAI, API et fonction publique

"Je confesse par ailleurs une réelle allergie à toutes ces institutions prétendument indépendantes. Je souhaite (...) que soient réduites au strict minimum toutes ces autorités qui ne sont à mes yeux que le symptôme de la démission de tant de politiques face à leurs responsabilités. Les ministres et les commissions spécialisées du Parlement pourraient aisément reprendre nombre de ces compétences aujourd'hui abandonnées à une technocratie que plus personne ne parvient à maîtriser.

"A la quantité nous devons répondre par la qualité. A la dévalorisation par la revalorisation. Au nivellement par le mérite. A la promotion systématique à l'ancienneté par la promotion de l'effort personnel. Au statut généralisé par la souplesse. A l'emploi à vie par le contrat. La difficulté sera de bien faire comprendre que cette action structurelle et novatrice aura pour ambition de faire émerger une administration entièrement nouvelle dans son fonctionnement et dans son état d'esprit, pas de la détruire".

"Comme de surcroît nous devrons impérativement reprendre le mouvement de diminution des effectifs, s'il y a moins de fonctionnaires, ils devront également travailler davantage. Dans un premier temps, chacun, sans augmentation de salaire, sera donc tenu de faire au minimum 35 heures". Puis, "il faudra aller plus loin en portant la durée hebdomadaire du travail dans la fonction publique d'Etat à 37 heures, cette fois payées 37 heures."

"Pour les collectivités territoriales, la liberté sera rendue à tous les exécutifs territoriaux de fixer la durée du travail au sein de leurs collectivités en partant du préalable minimum de 35 heures".

"Le pendant de cet effort sur la durée du travail concernera l'enjeu central des effectifs. Ici encore, aucune alternative n'est possible (...) Nous devons reprendre la politique du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Mais nous ne devrons pas réserver cette décision à la seule fonction publique d'Etat pour l'appliquer également aux collectivités territoriales. (...) Et s'il faut réformer notre Constitution, nous le ferons. (...) L'objectif de réduction des effectifs de fonctionnaires sera de 300 000 sur la durée du quinquennat, étant entendu que, pour des raisons de sécurité nationale, les forces de la justice, de l'armée, de la police et de la gendarmerie seront exonérées de cet effort."

"Après le temps de la réflexion, viendra le temps des décisions pour remettre à égalité les règles du privé avec celles du secteur public", poursuit M. SARKOZY évoquant "la période de carence qui doit être rétablie et portée à deux jours", les retraites "calculées à l'avenir sur les 25 dernières années, et non plus sur les six derniers mois. Seront de fait intégrées les primes du public dans le calcul des pensions. Primes qui seront par ailleurs assujetties aux cotisations".

"C'est le même esprit qui devra nous conduire à supprimer les régimes de retraite dits spéciaux. Les cheminots, les électriciens, les gaziers (...) seront donc intégrés progressivement au régime général" afin de "clore cette évolution inéluctable d'ici à la fin du prochain quinquennat".

Parlement

"La session extraordinaire de l'été 2017 aura une importance capitale sur tout le devenir du quinquennat. L'Assemblée nationale et le Sénat devront notamment examiner simultanément, en matière économique, trois textes : une loi de finances rectificative et une loi de financement rectificative de la Sécurité sociale pour voter les baisses de dépenses publiques et des prélèvements obligatoires pour la durée du quinquennat, et parallèlement un projet de loi sur le renforcement de la compétitivité de nos entreprises, avec notamment la réforme du marché du travail".

"Réduire d'un tiers le nombre de parlementaires" lesquels pourront "exercer au maximum deux mandats en même temps" et siègeront "au sein d'assemblées disposant de davantage de responsabilités". Ces "évolutions nécessaires autant que souhaitables pour notre démocratie" feront l'objet d'un référendum qui se tiendra "le jour du second tour des élections législatives de juin 2017".

Haute administration et ministères

"Nous devrons être assurés que les trente plus importants directeurs d'administration centrale soient au minimum convaincus de la pertinence des réformes dont ils seront chargés de la mise en euvre. (...) Le nouveau pouvoir devra donc nommer à cette trentaine de principaux postes des hauts fonctionnaires sincèrement en accord avec la politique de la nouvelle majorité". Cela aura pour conséquence de "réduire considérablement la taille et la place des cabinets ministériels".

"Cette nouvelle stratégie permettra en outre d'élargir le recrutement de notre haute fonction publique. En donnant à chacun de ces nouveaux directeurs un véritable stat, avec le contact direct avec leur ministre, sans l'interférence des cabinets, il sera possible de faire revenir dans l'administration d'anciens hauts fonctionnaires ayant renforcé leur expérience par des années dans le secteur privé (...) il serait très utile de pouvoir utiliser sans que cela paraisse incongru, au service de l'Etat, un fonctionnaire qui bénéficierait de la formation administrative traditionnelle couplée avec une expérience de plusieurs années par exemple dans l'entreprise".

"L'administration doit être remise au service des citoyens dans un rapport de respect mutuel", ce qui lui permettra "de se concentrer sur la véritable fraude et sur les fraudeurs professionnels" et aux citoyens de ne "plus être considérés comme des suspects ou pire des coupables en puissance". "C'est dans cet état d'esprit que je souhaite que cessent les 'contrôles fiscaux sur place' si traumatisants pour une entreprise, et qui lui font perdre un temps précieux. Les agents du fisc le feront d'abord de leurs bureaux. Les contrôles sur place ne devront plus intervenir qu'en cas de suspicion de fraude avérée, et non plus quasi systématiquement comme aujourd'hui. Il en ira de même pour la période sur laquelle porteront les contrôles. Ils ne concerneront à l'avenir que la dernière année. En revanche, si ce contrôle met en lumière des éléments précis de fraude, alors il sera étendu à une période de trois ans".

Immigration et assimilation

"Proposer un nouveau pacte d'assimilation (...) préalable à tout séjour de longue durée et à toute naturalisation dont le délai devra être allongé" à dix ans. Dans le détail, la maîtrise du français et le "partage de nos valeurs" seront des "critères absolus et préalables pour être un Français".

Instauration d'un "délai de cinq ans avant qu'un étranger puisse bénéficier en France d'une allocation sociale non contributive. Ce temps permettra de vérifier la volonté d'assimilation du nouvel arrivant et d'apprécier s'il est réellement autonome financièrement. (...) Aucune automaticité ne peut être acceptée. C'est pourquoi nous devrons en outre supprimer l'aide médicale d'Etat (...) remplacée par une aide couvrant uniquement les urgences vitales."

"La liberté de chacun doit être limitée par la loi républicaine" s'agissant de "tous les vêtements ayant une signification religieuse" qui seront interdits "à l'école, à l'université, dans son administration, sur son lieu de travail".

Interdiction des menus de substitution.

"Réduire drastiquement le nombre d'immigrés que nous allons accueillir pour au moins prendre le temps de relancer la machine à assimiler française" :

Stopper l'immigration économique pendant le prochain quinquennat au profit de la formation des chômeurs pour les secteurs qui n'arriveraient pas à recruter.

"Imposer aux pays du sud de la Méditerranée l'ouverture de centres d'instruction des dossiers des demandeurs d'asile (...) financés par l'Europe, pour distinguer ceux qui sont véritablement menacés de ceux qui veulent venir en Europe pour des raisons économiques. Les pays qui refuseront la présence de ces structures ne pourront prétendre obtenir les centaines de milliers de visas pour rentrer en Europe qu'ils demandent chaque année".

Proposer "dès le début de la prochaine alternance un Schengen II qui réaffirmera le principe de libre circulation dans l'Union européenne des ressortissants communautaires, mais pas des extracommunautaires. (...) Le préalable de Schengen II sera l'adoption d'une même politique migratoire entre les pays membres et d'une même détermination politique et juridique à lutter contre l'immigration clandestine. (...) La liste des pays dits 'sûrs' doit également être identique entre partenaires européens. (...) Cela permettra de revoir les procédures européennes pour faciliter l'éloignement des clandestins vers leur pays d'origine. En outre, je crois indispensable la mise en place d'un euro-Schengen composé des ministres de l'Intérieur, membres de Schengen II, mené par une présidence stable qui se verrait rattacher toutes les équipes de Frontex (...) et qui assumerait le pilotage de la politique d'immigration européenne. (...) Ces ministres seront responsables devant les opinions publiques européennes". "Dans l'attente, je demande à ce que les contrôles à nos frontières soient maintenus jusqu'à la mise en place d'un Schengen II".

Ruralité et Outre-mer

"Appliquer un plan Marshal pour la ruralité qui aura pour principe qu'à 1 euro public investi en ville corresponde 1 euro pour la ruralité, notamment en matière d'infrastructures, de réseaux numériques et de santé."

"Adopter des mesures spécifiques pour nos compatriotes d'Outre-mer (...) un cadre fiscal permettant de privilégier les créations d'emplois dans ces territoires (...) une zone France globale sera créée, intégrant également les activités touristiques, en exonérant de droits de douane et de TVA les produits locaux achetés par les touristes".

Régulation de la mondialisation

"La régulation de la mondialisation sera l'un des enjeux majeurs de ces cinq prochaines années et devra donc être l'une des priorités de la future politique étrangère de la France. (...) La transparence des marchés, la mise en place de stocks de précaution pour faire face aux pénuries comme aux excédents, l'organisation d'une concertation structurelle avec les pays producteurs me semblent être des pistes prometteuses dont la France doit se faire le premier avocat."

Entreprises et politique fiscale

"Toute notre politique économique devra désormais être focalisée pour et sur les entreprises. Ce sont elles qui créent des emplois. Ce sont elles qui doivent constituer la priorité des priorités. Ce qui est bon pour elles devra systématiquement être privilégié. (...) Le cadre une fois posé, l'objectif de notre politique fiscale doit être que nos entreprises et nos concitoyens aient des prélèvements obligatoires dans la moyenne de ce qui se passe chez nos partenaires européens. En clair, il n'est pas supportable pour notre économie d'avoir des impôts qui n'existent pas chez nos voisins ou de les avoir à un niveau à ce point supérieur à ce que ces derniers connaissent".

"C'est ce raisonnement qui m'a conduit à proposer la suppression immédiate de l'impôt sur la fortune. Le coût est non négligeable puisqu'il s'agit de 4,5 milliards d'euros. Mais il faut bien faire un choix l'Europe ou l'ISF ?". "S'agissant des personnes physiques, je crois absolument nécessaire une baisse immédiate, dès juillet 2017, de 10 % de l'impôt sur le revenu (...) pour toutes les tranches". "Je crois donc à la nécessité de modifier en profondeur le système de taxation des successions" pour "reprendre le système allemand avec cette règle simple : pas de taxation des successions en ligne directe jusqu'à 400 000 euros. (...) La transmission d'entreprise fera l'objet d'une exonération de 85 %, voire d'une exonération totale, si l'activité est maintenue pendant cinq ans au minimum, avec le maintien de la majorité des emplois correspondant. (...) Mais le volet prioritaire de la diminution des prélèvements obligatoires devra concerner massivement les charges pesant sur le travail (...) Reste à déterminer la cible prioritaire, c'est-à-dire le niveau de salaires sur lequel la baisse de charges doit porter en priorité. A mes yeux, elle doit être concentrée sur les salaires au niveau du SMIC (...) je souhaite en conséquence une exonération totale des charges au niveau du Smic qui diminuerait pour s'annuler progressivement à 1,6 SMIC. Cette mesure sera couplée à la transformation du CICE (...) en une véritable baisse des charges, permanente, gravée dans le marbre, intégralement ciblée sur les bas salaires". Sur "la délicate question du quantum", il "souhaite doubler le montant des sommes aujourd'hui dédié au CICE", soit "pas moins de 34 milliards d'euros que nous consacrerons à la compétitivité de nos entreprises par un mouvement de diminution des cotisations sans précédent".

"Je suis favorable à ce que l'apprentissage devienne la voie de droit commun pour l'obtention d'un bac professionnel. (...) Concrètement, cela impliquera que les lycées professionnels ouvrent des sections d'apprentissage en leur sein, à l'image des CFA, ce qui aurait en outre un effet positif pour les finances, puisqu'une formation en apprentissage a en moyenne un coût moins élevé.

"Je souhaite la suppression de toutes les charges sur les emplois à domicile. (...) Cet effort pour les familles sera de l'ordre de 1 milliard d'euros et représentera une baisse de 20 % du coût payé par les familles".

"Les dividendes, les intérêts et les plus-values mobilières seront soumis, sur option, à un prélèvement forfaitaire libératoire à taux unique de 26 % tout compris. Ce prélèvement couvrira donc non seulement l'impôt sur le revenu, mais aussi les prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc.). Les revenus fonciers seront quant à eux soumis à un prélèvement forfaitaire libératoire sur option de 33,3 %, là aussi prélèvements sociaux inclus. (...) S'agissant des plus-values immobilières", le délai avant exonération sera réduit à 15 ans".

"Une loi pluriannuelle des finances publiques fixera dès l'été 2017 le cadre fiscal général sur toute la durée du quinquennat. Le gouvernement s'engage dès lors à ne proposer au vote du Parlement aucune autre disposition fiscale durant les cinq années suivantes, sauf si, naturellement elles devaient être plus favorables aux contribuables. (...) Nous devons cesser d'avoir un système fiscal qui autorise la rétroactivité, c'est-à-dire la modification des règles de l'année en cours. Désormais, le changement de règle fiscal devra nécessairement ne valoir que pour l'avenir."

Réduction des déficits publics

"Réduire nos dépenses publiques de 100 milliards d'euros sur le prochain quinquennat".

Suppression des contrats d'avenir et contrats de générations, "baisse mécanique du coût du RSA".

Suppression des "agences, offices et structures publiques similaires (...) pour celles dont les compétences peuvent être assumées par les ministères et fusion des autres.

Fusion des régimes de l'assurance maladie pour "atteindre une diminution des coûts de gestion des branches de la Sécurité sociale d'au moins 10 % entre 2018 et 2022."

Réduction "d'un tiers le nombre de membres du Conseil économique, social et environnemental".

Suppression pour les futurs fonctionnaires des "allocations familiales spécifiques", des primes d'ambassades ; réduction des effectifs et des moyens immobiliers de nos ambassades situées dans d'autres pays d'Europe.

"Diminuer le taux de prise en charge des dépenses de santé de 76 % à 73 %".

Encadrement des "règles d'obtention des prestations sociales.

Principe de précaution et normes

"La fiscalité sera essentielle pour retrouver notre compétitivité mais cela ne sera pas suffisant. L'environnement normatif et notre législation du travail devront être traités sans excès mais sans faux-semblant non plus. (...) En ce domaine, la première mesure, et qui n'est pas que symbolique, consistera à supprimer le principe de précaution auquel Jacques CHIRAC avait voulu donner une valeur constitutionnelle" et à le "remplacer par celui de responsabilité". Dans ce cadre, "l'expérimentation encadrée, y compris pour le gaz de schiste, sera encouragée. L'investissement dans la filière nucléaire sera repris. (...) Je veux préciser que quels que soient les pseudo-arguments juridiques avancés par le gouvernement, nous n'accepterons pas la fermeture de Fessenheim".

"Je suis convaincu que nous devons combattre l'excès de réglementation. La dernière initiative sur "le prétendu devoir d'alerte" est la caricature de ce nouvel esprit régressif. (...) Je propose que nous adoptions une règle simple qui consistera à refuser toutes normes qui seraient supérieures aux exigences de la moyenne européenne. (...) Enfin je souhaite que, pour le futur, toute nouvelle norme soit bornée dans le temps, par exemple cinq ans (et) que, dans chaque département, le préfet puisse, sous sa propre responsabilité, aménager les normes".

"Il faudra considérablement simplifier ce qui est devenu un monstre administratif. Le retour du conseiller territorial nous permettra de rapprocher les départements et les régions. Quant à la structure du Grand Paris, il faudra la supprimer. Le conseil régional pouvant utilement reprendre toutes ses compétences.

Logement

Abrogation de la loi Alur

Garantie par l'Etat d'une partie de l'apport personnel des primo accédants "à hauteur de 10 % du prix total du bien immobilier, dans la limite d'un plafond".

"La loi SRU ne doit plus être une sanction de la non construction dans le passé, mais une incitation à une construction équilibrée dans l'avenir"

Réforme profonde du 1 % logement.

Santé

"Mettre la priorité durant le prochain quinquennat sur la médecine libérale" (abrogation du tiers payant généralisé, revalorisation des statuts, allègements des contraintes administratives, modification des conditions de rémunérations) via une "loi de modernisation de la médecine libérale".

"Je souhaite que chaque établissement hospitalier puisse demain devenir autonome".

"Créer une aide à l'hébergement pour les personnes âgées dépendantes en maison de retraite, récupérable sur les frais de successions, dont le niveau carierait selon les revenus (...) grand plan de création de place dans les maisons de retraite (...) création d'un véritable cinquième risque au sein de la Sécurité sociale ".

Sécuriser le droit du licenciement économique

"Il faut d'abord que les motifs du licenciement économique correspondent à la vie des entreprises" : "réorganisation", "introduction dans le contrat de travail de clauses fixant les motifs incontestables de rupture". "Deuxièmement, le rôle du juge sera non pas de juger de la pertinence d'un licenciement économique mais de contrôler la matérialité de son fait générateur". "Enfin, nous plafonnerons le montant des indemnités de licenciement en cas d'absence de cause réelle et sérieuse, ce qui reviendra à fixer un barème des indemnités de licenciement, et de réduire la durée de toute la procédure, en encadrant les délais de recours et de jugement."

"Simplifier les règles relatives aux instances de représentation du personnel"

"Je propose que soit supprimé purement et simplement le seuil de 11 salariés pour les délégués du personnel et fusionné l'ensemble des instances de représentation du personnel au-delà de 50 salariés. Je précise que je souhaite naturellement la suppression des commissions régionales paritaires dans les PME au profit d'une élection ad hoc de représentants, lorsque l'entreprise souhaite conclure un accord."

"La suppression du compte personnel de prévention de la pénibilité me semble constituer une autre évidence. (...) Nous engagerons un vaste plan, celui-là bien nécessaire, d'amélioration de la vie au travail. (...) La qualité, la sécurité, la régularité, le prix des transports en commun, qui sont indispensables à des millions de salariés pour se rendre sur leur lieu de travail, devront faire l'objet d'investissements massifs."

"Plus généralement, je souhaite qu'en matière de relations du travail, la loi ne s'applique qu'à titre supplétif, c'est-à-dire en l'absence d'accord entre les salariés et l'employeur. (...) Je souhaite même que l'accord collectif puisse déroger à toute disposition du Code du travail, à l'exception bien sûr de celles relevant de l'ordre public, c'est-à-dire qui définissent les droits fondamentaux comme la discrimination ou le harcèlement, ou issues des textes européens comme les 48 heures hebdomadaires maximum."

"Je crois en outre qu'il faudra considérablement réduire le nombre de nos branches qui s'élève à 700 (...), je souhaite qu'il possible de recourir au référendum à l'initiative du chef d'entreprise" dont le résultat "s'imposera à tous y compris au juge".

"L'ensemble des modifications de notre droit du travail fera l'objet, dès 2017, d'une loi qui lèvera les principales contraintes qui pèsent sur les entreprises et pénalisent l'embauche."

L'avenir de l'Europe

"Je crois à la nécessité de reconsidérer l'ensemble du droit de la concurrence européen. (...) La Commission européenne doit faire tout ce qui est possible pour favoriser l'émergence de champions européens. Je souhaite la même lucidité sur les négociations commerciales. (...) Le responsable des négociations européennes au nom de l'Europe ne peut plus être un simple commissaire européen mais au minimum le président du Conseil européen qui bénéficiera d'un tout autre poids politique.

"La France peut espérer profiter du Brexit (...) encore faut-il que le nouveau gouvernement accompagne ce mouvement en mettant en euvre des réformes très fortes, susceptibles de modifier l'image de la France à l'étranger (...) : mise en euvre d'un écosystème favorable au start-up. (...) c'est la raison pour laquelle je souhaite notamment que nous reprenions le système anglais qui autorise la défiscalisation de 50 % de l'argent investi dans une start-up par les business angels.

"Il y a bien deux lignes rouges dont je n'accepterai jamais qu'elles puissent être franchies. La première concerne l'appartenance de la France au projet politique de l'Union européenne. (...) La deuxième ligne rouge concerne nos relations avec nos voisins allemands."

"Voilà pourquoi dès le lendemain du second tour de l'élection présidentielle, je veux proposer à la chancelière la refondation tellement urgente de l'Union européenne. (...) Sortir de l'Europe et de l'euro serait une folie ? Ne rien changer en serait une autre. (...) J'imagine ainsi un traité en quatre points, rédigé brièvement et présentant des choix politiques forts. (...) L'Europe doit regrouper ses compétences autour d'une toute petite dizaine de priorités stratégiques comme l'agriculture, la concurrence, la politique commerciale, la recherche, l'industrie, l'énergie... Tout le reste doit être rendu à la compétence des Etats membres. (...) Le deuxième point sera de parfaire l'organisation de la zone euro, en la dotant d'une présidence stable et d'un secrétaire général qui fera fonction de directeur du Trésor. Ces deux postes doivent en priorité revenir à un Français et à un Allemand. (...) En outre, le mécanisme de solidarité monétaire doit être transformé en Fonds monétaire européen. Enfin, je souhaite clairement que le FMI ne s'occupe plus des affaires internes à l'Europe (...) La Commission européenne devra désormais se contenter de mettre en euvre les décisions du Conseil européen et s'assurer du bon fonctionnement du marché intérieur. En revanche, il devra être mis un terme à la folle profusion des directives. Désormais, les actes d'exécution et les actes d'initiative ne pourront plus entrer en vigueur sans faire l'objet au préalable d'un accord du Parlement européen et des Parlements nationaux. (...) Il faut stopper tout élargissement tant que les nouvelles institutions européennes n'auront pas été mises en place."

"Je proposerai la création d'un nouveau cercle de discussion international qui aurait trois membres fondateurs : l'Europe, la Russie et la Turquie.

Bulletin Quotidien Dans son livre "La France pour la vie", M. Nicolas SARKOZY présente les grandes lignes d'un programme présidentiel

Bulletin Quotidien - Date de parution : 25/01/2016

Dans son livre "La France pour la vie", M. Nicolas SARKOZY reconnaît de nombreuses erreurs et présente les grandes lignes d'un programme présidentiel

Le président du parti Les Républicains et ancien président de la République Nicolas SARKOZY, qui ne fait pas mystère de sa future candidature aux primaires de la droite et du centre en vue de 2017 même si hier soir, sur TF1, il a laissé planer un certain doute affirmant qu'il ne se présenterait que "si c'est utile, bien sûr", concède dans son livre "La France pour la vie" (Plon), à paraître aujourd'hui, avoir commis des "erreurs" durant son quinquennat. Citant Confucius ("l'archer est un modèle pour le Sage. Quand il a manqué le milieu de la cible, il en cherche la cause en lui-même"), il écrit : la défaite de 2012 "me conduit à analyser ce que j'aurais dû faire différemment, à la fois dans la conduite des réformes et dans l'exercice de la fonction présidentielle".

Sur la forme, M. SARKOZY déplore avoir "fait le choix, dans les premières années de mon quinquennat d'ouvrir beaucoup de sujets", stratégie qui a eu trois limites : donner "le sentiment d'une abondance de réformes simultanées, au détriment d'une hiérarchie infiniment plus précieuse des réformes prioritaires", l'avoir "empêché d'utiliser pleinement la partie la plus utile du quinquennat, celle qui s'ouvre le jour de l'élection et se termine quelques mois plus tard (...) pour engager les réformes les plus lourdes" et lui avoir "compliqué la tâche indispensable du suivi de la mise en euvre du changement". Il fait encore son mea culpa pour être "resté quelques mois de trop 'l'homme' alors qu'il aurait fallu être immédiatement le Président. L'homme cède à la colère quand il est pris à partie au Salon de l'agriculture. Le Président, non. L'homme sous-estime la portée du symbole quand il va sur un yacht. Le Président, non. L'homme défend son fils quand il juge l'attaque injuste. Le Président veille d'abord au message perçu par l'opinion publique".

Sur le fond, l'ancien chef de l'Etat "regrette d'avoir retardé des réformes qui auraient du être engagées dès les premiers jours de (son) quinquennat", notamment "la baisse des charges sur les entreprises" qui aurait dû être "plus immédiate et plus forte", ou la TVA sociale ; estime qu'il aurait "du aller au bout de deux sujets plutôt que de les contourner : les 35 heures et l'ISF" ; évoque une erreur s'agissant de l'exonération fiscale des heures supplémentaires ; concède "un raté de communication grave" sur le bouclier fiscal, qui, "pour habile qu'il fut d'un point de vue technique, (l)'a exposé à un coût politique" ; et reconnaît encore que la campagne de 2012 fut "décevante quant aux débats de fond. A propos de l'affaire Bygmalion, qui vaut à plusieurs de ses proches d'être mis en examen, le président des Républicains affirme qu'il ne connaissait "rien de cette société jusqu'à ce que le scandale éclate", même si "on aura sans doute du mal à le croire".

Publié dix ans après "Témoignage" qui avait lancé sa candidature à la présidentielle de 2007, "ce livre n'est pas une déclaration de candidature à la prochaine élection présidentielle. Il est trop tôt", assure M. SARKOZY, mais "tout dire avant le grand rendez-vous de 2017 pour tout faire après, telle est bien, me semble-t-il, la seule stratégie possible pour être à la hauteur des défis qui attendent la France", explique-t-il. M. SARKOZY y avance ainsi ce qui apparaît quand même comme une trame d'un futur projet. Nous reproduisons ci-dessous de larges extraits sous forme d'abécédaire.

Trois ambitions et deux exigences

Notre ambition ne doit pas consister seulement à redevenir un leader économique, mais aussi à jouer un rôle décisif en matière de politique étrangère. (...) Retrouver l'idéal républicain doit être la troisième composante de notre ambition."

"Le discours de vérité est la première condition de l'espérance. (...) La seconde condition (...) sera de tirer toutes les conséquences de l'état de la France. En 2017, la France sera placée dans une situation d'urgence (...) cette urgence à agir imposera de distinguer, tout au long de la prochaine campagne présidentielle, un petit nombre d'engagements essentiels.(...) ces engagements devront répondre à deux exigences. Celle de l'action dans les trois domaines dans lesquels les Français ont le sentiment qu'il y a une impuissance du pouvoir politique : la croissance et le chômage ; l'éducation ; la sécurité. (...) Deuxième exigence, avoir des résultats visibles rapidement sur le quinquennat. En matière fiscale, par exemple, le contre-choc que j'appelle de mes veux, devra être immédiat. (...)

Nous devrons notamment faire évoluer les rapports entre les ministres et leurs administrations. Le gouvernement devra pouvoir compter sur des directeurs d'administrations centrales partageant ses orientations politiques. C'est à ce prix que les cabinets pourront être réduits à leur strict minimum, et que les ministres pourront s'appuyer directement sur les administrations. Ce changement, qui pourrait conduire à donner un rang de secrétaires d'Etat à certains directeurs d'administration, permettra à l'exécutif d'agir plus rapidement."

Culture

Ce domaine fait l'objet d'un chapitre entier intitulé "Pourquoi la culture est un sujet présidentiel" qui ouvre la partie du livre consacrée aux propositions. "Il est un secteur particulier où le président de la République ne doit pas se contenter de soutenir son ministre, où il doit même le précéder, c'est celui de la culture", explique-t-il au vu de son budget "si faible", "son administration si entravée et si peu adaptée aux nouveaux défis culturels" et de "ses problématiques si larges".

"L'organisation du ministère de la Culture devra, elle aussi, être revue de fond en comble. Elle ne tient pas compte de l'importance dans l'action culturelle des différentes collectivités territoriales. Le ministère est désorganisé et démotivé. Il exerce sa tutelle sans vision et voudrait en lieu et place des responsables d'établissements publics ou des territoires. C'est l'exact inverse qu'il conviendra de faire en privilégiant la stratégie et la volonté d'animation, et non pas celle de la seule gestion. Dans le projet d'alternance, la politique culturelle doit être au ceur de notre ambition (...) L'entretien de notre patrimoine est un devoir. Le soutien au spectacle vivant une nécessité. Mais ce soutien devra évoluer car il est trop statique, et il ne tient pas assez compte des réussites et des échecs."

"La TVA à taux réduits sur les produits culturels est à mes yeux un des éléments de réponse à notre crise identitaire."

"Nous ne pourrons donc pas garder, en l'état, (le statut des intermittents, NDLR) si dérogatoire au droit existant pour les autres catégories de Français. Cela ne veut pas dire qu'il faudra revenir au strict droit commun pour les entreprises de spectacle à l'équilibre économique si instable, mais que pour le moins il conviendra de revenir sur les avantages les plus indus."

A propos des droits d'auteur : "Je veux dénoncer cette culture du gratuit qui refuse de donner une valeur à une euvre musicale, à un film, à un livre." "Il faudra reprendre Hadopi, en modifier les modalités et le fonctionnement, et surtout adapter le nécessaire système de sanction, mais l'inspiration initiale était la bonne et devra donc être poursuivie".

"Au minimum, on peut considérer qu'il y a une chaîne de trop dans le groupe France Télévisions. J'ai conscience qu'il s'agira d'un délicat chantier de l'alternance tant les corporatismes sont prégnants dans ce service public."

Education nationale

"Pour changer en profondeur notre Education nationale, il faut d'abord s'intéresser aux professeurs parce qu'ils sont le pilier de la transmission du savoir. Et donc à leur statut, à leur rémunération, à leurs heures de présence dans l'établissement scolaire. (...) Nécessaire d'augmenter de 25 % le temps de présence des enseignants dans les lycées et collèges. (...) Il convient d'avoir le courage d'affirmer que la France n'a pas les moyens de recruter et de former 850 000 enseignants. Il vaut mieux en avoir 20 % de moins et les payer 20 % de plus."

"Appliquer un principe simple : celui du respect de la règle. Les élèves se lèvent lorsque le professeur entre dans la classe. On ne vient pas aux lycées avec une casquette. On est à l'heure à ses cours et toute absence longue non justifiée et non signalée par les parents doit se traduire par une sanction comme la suppression des allocations familiales."

"Restera alors à mettre en euvre trois mesures, elles aussi indispensables : l'autonomie, le renforcement de l'échelon local, la mise à leur véritable place des syndicats de l'Education nationale.

Fiscalité

"La bonne fiscalité sera celle qui permettra à nos entreprises de gagner des parts de marché, de réaliser des profits et de créer des emplois. (...) la bonne fiscalité n'est ni plus ni moins que celle qui permettra à nos entreprises de gagner la guerre économique qu'il leur faut livrer en profitant de la croissance partout où elle se trouve."

"Il faut donc se fixer comme objectif central que nos fiscalités n'excèdent jamais, dans le pire des cas, la fiscalité moyenne de nos partenaires et concurrents européens. (...) Il en va de même pour les personnes physiques. Quelle serait la logique d'une stratégie qui affirmerait la liberté de circulation des personnes et dans le même temps imposerait à ses 'nationaux' des impôts qui n'existent nulle part ailleurs sur le continent européen ? Ainsi du fameux ISF. (...) Ce sera donc l'ISF sans l'Europe ou bien l'Europe sans ISF. Il n'y a pas d'alternative crédible (...) Dans le même esprit, si notre impôt sur les bénéfices est supérieur à celui pratiqué en moyenne chez nos voisins, il ne faut pas s'étonner que l'arbitrage fiscal rendu au sein des grands groupes européens soit systématiquement défavorable à la France. Fixer nos plafonds d'impôts sur les entreprises comme sur les particuliers à la moyenne européenne est une absolue nécessité dont nous ne pourrons en aucun cas nous exonérer.".

"La question des charges sociales sur nos emplois ne peut être différée. Il conviendra d'alléger massivement ce poids, notamment en exonérant de toutes charges sociales les emplois autour du SMIC. (...) Nous devons envoyer un signal fort à tous ceux qui travaillent pour des salaires modestes, mais également à la classe moyenne. (...) Le premier signal devra être sur la fiche de paie, en baissant les charges payées par les salariés pour que leur salaire augmente. Le second sera sur la feuille d'impôt sur le revenu. Nous devrons le baisser immédiatement de 10 %. Ce programme de baisse d'impôt massif devra, pour être crédible, être engagé dès l'été 2017."

"Une défiscalisation ambitieuse des emplois familiaux devra être rétablie."

"La politique familiale ne doit jamais être un élément d'une politique de redistribution des revenus."

Fonction publique

"Ce sera bien le niveau des dépenses qui deviendra la variable d'ajustement (...) En la matière, la meilleure façon pour la France de recouvrer sa souveraineté sera de se préoccuper du montant inédit et insupportable de ses dépenses publiques. (...) L'effort sur les dépenses publiques devra être de 100 milliards d'euros sur le prochain quinquennat."

"Il faudra reprendre le 1 sur 2 (dans la fonction publique, NDLR) où nous l'avions laissé, à l'exception des forces de sécurité. Mais il conviendra d'aller plus loin, beaucoup plus loin. (...) Il nous faudra donc procéder à la modification de la Constitution pour que soit imposée aux exécutifs territoriaux la politique de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. (...) Il nous faudra imaginer une contrepartie en termes de liberté de gestion à cette décision nationale imposée de réduction des effectifs. Dans mon esprit, elle est aisée à trouver dans la liberté nouvelle que souhaite voir accorder aux élus locaux de pouvoir augmenter la durée du temps de travail au sein des administrations territoriales (...) et d'accorder des heures supplémentaires sans aucun contingentement. (...) J'ajoute que la question du statut dans la fonction publique territoriale comme nationale doit être posée. (...) Il y aurait désormais dans notre fonction publique, deux types de statuts, l'un à vie, l'autre à durée déterminée. (....) J'ajoute qu'il serait équitable d'aligner les jours de vacances dans l'Administration sur ceux dans l'entreprise."

Immigration

"Il faudra reprendre de fond en comble la question de l'immigration, qui constituera sans doute le plus grand défi de ce XXIe siècle. (...) Il y aura trois familles de mesures qu'il va nous falloir mener de concert et dans le même sens. Les premières nous appartiennent en propre, les deuxièmes concernent l'Europe, les dernières l'Afrique. (...)

"on ne pourra plus imaginer distribuer la moindre allocation sociale à une personne en situation irrégulière et il faudra introduire une durée minimale de résidence pour qu'un étranger en situation irrégulière bénéficie d'aides sociales. (...) L'aide médicale d'Etat d'urgence qui nous coûte près d'un milliard d'euros par an devra être supprimée en tant que système et remplacée par l'obligation bien naturelle de soigner toute personne en situation de danger médical immédiat. Les modalités de l'entrée sur notre territoire devront être revues dans un sens beaucoup plus restrictif (...) : pas de contrat de travail, pas d'entrée sur le territoire national. (...) Les obligations pour avoir le droit de faire venir sa famille en termes de revenus, de superficie du logement, de preuves de la réalité familiale et de connaissance préalable de la langue française devront structurellement être renforcées. Autrement dit, le regroupement familial doit passer d'un droit aujourd'hui quasi sans conditions à un droit sous conditions très précises. (...) Les mariages entre un Français et un étranger devront être contrôlés plus strictement afin de mettre un terme à l'inflation des mariages blancs qui sont devenus l'une des premières filières d'acquisition de la nationalité française. Les aides à l'asile politique devront être strictement combattues par l'instauration de centres de rétention administratifs, dans les pays d'Afrique du Nord notamment, où les demandeurs devront résider jusqu'à la fin de l'examen de leurs dossiers."

"Il nous faudra d'abord acter la mort du système Schengen (...) et créer immédiatement un Schengen II dont la condition préalable à l'adhésion sera l'élaboration d'abord, l'application ensuite, d'une politique européenne d'asile et d'immigration digne de ce nom. (...) Dans cette politique européenne de l'immigration devront être fixés un montant moyen de l'allocation sociale pour ne pas provoquer de déséquilibres entre les pays membres de Schengen II, la définition d'une même liste de pays dits sûrs, c'est-à-dire que les demandes d'asile politique qui en émanent seront rejetées car infondées et, enfin, les mêmes conditions en termes de durée de rétention administrative pour les étrangers en situation irrégulière. Une fois Schengen refondé, l'agence européenne Frontex devra se voir donner les moyens, y compris militaires, de faire respecter et de défendre les frontières de l'Europe."

"Le continent africain ne pourra faire l'économie d'une politique de maîtrise de la natalité, certes à l'opposé de la tradition africaine". "Nous serions bien avisés de considérer la mise en place d'un immense plan Marshall destiné à financer les grands équipements qui seuls permettront de conforter la croissance économique du continent africain".

"Il faut clairement marquer que nous allons désormais donner la priorité à l'assimilation, terme beaucoup plus exigeant que la seule intégration."

"Chaque année un débat parlementaire pourrait faire utilement le point. Combien d'étrangers ont été accueillis durant les douze derniers mois ? combien le seront l'année prochaine ?"

"Je suis plus réservé sur l'opportunité de la remise en cause généralisée et complète du droit du sol. (...) Ce principe réaffirmé n'est pas contradictoire dans mon esprit avec les aménagements nécessaires de notre droit du sol, comme celui indispensable s'agissant de Mayotte. (...) Enfin, je crois également souhaitable de faire évoluer le droit du sol vers une présomption de nationalité française. Ainsi un enfant né en France de parents étrangers serait, à sa majorité, 'présumé Français'. S'il n'est à ce moment pas convaincu d'activités terroristes ou de faits graves et réitérés de délinquance, ou encore si ses parents étaient en situation irrégulière à sa naissance, il deviendra français ; dans le cas contraire la 'présomption ' tomberait."

"Si le débat parlementaire devait s'enliser, si les blocages politico-médiatiques se révélaient trop puissants, si une partie de la nouvelle majorité s'abandonnait aux frilosités du passés, alors se poserait la question du référendum."

L'international

"La zone euro doit s'autonomiser en se dotant d'un véritable gouvernement économique digne de ce nom qui pour être crédible ne pourra être présidé que par un membre des cinq grands pays de la zone, de préférence un Français ou un Allemand. (...) Seul ce gouvernement composé des chefs d'Etat et de gouvernement pourra engager une véritable coordination économique et aura la légitimité pour discuter avec la Banque centre de la politique monétaire adaptée à la situation."

"Pour l'Europe des 28, nous n'aurons pas d'autres choix que de revoir, dans un mouvement drastique de diminution, les compétences communautaires. (...) Il faut renoncer à 50 % de la production législative européenne pour redonner une lisibilité au projet européen. Mieux vaudra pour l'avenir regrouper les compétences européennes autour d'une petite dizaine de priorités fortes et stratégiques, comme l'industrie, l'agriculture, le commerce, la concurrence, la recherche... (...) ce mouvement de recentrage des priorités européennes nous permettrait en outre de régler la question du référendum anglais."

"Enfin et ce ne sera pas la moindre des tâches, il faudra revoir des compétences et le rôle de la Commission européenne. (...) L'Europe n'a nul besoin de deux Parlements."

"L'ONU devra aussi modifier sa gouvernance en élargissant sans tarder le nombre des membres permanents du Conseil de sécurité".

Justice et sécurité

"Au moment de l'alternance, nous aurons à porter une toute nouvelle politique de sécurité intérieure. (...) Quitte à déconcerter, je dirais que la première priorité sera de prendre le temps de reconsidérer de fond en comble les missions de la police et de la gendarmerie afin de les débarrasser de tout ce qui les empêche aujourd'hui de se concentrer sur l'essentiel. (...) Ainsi il conviendra d'élargir sans tarder les missions de la police municipale, notamment s'agissant des problèmes de stationnement ou de circulation. Il en ira de même pour les patrouilles de sécurité dans la journée. Le contrôle des excès de vitesse sur les autoroutes devrait, quant à lui, relever de la compétence des sociétés concessionnaires qui, bénéficiant d'une délégation de services publics pour l'exploitation des autoroutes, pourraient voir élargir leur responsabilités à la sécurité routière. La sécurité des tribunaux, cours d'appel, préfectures et autres bâtiments administratifs pourrait être confiée à des sociétés privées spécialement habilitées pour le faire. Et que dire des procurations aujourd'hui encore délivrées au moment des élections dans les commissariats, qui pourraient utilement être confiées aux mairies, ou des transferts de détenus (...) alors qu'il serait pertinent d'utiliser la vidéoconférence, ou même que les magistrats se transportent sur les lieux de détention. (...) Je crois en outre pertinent de proposer que le personnel pénitentiaire soit rattaché au ministère de l'Intérieur et non plus à celui de la Justice. Ainsi serait réalisée l'unité de commandement de toutes les forces de sécurité auxquelles viendraient s'ajouter les douaniers."

"Les moyens consacrés aux fichiers, à la vidéosurveillance, aux techniques scientifiques les plus modernes devront être décuplés."

"Il faudra ensuite considérablement renforcer l'arsenal des sanctions chaque fois que la moindre agression physique ou même verbale sera adressée à un membre de nos forces de l'ordre."

"Je souhaite que nous reprenions (pour la police, NDLR) le système des primes de mérite, de récompense des résultats et de soutien à la motivation."

"Si les nouveaux délinquants mineurs se conduisent comme des adultes délinquants, il convient de les traiter comme tels, en supprimant l'excuse de minorité et en abaissant la majorité pénale à seize ans, ce qui veut dire en modifiant profondément l'ordonnancé pénale de 1945".

"La problématique de l'enfermement et de la prison devra être affrontée sans crainte et débarrassée des idées reçues si prégnantes en la matière. (...) C'est la prison qu'il convent de changer, pas l'enfermement qu'il faut faire cesser. (...) A un certain niveau de dérive, les délinquants ne doivent être punis pour leur dernier délit, mais en tenant compte de l'ensemble de leurs infractions, surtout si elles sont à ce point récurrentes. Il faut rétablir sans tarder les peines planchers, les rendre plus automatiques, et surtout plus sévères."

"La construction d'un nombre important de places de prison, au moins de 25 % de plus que les quelque 50 000 actuelles, est une priorité incontournable. Ce qui ne signifie pas, dans mon esprit, qu'il faille refuser les solutions alternatives à l'enfermement que sont les bracelets, l'assignation à domicile ou la seule prison de nuit pour les délits les moins graves. Bien au contraire, mais tout délit ayant des conséquences 'physiques' sur la ou les victimes justifie le principe d'une peine de prison, y compris bien sûr pour la délinquance routière. Et cette peine de prison doit être bien plus effective qu'aujourd'hui. (...) Il est urgent, à mes yeux, de mettre fin à l'aménagement quasi systématique de peine pour les délinquants ayant été condamnés à une peine de prison de plus de deux ans, et à toute réduction automatique dans l'exécution de la peine."

"Toute consultation régulière de sites Internet djihadistes doit maintenant être considérée comme une activité terroriste et punie comme telle. Toute participation au djihad doit être sanctionnée par une lourde peine de prison suivie dès la sortie par un passage dans un centre de déradicalisation dont le terme ne sera envisageable qu'une fois cette déradicalisation aboutie. Tout djihadiste binational doit se voir retirer définitivement sa nationalité française et renvoyé dans son pays d'origine. Quant aux suspects de connivence avec des activités terroristes, il conviendra d'appliquer pour eux un principe de précaution qui comportera des obligations de pointages réguliers auprès du commissariat le plus proche pour justifier de leur adresse, de leurs revenus, de leurs activités et, si nécessaire, le port d'un bracelet électronique".

Normes

"Deux mesures devront être engagées vigoureusement. La première consistera à refuser toute 'sur-transposition" des directives européennes. (...) Jamais, dans aucun cas de figure, nous ne devrions imposer à nos agents économiques, quel que soit leur secteur, des règles plus sévères que celles qui existent en moyenne chez nos partenaires européens. La seconde consistera à transformer le principe de précaution (...) en principe de responsabilité. (...) J'ajoute enfin que la République doit déclarer un moratoire total sur toutes nouvelles normes pour la durée du prochain quinquennat. Cela vaudra notamment pour les collectivités territoriales qui sont littéralement envahies par une prolifération législative et réglementaire. Ce moratoire ira de pair avec un assouplissement des règles actuelles."

Religions

"Tout imam en contradiction avec (les valeurs de la République, NDLR) devra être expulsé s'il est étranger ou interdit des mosquées françaises/ Les mosquées au sein desquelles des propos contre la France et contre les règles de la République seraient tenus devraient être fermées sans délai. Toutes les dérives communautaristes doivent être prohibées. Tout signe ostensible d'appartenance à une religion doit être interdit, non seulement aux guichets de nos administrations mais aussi dans les collèges, les lycées et les universités. (..) La République devra exiger de l'islam de France un effort d'adaptation et d'intégration de la même nature que celui qui fut imposé aux catholiques au début du XXe siècle. Il n'y aura pas d'alternative, c'est maintenant à l'islam de s'adapter, car la République ne peut en aucun cas reculer."

Travail

"Le choix de travailler davantage dans le privé comme dans le public s'impose à nous. Je propose en conséquence que la liberté devienne la règle. Les entreprises qui voudront s'exonérer de cette durée de temps de travail pourront le faire à la suite d'un simple accord adopté par les salariés dans l'entreprise. Celles qui voudront la conserver pourront le faire selon la même procédure. (...) Je ne poserai qu'une seule limite : que l'on travaille 35, 36 ou 37 ou 38 heures, cela devra toujours être payé 35, 36, 37 ou 38 heures. (...) Il peut bien sûr y avoir des exceptions à cette règle, mais elles ne peuvent trouver de justifications que dans les graves difficultés de l'entreprises concernée L'effort demandé sur les salaires doit alors n'être que ponctuel.(...) Il faudra conduire une négociation pour diminuer les RTT des cadres. (...) Quant aux exonérations (des charges liées aux 35 heures, NDLR) (...) il faudra les conserver en l'état. (...) L'allongement inéluctable de notre temps de travail devra être complété par toutes les négociations portant sur la qualité de la vie au travail. (...) Le débat sur le temps de travail ne s'arrêtera pas là, puisqu'il nous faudra de surcroît continuer à reculer l'âge de départ à la retraite (...) avec au minimum une première étape à 63 ans dès 2020, puis une seconde à 64 ans en 2025. (...) Il est par ailleurs impératif de mettre fin à la différence des modes de calcul des retraites entre le secteur privé et le secteur public. (...) La retraite des fonctionnaires devra donc être calculée sur les 25 meilleures années de leur carrière, comme c'est le cas pour tous les salariés. En contrepartie, leurs primes devront être intégrées dans le calcul de la retraite."

La politique sociale "est à réinventer complètement. (...) Son but prioritaire doit être un emploi pour chacun. (...) Trois véritables révolutions devront être engagées dans le même mouvement. La priorité sera d'abord d'instituer des normes sociales moins réglementaires et davantage issues de négociations à l'intérieur de l'entreprise. Nous devrons ensuite impérativement réduire les risques et les incertitudes de la catastrophique judiciarisation actuelle des relations du travail. Enfin, il conviendra de simplifier massivement les règles applicables aux relations du travail. Faire évoluer les règles actuelles de rupture du contrat de travail sera une urgence. (...) Il faut que notre droit du travail permette au chef d'entreprise de réorganiser son entreprise, d'anticiper et de s'adapter aux évolutions économiques, sans attendre d'être au bord du dépôt de bilan. Le motif de réorganisation de l'entreprise deviendrait un motif suffisant, vérifiable factuellement par un juge, sans qu'il ait à évaluer sa situation économique ou financière comme actuellement."

"La question des seuils devra être affrontée avec le même pragmatisme (... A minima, il faudra supprimer le seuil de dix salariés pour les délégués du personnel (... il n'y aura donc plus de délégué du personnel obligatoire pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés. Pour le reste, il me paraît raisonnable de fusionner l'ensemble des instances de représentation du personnel à partir de 50 salariés (...). Enfin, je juge bien sûr indispensable la suppression des commissions régionales paritaires interprofessionnelles dans les TPE."

"En définitive, la vérité est que je ne crois plus en la seule réforme de notre Code du travail. (...) Cette refondation doit nettement assumer que c'est la loi, et c'est donc le nouveau Code du travail qui fera la loi. C'est-à-dire un ensemble de règles impératives correspondant aux droits fondamentaux des salariés ou issus des textes européens. Tout le reste devra être renvoyé à la négociation dans l'entreprise ou dans les branches, les partenaires sociaux ayant la possibilité de négocier sur des sujets relevant aujourd'hui de la loi."

"L'essentiel sera surtout de parvenir à faire évoluer notre modèle social d'une culture de l'affrontement à celle de la négociation de l'entreprise. Cet enjeu est absolument central et nécessitera une 'montée en gamme' des négociateurs. C'est la raison pour laquelle je plaide pour l'obligation faite aux délégués syndicaux d'être élus et pour la suppression du monopole syndical de présentation des candidats au premier tour des élections professionnelle."

""Il nous restera à repenser complètement le régime de l'assurance chômage (...) pas assez incitatif à la remise au travail. (...) J'ai bien conscience de la difficulté politique qu'il y aura à rétablir la 'dégressivité' dans la gestion des indemnités chômage, mais il s'agit de la seule solution efficace pour encourager massivement à la reprise d'un emploi. (...) Au bout de 18 mois d'indemnisation, le chômeur concerné passerait du système assurantiel à celui de la solidarité nationale, en ayant la possibilité de postuler à une allocation unique (...) constituée de la fusion entre l'actuel RSA, la prime d'activité et les aides personnelles au logement. Elle bénéficierait aux personnes qui travaillent et ont un revenu modeste (...) à toutes les personnes au chômage, sauf bien sûr celles qui ont l'allocation adulte handicapé. Pour ceux qui sont au chômage, son versement serait suspendu au bout de six mois en cas de refus de prendre un travail ou une formation et ses bénéficiaires seraient redevables à la collectivité d'heures d'activités dédommagées, c'est-à-dire rémunérées en dessous du SMIC.

"La concertation est de plus en plus nécessaire dans le monde imprévisible et violent qui est le nôtre. Mais il suffit de prendre la mesure du rôle prépondérant que jouent Internet et les réseaux sociaux pour comprendre que le dialogue est impossible dans les mêmes conditions qu'autrefois. (...) Quant au paritarisme, chacun peut comprendre qu'en fait il met les organisations syndicales en position intenable pour orchestrer les échanges, car elles se retrouvent à la fois juges et parties. (...) Changer profondément les règles du jeu, c'est se donner la possibilité d'un nouveau dialogue, débarrassé des pesanteurs d'un passé trop lourd. Autrement dit, la concertation doit être constante, quasi quotidienne, afin d'éviter la mise en scène".

"Les corps intermédiaires étaient utiles et incontournables au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Ils sont aujourd'hui, en tous cas pour certains d'entre eux, devenus un problème car leurs modes d'action n'a pas assez évolué. (...) Cela ne signifie pas davantage que les organisations représentatives et catégorielles n'auront plus leur mot à dire, bien au contraire, elles l'auront à partir du moment où elles cesseront leur attachement au statu quo et qu'elles embrasseront résolument le défi que représente la préparation de l'avenir".

Santé

"Il ne s'agit pas ici de détailler toutes les propositions nécessaires, mais au moins de dégager trois priorités à mes yeux essentielles. La première consistera en la mise en place d'un plan de grande ampleur 'médecine libérale 2020' d'un milliard d'euros. (...) La deuxième priorité consistera, à l'image de ce que nous avons fait pour les universités, à donner l'autonomie aux hôpitaux. (...) Enfin, nous devrons convaincre les Français de l'impérieuse nécessité de diminuer la part des dépenses remboursées par l'assurance maladie (...) de deux ou trois points.

Bulletin Quotidien Parution du livre consacré à Nicolas SARKOZY: "Ca reste entre nous, hein ?" (par Nathalie Schuck et Fréderic Gerschel, Flammarion, 2014)

Bulletin Quotidien - Date de parution : 21/11/2014

"Quel regard jette Nicolas SARKOZY sur Manuel VALLS, François FILLON ou Marine LE PEN ? Que dit-il sur l'état de la France, la crise économique, le monde qui tourne sans lui depuis le 6 mai 2012 ? Quel est son plan caché pour revenir au pouvoir et pousser à nouveau les grilles de l'Elysée ?" S'interrogent les auteurs... "Chroniquant le quinquennat chaotique de François HOLLANDE... Furieux quand son nom apparaît dans les affaires, attendri quand il évoque Carla et sa fille Giulia, jubilant devant la descente aux enfers de son successeur, Nicolas SARKOZY n'a pas mâché ses mots... Au fil des confidences qu'il nous a livrées" concluent Mme Nathalie SCHUCK et Frédéric GERSCHEL, "c'est un homme réellement inquiet pour son pays qui nous est apparu. Mais déterminé, aussi, à en découdre avec tous ceux qui, pense-t-il, ont tenté d'entraver son retour. Qu'il s'agisse des juges, des médias ou de son rival socialiste dont il reste intimement persuadé, malgré les dénégations répétées de celui-ci, qu'il tire les ficelles de la justice".. "Il est conscient que son come-back ne constitue pas une surprise pour les Français, qu'il va devoir se renouveler, se réinventer...Une gageure". Précisons que Mme SCHUCK est grand reporter au service politique du "Parisien-Aujourd'hui en France". Après avoir couvert le quinquennat de Nicolas SARKOZY, elle suit désormais François HOLLANDE à l'Elysée. Lui-aussi grand reporter au service politique du même journal, M.GERSCHEL a travaillé auparavant à "Paris Match" et au "Quotidien de Paris" et a lui aussi couvert l'Elysée.

Bulletin Quotidien M. Nicolas SARKOZY fait son retour politique sur les thèmes du rassemblement, de l'apaisement et de la recherche de nouvelles perspectives pour la France

Bulletin Quotidien - Date de parution : 22/09/2014

Au terme de plusieurs mois de faux suspense, l'ancien président de la République Nicolas SARKOZY a fait le week-end dernier son "retour à la vie politique", un retour en trois actes : publication d'un long message sur ses comptes Facebook et Twitter, confidences au "Journal du Dimanche" et interview hier soir dans Sept à huit sur TF1 puis dans le 20h de France 2.

Vendredi en fin d'après-midi, il a ainsi annoncé sur les réseaux sociaux être "candidat à la présidence de (sa) famille politique" sans jamais citer le nom de l'UMP qui doit élire son nouveau président le 29 novembre. M. SARKOZY a précisé vouloir "la transformer de fond en comble, de façon à créer, dans un délai de trois mois, les conditions d'un nouveau et vaste rassemblement qui s'adressera à tous les Français, sans aucun esprit partisan, dépassant les clivages traditionnels qui ne correspondent plus aujourd'hui à la moindre réalité". Ce "rassemblement se dotera d'un nouveau projet, d'un nouveau mode de fonctionnement adapté au siècle qui est le nôtre et d'une nouvelle équipe qui portera l'ambition d'un renouveau si nécessaire à notre vie politique", a-t-il poursuivi. Cette "formation politique du XXIème siècle" doit être construite "avec le souci du plus large rassemblement, la volonté d'apaiser les tensions, et en même temps de susciter l'intérêt passionné de tous ceux qui ne peuvent se résoudre à l'abaissement de la France", a insisté l'ancien chef de l'Etat laissant entrevoir l'objectif de 2017.

M. SARKOZY a en effet justifié son "retour à la vie politique (...) arrêtée sans amertume et sans regret" par la volonté de "proposer aux Français un nouveau choix politique". Assurant avoir pris "le recul indispensable pour analyser le déroulement de (son) mandat, en tirer les leçons, (...) écarter tout esprit de revanche ou d'affrontement" et "échangé avec les Français sans le poids du pouvoir qui déforme les rapports humains", il a estimé que "ce serait une forme d'abandon que de rester spectateur de la situation dans laquelle se trouve la France, devant le délitement du débat politique, et la persistance de divisions si dérisoires au sein de l'opposition". "J'aime trop la France ; je suis trop passionné par le débat public et l'avenir de mes compatriotes pour les voir condamnés à choisir entre le spectacle désespérant d'aujourd'hui et la perspective d'un isolement sans issue", a assuré M. SARKOZY, se posant ainsi en recours. Un recours fort de son expérience puisque disant "connaître les difficultés qui nous attendent", il a souligné que "l'enjeu nous dépasse tellement, les perspectives sont si exaltantes, le redressement si nécessaire qu'à (ses) yeux les obstacles paraissent dérisoires".

Mais, M. Nicolas SARKOZY l'a assuré dans les colonnes du "JDD" : une candidature à la présidentielle "ce sera un autre temps. L'étape d'aujourd'hui, c'est de remettre (sa) famille politique au travail". Pour ce faire, il a indiqué vouloir "changer le nom du parti, mettre en place une nouvelle organisation, installer une relève et faire revenir adhérents et donateurs pour redresser les comptes". Et s'il vient de trouver de nouveaux bureaux dans le VIIIème arrondissement, au 13 rue du Docteur Lancereaux, pour mener campagne, il a écarté de changer le siège de l'UMP " en pleine crise immobilière".

M. SARKOZY revendique un retour par devoir et attaque M. François HOLLANDE

Lors de l'entretien de 40 minutes sur le plateau de la chaîne publique, c'est davantage le futur candidat à l'élection présidentielle de 2017 que le prétendant à la présidence de l'UMP qui est apparu. M. SARKOZY a développé un certain nombre d'axes déjà présents dans sa déclaration diffusée via les réseaux sociaux. Ainsi, il a expliqué avoir non seulement "envie" mais estimé ne pas avoir le "choix" de revenir en politique. "Je ne veux pas que mon pays soit condamné entre le spectacle humiliant que nous avons aujourd'hui et la perspective d'un isolement total qui serait la perspective du Front national. Non seulement j'ai envie, mais je n'ai pas le choix", a-t-il déclaré. Affirmant ne pas croire à l'homme providentiel, il a indiqué vouloir "apporter sa force de travail et son énergie".

A propos de 2012, il a déclaré : "si j'ai perdu, c'était ma responsabilité", concédant des "erreurs" et la "vanité de certains sentiments". "Par exemple, celui qui consiste à penser, quand on a beaucoup d'énergie et que l'on croit beaucoup en ses idées, ce qui est mon cas, que parfois on peut réussir seul. Or il n'y a pas de réussite individuelle". Il a aussi évoqué la nécessité d'apaisement. Reprenant un proverbe qu'il avait déjà utilisé en 2010, lors de ses veux aux partenaires sociaux, l'ancien chef de l'Etat a glissé : "quand je m'ausculte, je m'inquiète ; quand je me compare, je me rassure". Puis, M. SARKOZY a sévèrement attaqué le président de la République François HOLLANDE, faisant remarquer que lui "n'a pas menti". En revanche, "que reste-t-il de la longue série d'anaphores, vous savez, moi président ? Une longue litanie de mensonges", a-t-il asséné. Il a aussi critiqué de nombreux points de sa politique et a même raillé la nomination de M. Emmanuel MACRON, "un banquier" à Bercy, deux ans après le discours du Bourget. Rappelant qu'il avait dû affronter durant son mandat la plus grave crise que le monde ait connu depuis 1929, il a lancé qu'en 2014, "c'est la crise de la France qui peut faire basculer l'Europe dans la faillite".

M. SARKOZY a ensuite présenté son credo volontariste : "créer les conditions d'une alternative crédible qui rassemble les Français bien au-delà des clivages habituels, droite, gauche, centre, écologistes, libéraux, qui n'ont plus aucun sens". Il a d'ailleurs indiqué "ne pas (se) situer sur un axe gauche-droite", mais sur une "ligne politique pragmatique", en prenant l'exemple Schengen qui selon lui n'est plus possible. Interrogé sur les réformes à apporter, M. SARKOZY a évoqué une "longue route" et la nécessité de retrouver des perspectives, de trouver des idées nouvelles. Il a plus précisément cité la nécessité de revoir le système fiscal pour "aller plus loin" et proposé de "réintroduire très régulièrement dans nos institutions le référendum lorsqu'il y a un blocage entre les corps constitués et les élites". "C'est la clé", a souligné celui qui a introduit dans la Constitution le référendum d'initiative partagée (cf. "BQ" des 20 et 22 novembre et 6 décembre 2013). Revenant sur sa volonté de rassemblement, il a évoqué ses liens avec MM. JUPPE et FILLON et indiqué qu'il aurait besoin d'eux.

Enfin, revenant à sa déclaration de candidature à la présidence de l'UMP, M.SARKOZY a balayé d'une simple phrase les doutes formulés au sein de son propre camp sur sa stratégie de revenir par ce biais : "pourquoi cela ne serait pas digne de moi ?". De même a-t-il balayé les affaires dont est saisie la justice : "Si j'avais la moindre chose à me reprocher, est-ce que je reviendrais ?".

Après ce retour médiatique, M. SARKOZY fera également son retour sur le terrain, avec un premier meeting jeudi soir à Lambersart (Nord), dont le maire est le député et ancien ministre Marc Philippe DAUBRESSE. Puis, ce sont deux meetings hebdomadaires qui devraient être programmés jusqu'au 27 novembre, date butoir de la campagne pour la présidence de l'UMP.


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